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Alger, isolée plus que jamais !

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Par Mustapha Tossa


Éclatante solitude algérienne que vient de mettre en relief le positionnement claire et limpide du conseil de coopération du Golfe à l’égard de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Impressionnante mise à l’écart du régime algérien que vient de souligner la clarification allemande de considérer la solution de l’autonomie comme seule voie crédible et sérieuse pour mettre fin à ce conflit entretenu par l’Algérie.

En l’espace de quelques jours, la diplomatie du régime militaire algérien vient de connaître un échec cuisant et flagrant. Sa solitude et son isolement s’accentuent imposant à Alger une remise en cause de sa vision des rapports avec son voisinage.

Alors que le régime politico-militaire algérien se prépare à organiser un sommet de la Ligue arabe avec des tentatives sournoises d’y glisser l’objet de ses tensions avec le Maroc, les pays du Golfe, acteurs puissants et incontournables de la Ligue arabe, viennent de dessiner le périmètre politique à ne pas franchir: aux yeux des pays arabes, le Sahara est et restera marocain et l’unité et la stabilité du Maroc est une de leurs préoccupations majeures.

Alors qu’Alger et ses médias croyaient avoir trouvé un filon inépuisable dans la brouille passagère entre Rabat et Berlin, voici que l’Allemagne du nouveau chancelier Olaf Sholz procède à une grande clarification qui laisse sans voix le régime algérien et ses zélés laudateurs. Plus que jamais, la démarche allemande rejoint la longue liste des pays pour qui il ne peut y avoir de solution à la crise du Sahara que sous souveraineté marocaine.

Le régime algérien a bien essayé quelques gesticulations pour tenter de mobiliser et marquer sa différence. Il a reçu le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas et a tenté sans succès de l’embrigader dans sa haine contre le Maroc. Le responsable palestinien n’est pas tombé dans le piège tendu. Il n’a ni critiqué le rapprochement entre le Maroc et Israël ni fait la moindre fleur aux séparatistes du Polisario. Pour Abdelmajid Tebboune, c’était un coup d’épée dans l’eau, malgré les 100 millions de dollars qu’il a promis aux Palestiniens.

C’est une autre somme plus importante, 300 millions de dollars, sous forme de cadeaux déguisés en prêt, qu’à coûté la visite du président algérien Abdelmajid Tebboune en Tunisie et sa rencontre avec son homologue Kaïs Saeid. Depuis quelques temps, la Tunisie est sous l’influence et la pression algérienne. À coup de millions d’euros, la Tunisie s’est abstenue de voter sur la dernière résolution des Nations-Unies sur le Sahara, donnant l’impression de soutenir l’Algérie et de trahir le Maroc.

Lors de sa visite en Tunisie, alors que le président algérien ne rate aucune occasion d’agresser le Maroc et les Marocains, il est apparu lourdement contraint dans son expression publique en Tunisie où on ne l’a guère entendu faire comme à son habitude l’éloge des séparatistes du Polisario et le marketing de lubies anti-marocaines.

Comme le palestinien Mahmoud Abbas, le tunisien Kaïs Saeid a sans doute refusé de tomber dans le délire du régime algérien sur les mercenaires séparatistes du Polisario.

Aujourd’hui plus que jamais, le régime algérien se trouve à la croisée des chemins : où s’entêter dans ses choix qui mènent à une impasse et à une grande solitude, ou les revoir pour permettre une solution de compromis dans la région du Maghreb sur la base du seul principe de l’autonomie proposée par le Maroc.

Persister dans sa haine contre le Maroc et maintenir sa stratégie agressive contre ses institutions risque de transformer l’Algérie en un État voyou qui s’oppose ouvertement à un consensus et une légalité internationale de plus en plus installés. Au bout de ce processus diplomatique, le Maroc a avec lui les Etats-Unis, l’Europe, l’Afrique et les pays arabes. Le régime algérien ne peut aligner qu’une détestation inextinguible à l’encontre de son voisin et une volonté morbide de l’utiliser dans ses tentatives de se maintenir au pouvoir en créant un ennemi fictif et une unité nationale toute aussi fantasmée.
source:
https://atlasinfo.fr

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