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Appel à la réhabilitation d’un professeur du lycée Oued Eddahab, Oujda, offensé par son directeur

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Appel à la réhabilitation d’un professeur du lycée Oued Eddahab, Oujda, offensé par son directeur

Zaid tayeb

A la suite de l’affront dont a été victime un professeur du lycée Oued Eddahab qui part à la retraite  le 31 décembre 2013 de la part du directeur du lycée, j’adresse un appel pressant à monsieur l’inspecteur de français, à tous les professeurs du lycée Oued Eddahab et en particulier à ceux du conseil de gestion, ainsi qu’aux responsables de la délégation à prendre en main l’affaire du professeur dont le nom doit être lavé. Il est vrai que le professeur en question est un homme discret et peu bavard : je suis presque sûr qu’il n’apprécie pas ce que je suis en train de dire et qu’il a déjà pardonné dans son for intérieur à son offenseur, son outrage. Mais l n’est pas concevable qu’après avoir laissé une bonne partie de soi dans l’exercice de la fonction, un professeur termine sa carrière sur une humiliation publique par son chef hiérarchique qui est loin d’être qualifié pour émettre un jugement insultant. En considérant la chose de plus près, le directeur n’a ni le droit ni la compétence de dire à l’un de ses professeurs qu’il est inapte à prendre la classe qu’il lui a enlevée pour l’attribuer à un  autre, ce qui lui a coûté sa place au lycée puisqu’il est allé finir ses derniers jours d’activité dans un autre lycée, comme moi-même d’ailleurs, préférant nous exiler que travailler sous les commandes d’un responsable qui se croit, par la force de son poste, par son arrogance et son ignorance des règles les plus élémentaires de la gestion des affaires administratives, autorisé à tout dire et à tout faire. Si telle est la volonté du directeur, je me demande pourquoi il a donné audit professeur, en début d’année, des classes d’examen, en l’occurrence des classes des premières années. Je me demande également quelle note administrative il lui a donnée ( 20/20, c’est sûr) et quelles notes pédagogiques lui ont attribuées ses inspecteurs tout au long de son acticité (18/20). Quoique les uns et les autres sèment les notes à tout vent, il n’en demeure pas moins que c’est grâce à elles ou à cause d’elles que l’on est promu ou laissé en instance. Quelle que soit la qualité d’un professeur, bonne ou mauvaise, il est trop tard pour le blâmer ou le gratifier, et par conséquent, son administration lui doit le respect à la fin de sa carrière. S’il avait à subir quelque critique ou quelque admonestation, cette critique ou cette admonestation devraient lui être dressée pendant son activité. Or le professeur en question avait, depuis que je suis dans ce lycée que Dieu a éprouvé par des directeurs de la trempe de ceux que Monsieur Mohammed Chergui a décrit dans son article paru  sur  un  site web , et qu’il doit bien connaître pour les avoir accompagnés dans leur formation, avait toujours des classes d’examen. En l’occurrence des classes des premières années. Ni le directeur parti à la retraite ni celui-ci n’ont jamais à aucun moment mis ses compétences en doute. Ni les inspecteurs eux-mêmes, d’ailleurs. Cette année également, les mêmes classes d’examen lui ont été confiées par le directeur en exercice. Ce qui me semble une contradiction dans les faits de la part du directeur actuel puisque d’un côté il lui donne des classes d’examen, de l’autre il les lui enlève prétextant son inaptitude.

Dans notre culture, nous honorons le mort même si de son vivant il était le plus mauvais des croyants. L’administration devrait faire de même en honorant ses fonctionnaires vivants à leur mise à la retraite. Le mauvais croyant devrait être banni de la communauté des Musulmans de son vivant non après sa mort tout comme le mauvais sujet devrait être puni par son administration pendant son activité non après son départ. Il me semble, en fin de compte, que l’institution dont nous dépendons et avec elles les personnes aux commandes de cette institution, chacun selon son rang et sa hiérarchie, devraient agir de manière à rendre un peu de dignité au professeur objet de l’humiliation de la part de son directeur, et rappeler à l’ordre ce dernier pour qu’à l’avenir il sache tenir sa langue qui pend trop et mal. Les professeurs du lycée, de leur côté, ainsi que le conseil de gestion et l’association des parents d’élèves sont appelés à laver le professeur des baves de son directeur. Sinon, sinon, dis-je, à l’avenir, se sentant sous le couvert de l’immunité et par conséquent de l’impunité,  le directeur fera fi des convenances, du règlement et des textes de loi.

En conclusion, l’utilisation d’un licol ou d’une  laisse dépend de la nature de la bête, dit-on dans la langue populaire.

 
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2 Comments

  1. prof
    15/12/2013 at 00:37

    Ce charge de direction peut facilement se trouve de retour sur le terrain de sport.Seulement il faut que l association des parents et le conseil de gestion passent a l action;Pettition signee par les parents adressee a mr le delegue

  2. sancho
    18/12/2013 at 03:05

    si j’ai une bonne memoire il a fallu toute une guerre pour faire bouger/ACTIVER l’association des parents au lycèe oued dahhab, alors je crois que c’est le bon moment pour cette association pour qu’elle joue le role que tous les parents l’ont resumé par leurs vote/ confiance

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