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Une nette amélioration de la situation des retenues des barrages au niveau du Bassin de Sebou

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RESSOURCES EN EAU :
Une nette amélioration de la situation des retenues
des barrages au niveau du Bassin de Sebou

Suite aux dernières précipitations diluviennes et importantes chute de neiges enregistrées au Maroc en ce début Janvier de l’an 2021, la situation hydrologique s’est vue relativement améliorée au niveau des différents bassins hydrauliques du Royaume.
Ainsi, au niveau du Bassin Hydraulique du Sebou dont l’année hydrologique 2019-2020 a été marquée en général par une faiblesse de la pluviométrie et la situation hydrologique au niveau a été ainsi caractérisée par un déficit important des apports en eau.
En effet, selon l’Agence du Bassin Hydraulique du Sebou (ABHS), les apports en eau enregistrés en 2019-20 au niveau des barrages du bassin sont de 1627 Millions de m3, ce qui représente un déficit de 65% par aux apports annuels moyens.
Toutefois ajoute-on, les réserves en eau disponibles au niveau des 11 grandes retenues des barrages du bassin ont permis de satisfaire aussi bien les besoins en eau potable que les besoins en eau industrielles et d’irrigation avec une valorisation pour la production de l’hydroélectricité.
Selon l’ABHS, les restitutions d’eau effectuée à partir de l’ensemble des barrages étaient à 1817 Millions de m3, dont 70% pour les besoins de l’irrigation des périmètres du Gharb, Beht et Moyen Sebou.
Pour Mme Samira El Haouat Directrice de l’ABHS, « à la suite des dernières pluies enregistrées durant le mois de janvier, la situation des retenues des barrages a connu une nette amélioration. La moyenne des précipitations a dépassé les 300 mm depuis le début de l’année hydrologique. D’importants apports en eau ont été enregistrés depuis le début de l’année 2021 totalisant 900 millions de m3 au niveau de l’ensemble des barrages du bassin du Sebou, dont 680 Mm3 au niveau de la retenue du barrage Al Wahda. Le taux de remplissage des retenues de barrages du bassin a ainsi augmenté de 53% au début du mois de janvier à 69% actuellement. Les réserves en eau actuellement disponibles dans les barrages du bassin sont de 3 milliards 835 millions de mètres cubes » avait-elle précisé.
Selon Mme El Haouat, les quantités considérables de neige qu’a connu le moyen atlas auront un impact positif sur l’alimentation en eau des nappes notamment celles du moyen atlas et de Saïs, ce qui permettra d’améliorer les débits des sources et des forages et puits.
En matière de Barrages au niveau de du Bassin de Sebou selon la Directrice de l’ABHS, il y’a lieu de souligner qu’en plus des barrages existants au niveau du bassin du Sebou qui sont au nombre de 11 avec une capacité totale de stockage d’eau de plus de 6 milliards de m3, d’autres grands barrages ont été programmés dont le 1er est celui du barrage Ouljet Soltane sur l’Oued Beht dans la Province de Khémisset avec une retenue d’eau de 510 Millions de m3, et dont les travaux ont été achevés en 2020. Sa mise en eau a eu lieu en mois de mars 2020, et sa réserve d’eau actuellement est d’environ 50 Millions de m3. Et d’ajouter que, le but de ce barrage est le renforcement et la sécurisation de l’eau potable des villes de Khémisset, Tiflet et de Meknès en plus de l’irrigation et de la production de l’énergie. Il contribuera également à la protection de la plaine du Gharb contre les inondations de l’Oued Beht. Le 2ème barrage ajoute-t-elle, est celui de Mdez sur la haut Sebou au niveau de la Province de Sefrou. Sa capacité sera de 700 Millions de m3 et permettra via un transfert d’eau vers la plaine de Saiss à la sauvegarde de la nappe souterraine de Sais et à la pérennisation de l’activité agricole dans cette plaine.
En effet a-t-elle précisé, les ressources en eau souterraine de Saiss sont très limitées et ont été largement affectées par les pompages à des fins agricoles conjugués aux effets des changements climatiques et la réduction de la pluviométrie des dernières années et le transfert d’eau du futur barrage permettra de réduire les prélèvements de la nappe et donc à la gestion durable de ses ressources en eau. Le taux d’avancement des travaux du barrage Mdez est de l’ordre de 75 %, et il est prévu d’être achevé en 2022. Aussi, les travaux de mise en place des infrastructures de transfert d’eau du barrage (conduites, stations de pompage,…) sont également en cours par les services du Ministère de l’Agriculture.
A rappeler que dans l’optique d’une meilleure gestion des ressources en eau, la loi sur l’eau a stipulé la réalisation de plan national de l’eau à l’échelle nationale et des plans directeurs d’aménagement intégré des ressources en eau à l’échelle des bassins hydrauliques. Ce plan directeur a pour objectifs la confrontation des ressources en eau disponibles aux demandes en eau actuelles et future jusqu’à l’horizon 2050, en vue d’identifier et de proposer les actions à mettre en place pour satisfaire ces demandes et accompagner le développement de tous les secteurs : Urbanisme, industrie, agriculture, Tourisme, énergie renouvelable, …
D’après Mme Samira El Haouat, ce Plan Directeur d’Aménagement Intégré des Ressources en Eau (PDAIRE) au niveau du bassin du Sebou est actuellement en phase finale de son achèvement. Les concertations avec tous les partenaires sont actuellement en cours de finalisation dans le but de présenter un plan d’action coordonné et concerté pour une mise une place cohérente avait-elle précisé.
Les principales missions du PDAIRE sont l’Evaluation des ressources en eau sur le plan quantitatif et qualitatif et de l’état de l’aménagement et de l’utilisation des ressources en eau, l’Evaluation de l’évolution de la demande en eau présentée par secteur et par catégorie d’usage, l’Affectation des ressources en eau mobilisables entre les différents usages potentiels, la Définition des objectifs de qualité des eaux ainsi que les délais et les mesures appropriés pour les atteindre et la Proposition des schémas de développement et de gestion des ressources en eau et des milieux aquatiques en vue de la satisfaction des demandes en eau au niveau du bassin d’une manière durable.
Quant aux axes fondamentaux développés par le PDAIRE, ils s’articulent autour du Développement de l’offre en eau par la construction de 9 nouveaux grands barrages, en plus d’une multitude de petits barrages pour assurer le développement local, le Renforcement et sécurisation de l’alimentation en eau potable urbaine et rurale, la Promotion de l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles notamment la réutilisation des eaux usées traitées pour l’arrosage des espaces verts, des golfs et l’irrigation, l’économie dans l’utilisation de l’eau et la lutte contre le gaspillage aussi bien agricole que pour l’eau potable, la Préservation des ressources en eau souterraines pour une gestion durable de nos réserves et l’Adaptation aux changements climatiques notamment la sécheresse et la lutte contre les inondations.
Ce plan d’action sera présenté incessamment pour discussion au conseil de bassin du Sebou avant sa présentation au conseil d’administration et son adoption officiellement.
Dans le cadre de ses activités visant la sauvegarde et la préservation des ressources hydriques, l’Agence du bassin du Sebou identifie les zones où les ressources en eau sont fragiles et où la nécessité de leur sauvegarde s’impose. C’est le cas particulier dans les zones des nappes d’eau souterraines (Saïss, moyen atlas,…). Dans ce sens, l’ABH/Sebou établit des périmètres de protection, de sauvegarde voire même d’interdiction aux prélèvements d’eau pour préserver ces ressources en eau en vue de sécuriser l’eau potable en période de sécheresse. C’est ainsi que l’ABH/Sebou ne donnent pas d’autorisations de creusement et de prélèvement d’eau dans ces zones très fragiles. En plus un programme de contrôle par les équipes de la police d’eau est mis en place pour lutter contre les creusements sans autorisation.
Toutefois, précise-t-on au niveau de l’ABHS, un besoin « pressant » se fait sentir au niveau de la zone du bassin pour orienter les agriculteurs aux cultures adaptées à chaque région en fonction de la disponibilité de l’eau. Ce travail nécessite une mobilisation des services de l’Agriculture et un programme ambitieux de sensibilisation et de conseil agricole.

LES PARTENARIATS AVEC L’ABHS

Partenariat WWF :
L’agence du bassin hydraulique du Sebou et le fonds mondial de la nature WWF sont des partenaires depuis presque une vingtaine d’année. Cette coopération porte sur la mise en œuvre des projets et des initiatives dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau au niveau du bassin du Sebou. La création du fonds de l’eau du Sebou est l’un des fruits le plus important de cette coopération. Ce fonds qui est un mécanisme de financement durable vise principalement la conservation et la préservation des ressources en eau dans le Moyen Atlas. Dans le cadre de ce fonds, des activités ont été réalisés notamment le renforcement des capacités de tous les acteurs concernés, ainsi que le financement des projets au profit des associations locales. D’autres projets verront le jour courant de l’année 2021.
Projet JICA
L’agence de coopération internationale japonaise JICA, en coopération avec l’Agence du Bassin Hydraulique de Sebou, ont mis en place un projet pilote dans la ville de Fès. L’objectif du projet est la valorisation des grignons, sous-produit de la trituration d’olives à deux phases en expérimentant la technologie japonaise dite « LA SECHEUSE A DECOMPRESSION ET A CHALEUR D’HUILE  ». Afin de valider la technologie, plusieurs essais ont été effectués depuis le démarrage du projet. La durée du projet est de 3 ans de 2019 à 2022. Des essais ont été réalisés sur les rejets des huileries de la ville de Fès, et un suivi a été mis en place en vue d’évaluer la rentabilité aussi bien technique que financière de cette nouvelle technologie avant de décider de sa généralisation au niveau industriel.
Mohammed Drihem

 
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