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Professeurs de français, inspecteurs de français, chers collègues

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Je m’adresse à vous, chers collègues, car la société tout entière a placé en vous le destin des générations appelées à prendre en main le devenir de la nation. Elle vous a confié ses enfants, garçons et filles, afin que vous leur dispensiez le savoir dont ils ont besoin aujourd’hui et qui leur sera utile aujourd’hui et demain et dont ils transmettront certainement une partie à leurs enfants. Un savoir qui réponde aux exigences de l’époque et en conformité avec ce qui est défini dans les orientations pédagogiques,  mais également un savoir sain, conforme aux règles de la langue dans lequel il est enseigné. Nul n’ignore que la plupart d’entre vous peinent dur pour s’acquitter au mieux de leur devoir, parfois dans un climat peu serein, voire hostile, parfois dans des conditions peu propices à son accomplissement, parfois en couvrant des lambeaux d’une géographie tellement vaste et tellement éparpillée qu’ils le font au détriment de leur santé et de  la qualité de leur travail mais toujours avec la verve de l’ouvrier à la tache, heureux du devoir accompli. J’ai vécu cela comme un calvaire étant actif sans jamais connaitre le répit que procure la vie sédentaire aux côtés de sa petite famille. Mais cela n’a en rien usé ma volonté et je me suis endurci allant par les routes et de lycée en lycée. J’ai vieilli à cela mais j’ai toujours toutes mes dents dans ma bouche.

J’en appelle à vous,  car vous êtes indéniablement les maillons forts de l’acte d’enseigner et de superviser, pour vous demander de reprendre le rôle dont il a été voulu que vous l’abandonniez au profit de ceux qui vous ont éclipsés, à savoir ceux à qui il a été confié de concevoir les examens régionaux de français, vous reléguant ainsi dans l’anonymat. Je suis convaincu que les efforts consentis à former vos élèves pour les préparer à passer cet examen dans des conditions ordinaires, pour ne pas prétendre à des conditions optimales, ont été bafoués par la qualité de l’examen régional de français qui souffrait de multiples irrégularités dont j’ai énuméré quelques unes dans mes deux articles publiés sur le même portail ( « L’examen régional de français de l’AREF de l’oriental (2016) dans la balance » ; « L’examen régional de français de l’AREF de l’oriental(2016) mis à nu »). Il n’est pas concevable que vous gardiez le silence ou que vous restiez en dehors de cette affaire qui a nui à la qualité des efforts que vous avez fournis, vous et vos élèves, tout au long de l’année scolaire pour qu’en fin de compte vous soyez si mal récompensés par un examen du type de celui de cette année en particulier. Ne pas réagir pour dénoncer et décrier la médiocrité et la nullité peut être interprété comme une complicité, comme si vous n’aviez rien à reprocher à l’examen régional de français de cette année (pour ne parler que de celui-là),  comme si les erreurs, les insuffisances et les infractions contenues dans cet examen sont chose commune pour vous et que vous êtes choses commune les uns pour les autres. J’en appelle à vous pour que vous réagissiez  en vous manifestant, chacun dans le cadre de ses compétences, de ses droits et de son pouvoir, le professeurs pour dénoncer les erreurs de contenu et de langue, les inspecteurs le non respect des cahiers de charge relatifs à l’examen régional. Il serait vain et inapproprié d’attendre une quelconque intervention des responsables régionaux pour agir dans le sens de demander des comptes à l’équipe chargée de préparer les examens régionaux de français. Les premiers sont pour les seconds ce que les seconds pour les premiers. Et puis, les responsables régionaux ont les yeux trop ouverts sur l’échiquier des ressources humaines à y placer et déplacer les pièces pour regarder ailleurs. Et c’est ailleurs que cela va moins bien. Il vous revient à vous, professeurs et inspecteurs de français, chers collègues, de refuser que vos élèves soient mal interrogés sur un savoir bien enseigné.

En conclusion, il est temps de réhabiliter l’épreuve de l’examen régional de français de l’AREF de l’oriental en rendant à la langue française sa considération qu’elle a perdue depuis un certain temps. Il est donc malsain que des fautes puissent subsister dans un examen certificatif de l’ampleur et de la consistance du baccalauréat, comme il est malencontreux que les parties que j’ai citées ci-haut puissent garder le silence sur une affaire où ils son les acteurs et les victimes.

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4 Comments

  1. محمد بن محمد
    13/06/2016 at 12:33

    وكأني أقرأ لمتشدد فرنسي يدافع عن لغة المستعمر وكأن الفرنسية هي كل شيئ في تربية أبنائنا وإذا أحرزنا فيها خطأ فإن منظومة القيم ستنهار، مع العلم أن الأخ الكريم يتوجه إلى أساتذة ومفتشي الفرنسية، ألم تعلم أن هذه اللغة اللعينة أصبحت تأخذ كل شيئ فيما تهمش باقي اللغات وعلى رأسها اللغة العربية التي يعتبرها الدستور اللغة الرسمية للبلاد في الوقت الذي تسيطر فيه لغة المستعمر على جل جوانب الحياة.
    ليس لأنك أكلت الخبز من براثين هذه اللغة (علما أن مضامين ما يتم تدريسه يصب في إبعاد المجتمع عن أصوله)، يجعل منك مدافعا عنها إلى هذا الحد مع العلم أنك لست مقياس الخطأ والصواب.
    لنفرض جدلا أنه وقع خطأ ما، ماذا وقع في دنيا المغاربة؟ اخرج يا أخي من قوقعتك وانظر بمنظار أوسع يجنبك التحيز الأعمى لهذه اللغة التي أصبحت غير ذات قيمة حتى في بلدها الأصلي.

  2. amnesia
    13/06/2016 at 21:47

    M. Zaid, je dois vous avouer l’admiration que je porte à votre pugnacité pour faire la lumière sur ce que l’on pourrait qualifier de dérive dans l’enseignement du français, pour ce cas-là. Vous êtes un valeureux défenseur de la langue de Molière qui sans relâche veillez au grain. Vous avez le courage d’informer le public, c’est une chance pour nous, nous vous en remercions chaleureusement. Quelles propositions apporteriez-vous pour une application normative, un suivi et un contrôle de qualité, à chaque étape de l’enseignement du français. Merci de votre contribution

  3. Amokrane
    14/06/2016 at 03:43

    Il est indéniable que l’épreuve de français, depuis un certain nombre d’années ressemble plus à un canular q’à autre chose. Autant on cherche à ménager les candidats de niveau faible pour tirer les moyennes vers le haut, autant on frustre l’excellence chez les élèves de bon niveau, puisqu’ils se trouvent à répondre à des questions qui ne le sont pas, du genre: Quelle est la couleur grise du ciel gris? Justifiez. La note du baccalauréat n’est désormais plus un critère du degré de connaissance de la langue.

  4. Zaid tayeb
    14/06/2016 at 13:05

    Mohammed Ben Mohammed : Mon article n’est ni un plaidoyer pour la langue française ni un réquisitoire contre les concepteurs de l’examen régional de français. De plus, je parlais du français non en tant que langue, mais en tant que matière inscrite dans notre système éducatif et scolaire. Je défendais donc la QUALITÉ d l’épreuve de français de l’examen régional de français qui a été entaché de plusieurs irrégularités. Mon article vise avant tout à ouvrir un débat sur la QUALITÉ de l’épreuve de français et par conséquent sur la QUALITÉ de la langue dans laquelle elle est formulée. Vous ne pouvez pas comprendre ces choses-là car je m’adressais à des connaisseurs non à des néophytes et à des chauvinistes.
    Votre campagne contre ma personne est injustifiée puisque vous partez d’une fausse lecture de mon article.
    Restons-en là pour rester courtois.

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