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Enseignement : Etude comparative de deux rapports d’inspection

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akabbach mohammed

Deux rapports d’inspection effectués séparément et dans l’espace de moins de deux ans , par deux inspecteurs issus de la même institution qui les a habilité à la tache . Constat déplorable, ils n’ont malheureusement pas pu synchroniser les cordes pour dégager, d’un même travail objet d’inspection, des interprétations similaires ou pour le moins concordantes . Nous avons d’ailleurs affaire à un même « sujet » assujetti à un flair devenu de plus en plus contraignant , appelé inspection pédagogique .

Commençons donc par le commencement et découvrons ,procédé de comparaison à l’appui , à tel point le professeur soumis à ces actes d’inspection sommaires et généralement à l’improviste , se trouve dans l’embarras de choix quant au modèle à suivre et paradigmes à privilégier.

Certainement , je ne vais pas étaler tous les détails ou prétendre une comparaison exhaustive . Cela dépasse le cadre d’un ‘’point de vue ‘’ destiné à persuader les parties prenantes . D’autant plus qu’il ya des normes d’appréciation unifiés ,tendant parfois vers le formalisme . Cela s’applique clairement quand il s’agit du contrôle de l’ environnement scolaire (espace , affichage, matériel …) ou encore d’encadrement pédagogique ( description des cours , recommandations ..) . Toutes ces opérations font l’objet d’un traitement systématique qui laisse entrevoir qu’une approche objective et efficiente de l’évaluation des performances est constamment sollicitée . Cependant , le malheur ne tarde pas à venir quand il s’agit de l’évaluation du profil et compétences professionnelles de l’enseignant , ainsi que l’ appréciation d’ensemble contenue dans une rubrique à la fin du rapport , et que parfois des inspecteurs s’ingénient à formuler de façon humiliante et dégradante.

Voyons donc ce qui a été noté dans les deux rapports ci-joints . Pour le premier en date , un style panégyrique domine en maitre absolu, avec une reconnaissance explicite des efforts fournis par ma modeste personne . Jetons un coup d’œil sur la rubrique «Appréciation d’ensemble » :( …possède des compétences …. il nous a rassuré …) . deux ans plus tard , un deuxième rapport a vu le jour, pour un ‘inspecté’ qui a à son actif 38 années de labeur . mais cette fois- ci il a été effectué par un autre inspecteur qui campait dans l’autre coté. Ces mêmes compétences tant appréciées sont désormais controversées et mises en cause pour la simple raison du changement de l’auteur du rapport. Citation : (malgré cette longue expérience professionnelle, ses connaissances et sa méthodologie de travail ne sont pas dans la mesure de lui permettre un enseignement efficace), sachant que M l’inspecteur n’a jamais initié des expériences pilote pouvant mettre à épreuve cette ‘’méthodologie’’ tant convoitée, et à M l’inspecteur d’ajouter dans un autre emplacement : « Le professeur doit chercher à améliorer son expérience… par la formation continue. Sa pratique de classe reste traditionnelle », tout en ayant pas pris en considération le parcours effectué par ce professeur qui n’a pas ménagé d’efforts pour parfaire son statut professionnel et améliorer sa pratique ; le rythme d’avancement et la participation effective à la vie scolaire en sont témoins.

On ne va pas s’arrêter là dans la logique du paradoxe . Dans le rapport n2 et au sujet des conditions de travail , M l’inspecteur a négligé de signaler l’effectif pléthorique de la classe qui compte quelques 49 élèves , il a dit en termes : « …j’incite le professeur à les répartir en groupes ou en forme de « ‘’U’’ pour assurer une meilleure interactivité entre eux »,chose qui est pratiquement impossible.

Les choses étant finalement telles qu’elles sont, peut-on espérer un rebondissement dans le processus de réforme combien redondant ? Ces pratiques de supervision pédagogique loin de toute innovation et créativité arrivent à point nommé pour constituer un handicap majeur à la rationalisation et l’amélioration de l’offre pédagogique. Le corps des inspecteurs est actuellement confronté à une crise d’identité , il est temps qu’il anticipe son mérite en redéfinissant ses compétences ,sinon sa contribution à rehausser le niveau des performances scolaires demeure obsolète. Une stratégie de supervision pédagogique basée sur l’accompagnement et l’écoute . loin des tendances certificatives, serait de nature à soutenir les efforts consentis par des enseignants qui peinent avec le minimum de moyens de bord.

Akabbach Mohamed : ( P.E.P à kénitra)

 
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1 Comment

  1. Prof.
    27/11/2020 at 09:41

    L’inspection, du français notamment, c’est du n’importe quoi.

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