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LES MAROCAINS DE L’AUTRE RIVE… LA FARCE D’UNE EXPLOITATION A DOUBLE VISAGE… !

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LES MAROCAINS DE L’AUTRE RIVE…

  LA FARCE D’UNE EXPLOITATION A  DOUBLE VISAGE… !

     Ils sont des ouvriers, des chercheurs de travail, des étudiants, des retraités, des commerçants, des sans papiers, des sans domiciles fixes, des harragas du Maroc, des harragas de pays d’accueil, des doctorants, des chercheurs de thèses étrangères délocalisées ;ce sont des chefs de familles nombreuses, ce sont de jeunes amoureux, ce sont de vieux divorcés ; ce sont aussi, d’anciens combattants de l’armée française venus à l’étranger, en quête de régularisation de documents personnels ;ce sont aussi,  ceux qui appartiennent à la catégorie de cerveaux ayant préféré fuir le pays, pour des raisons qui sont les leurs .

Bref, ce sont des populations entières, c’est tout un peuple, c’est toute une partie d’un peuple qui a choisi,  sans le vouloir, de s’exiler,  de se faire exiler, au paradis ou à l’enfer, peu importe, selon les motivations des uns, les attentes et les besoins des autres : on y va d’abord, on verra ensuite, in chaa ALLAH, pourvu  que Le Tout Puissant nous accorde longue vie et grand espoir.

Appelons les premières cogitations du projet de départ pour l’étranger, les toutes premières pérégrinations/élucubrations :

   (1)  LA PHASE EXPLORATOIRE, du sujet, qui se cherche, qui cherche au fond de lui-même les vraies questions, seules susceptibles de le guider vers de vraies réponses. A ce stade, le sujet(ou le candidat au départ) est seul, misérablement esseulé, abandonné à son sort, vivant, souffrant, nuit et jour, des déchirements intérieurs, impitoyables.

 A ce stade, où le sujet éprouve un besoin effroyablement croissant, d’être conseillé, orienté, guidé, soutenu, épaulé, aidé tout simplement, pour une meilleure prise de décision possible, à ce stade dont la dangerosité n’a guère besoin d’être démontrée, le sujet/candidat s’aperçoit avec désarroi, que ni son pays, ni sa famille, ni sa société, ne peuvent faire grand-chose pour lui : alors, masques après masques tombent, se dénoncent, s’accusent, se culpabilisent….

Qu’on la traite d’émigration choisie ou subie, l’Etat, le pays, le Maroc n’a-t-il pas le devoir de  prendre en charge le sujet/candidat au départ pour l’étranger, dans ses différentes dimensions précitées ? L’état, le pays, le Maroc, a-t-il le droit, la légitimité, à l’indifférence la plus inhumaine, à ce stade précis des responsabilités vis-à –vis de citoyens marocains largués par tous, vers le grand inconnu. ?

Et on ose se targuer de bonne gouvernance ! Et on ose répéter quotidiennement, sans rougir, les refrains de l’hymne patriotique, démocratique ! Quoi  de pire, pour une nation, que des slogans sans lendemain. ! L’état ne doit jamais oublier son devoir de comprendre, de décoder les différents messages des citoyens, candidats à l’émigration, de les accompagner dignement durant cette phase délicate, difficile, qui exige, de sa part ,la maîtrise incontestable d’une pédagogie de l’écoute, beaucoup de doigté, de présence suggestive, de respect des termes du contrat régissant constitutionnellement les rapports de gouvernants à gouvernés..

     ( 2 )  LA PHASE  PREPARATOIRE :une fois  parachuté sur le sol d’un pays d’accueil, le sujet/candidat amorce, sans plus attendre, une phase dite, d’installation ,en vue de garantir, autant  que possible, certaines modalités d’investigations qui confirment ou infirment les représentations, les préjugés, les présupposés, les pré préconçus ,                                                                                                                                                  les    pré-actions nécessairement classées  en fonction d’une taxonomie  appropriée, s’inscrivant toutes dans un même et ultime cadre :arrêter ,planifier, s’ organiser, définir et redéfinir des objectifs selon… selon…les exigences d’un séjour aux conditions rigoureusement définies par des services compétents.

Mais, après cette étape approchée à la fois avec imitation et originalité, tout reste à faire, et comme toujours, ce qui reste à faire, s’avère souvent le plus compliqué, le plus difficile :

Répondre  mille fois, aux questions d’un matraquage interrogatoire implacable du genre: POURQUOI ON EST PARTI  POUR LA FRANCE ? POUR QUEL PROJET ? POUR QUELLES MOTIVATIONS ?

A ce stade également de l’entreprise, le sujet/candidat, cette fois, au séjour, se retrouve seul, abandonné à son sort, avec une différence de taille : on est désormais géré, tel un objet, par deux états : Le Maroc et La France. Certes, ce ne sont pas des institutions de gestion qui manquent, bien au contraire, c’est plutôt, parce qu’elles sont tellement nombreuses, des deux côtés de la rive, qu’elles ne servent pas souvent, à grand-chose. (A Suivre. /.)

DE VIVE VOIX : Mohammed  ESSAHLAOUI

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