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État de connaissance et utilisation du monitoring comme outil de conservation à long terme

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FORMATION SCIENTIFIQUE A KHENIFRA :

«Biodiversité des écosystèmes aquatiques d’eau douce au Maroc : État de connaissance et utilisation du monitoring comme
outil de conservation à long terme ».

Dans le cadre de son projet intitulé : « valorisation et conservation de la biodiversité dulcicole de la réserve de biosphère du cèdre de l’Atlas » en cours de réalisation avec ses partenaires institutionnels, l’Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature a organisé une formation sur la biodiversité aquatique d’eau douce du Maroc sous le thème : « Biodiversité des écosystèmes aquatiques d’eau douce au Maroc : État de connaissance et utilisation du monitoring comme outil de conservation à long terme ».
Organisé à Khénifra les Mardi et Mercredi 23/24 Février 2021 en cours, cette formation assurée par Mme Fahd Soumia spécialiste des amphibiens et des reptiles au Maroc, professeur et chercheuse chef du laboratoire Ecologie Systématique conservation de la biodiversité à la faculté des sciences de l’université Abdelmalek Essaadi de Tétouan et par Mme Nard Bennas professeur et chercheuse, spécialiste des macro invertébrés au même établissement, a connu la participation du directeur du parc national de Khénifra et les cadres de ce dernier, le directeur du parc national du haut Atlas oriental, le représentant du parc national d’Ifrane, le représentant du Centre National d’Hydrobiologie et de Pisciculture, des représentantes respectives de L’ABH Oum Rbia et de L’ABH Sebou avec des professeurs de L’EST de Khénifra et de la faculté des sciences de Tétouan.
Pour Abouelabbes Brahim président de l’Association organisatrice de cette formation scientifique, l’intégration des représentants des institutions responsables de la gestion des écosystèmes (Parcs Nationaux) et des ressources en eau (ABH) au sein des trois parcs nationaux constituant la Réserve de la Biosphère du Cèdre de l’Atlas n’est pas fortuit mais puisque il vise à inciter ces derniers à intégrer la composante de la biodiversité aquatique et dulcicole dans leurs plans de gestion tout en assurant sa conservation et sa gestion durable.
Pour sa part, Mme Soukaina Icil coordinatrice du Projet, la première journée de cette formation a été consacrée à la présentation du projet de « conservation et valorisation de la Biodiversité dulcicole de la Réserve de Biosphère du Cèdre de l’Atlas » suivi de trois modules de formation dont le premier a été consacré à la biodiversité des écosystèmes aquatiques du Maroc : Introduction et composition, le second aux Menaces et statuts de conservation de ces écosystèmes et une troisième module réservé aux généralités et définitions du Monitoring et aux programmes de suivis de l’état écologique des écosystèmes aquatiques et programmes de suivis chez les amphibiens et les reptiles.
La seconde journée quant à elle, avait-elle ajouté, elle a été réservée à une sortie de terrain qui a permis aux participants de visualiser la méthodologie d’échantillonnage, de tri et d’identification des différents macro invertébrés qu’on peut utiliser comme bio-indicateurs de l’état de conservation de la zone humide aussi bien dans le cas des eaux stagnantes au niveau d’Aguelmam Aziza par exemple que dans le cas des eaux courantes au niveau d’Oued Oum Er Rbia.
Pour ce qui est du monitoring et sa relation avec la conservation de la biodiversité aquatique et du rôle des directions des parcs nationaux pour réussir ce monitoring considéré comme outil de conservation de la biodiversité sur le terrain, Pr Nard Bennas professeur et chercheuse, spécialiste des macros invertébrés à la faculté des sciences de l’Université Abdelmalek Essaadi de Tétouan nous a déclaré que le monitoring et la surveillance écologique est la méthode idéale pour savoir si vraiment les objectifs de conservation sont atteints. Pour elle, si ce monitoring n’est pas réalisé, on ne pourrait pas savoir si les écosystèmes sont en bon état ou non.
Selon Pr Nard, il faut bien avoir protocole de surveillance écologique pour assurer le suivi des écosystèmes et détecter les altérations si elles existent car selon elle, tant que les altérations sont détectées précocement, les actions à entreprendre pour y remédier seront plus efficaces d’où la nécessité de réalisation du monitoring d’une manière régulière pour bien s’assurer du fait qu’on est dans un espace qui est vraiment conservé.
Mohammed Drihem

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