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LES HUILERIES DE FES ET MEKNES POLLUENT OUED RDEM PAR LEURS REJETS DE MARJINE

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Samedi 25 décembre dernier, Oued Rdem traversant la ville de Sidi Kacem a été au rendez-vous avec une catastrophe environnementale et écologique grave due au déversement criminel du Corail d’Olive (Margine) par des oléiculteurs propriétaires de moulins à huile d’olive des provinces de Fès et Meknès dans le cours d’eau de l’oued.


Selon l’expert en changements climatiques et ingénieur en génie environnement, Mr Mohammed Benabbou, Oued Rdem a vécu ce (samedi 25 Décembre 2021) une journée dangereuse marquée par la forte pollution de son cours d’eau par des quantités incommensurable de margine qui nous vient des provinces limitrophes (NDR : Provinces de Meknès et Fès et El Hajeb ) qui comptent un grand nombre de Moulins à huile d’Olive et qui polluent ainsi cette rivière qui traverse malheureusement, le centre de la ville de Sidi Kacem pour aller polluer à son tour Oued Ouargha qui se croise et pollue pour sa part un peu plus loin les eaux du Fleuve de Sebou.
Ces polluants qui nous viennent en dehors de la ville de Sidi Kacem avait-il ajouté, sont très dangereuses aussi bien pour les populations riveraines que pour l’abreuvement du cheptel à en juger de par cette grande mousse de la margine qu’on voit à la surface du cours d’eau d’Oued Rdem et qui nous indique l’ampleur de la pollution des eaux de ce cours d’eau.
Pour sa part, le Président de la commune urbaine de Sidi Kacem Mr Abdel illah Ouaissa nous a déclaré qu’une charge polluante d’Oued R’dom est constatée en période oléicole de chaque année, cette pollution a pour origine les rejets de margines (odeur, couleur d’eau noirâtre, mousse…) déversés pendant la nuit par les huileries existantes à l’aval de la ville de Sidi Kacem et hors du territoire de la province.
Pour lui, la population de la ville a exprimé son inquiétude à l’égard de cette pollution et s’attend à l’intervention de l’ensemble des acteurs concernés pour atténuer son impact sur l’environnement.
Dans cette optique a-t-il ajouté, la commune, en collaboration avec une association qui s’active dans la protection de l’environnement présidée par un expert, Le Dr BEN ABBOU, s’est déplacée sur les lieux au niveau de l’entrée de la ville du côté sud à Bab Tissra, pour mener les investigations nécessaires.
Pour Abdel Illah Ouaissa, ce type de pollution cause plusieurs problèmes dont entre autres, une difficulté pour l’abreuvement du cheptel, impossibilité de son utilisation à des fins agricoles, la réduction de l’oxygène dissous dans l’eau et son impact sur la vie aquatique dans les différents cours d’eau.
Il a fallu coordonner avec les communes voisines afin de procéder au contrôle des unités de trituration sur le respect des normes recommandées par les autorités compétentes, à l’instar des dispositions prises par la province au niveau de la commune de Sidi Kacem avait-il conclu.
A rappeler que les margines, ou eaux de végétation, sont des effluents issus de l’extraction de l’huile d’olive. Elles sont constituées par l’eau contenue dans les cellules de la drupe, les eaux de lavage, et celles liées au processus de traitement, qui représentent quelques litres à 120 litres par quintal — 100 kg —, d’olives traitées. Dans les installations modernes (décanteurs deux phases), la quantité de margines peut-être quasiment nulle, le seul sous-produit étant les grignons. Le seul rejet aqueux est donc constitué des eaux de lavage.
A noter aussi qu’à cause de leur charge organique très élevée, et de leur teneur en phénols et polyphénols difficilement dégradables, ces effluents posent d’importants problèmes pour leur élimination.
Aussi, il y’a lieu de souligner qu’Oued Rdem est constitué de la réunion, à une dizaine de kilomètres au Nord-Nord/West de la ville de Meknès de l’Oued Bou Fekrane, Oued Ouislane et de l’Oued Cherja. C’est une rivière de modeste apparence dont le débit normal ne dépasse guère un mètre cube à la seconde. Sa longueur totale est d’environ 150 kms entre la source la plus éloignée et le pont où les eaux, impuissantes à atteindre le Beht et le Sebou, se perdent dans la Marja des Oulad Mothtar.
Mohammed Drihem

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