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Université Mohammed Premier : Concours et Concours

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Université Mohammed Premier : Concours et Concours

Chose promise, chose due. L’article concernant les résultats du baccalauréat 2012 publié sur Oujdacity, a en effet été fini par la promesse de porter un aperçu sur les événements concours d’accès aux établissements universitaires. Nous n’allons pas parcourir tous les établissements d’accès régulé du Royaume, mais nous allons nous limiter à ceux de l’université d’Oujda (en guise de schéma réduit), sans toutefois oublier d’évoquer le concours d’accès à notre prestigieuse Ecole Nationale d’Architecture(ENA).

En parlant d’abord de cette ENA, qui nous a beaucoup surpris par la moyenne astronomique exigée pour la sélection qui est de 17,27 comme barre. C’est évidemment l’établissement qui est sensé nourrir le pays en matière de futurs cadres qui veilleront sur la design-fashion des morphologies internes et externes de notre immobilier. Seulement, c’est dans les filières à base de maths et de physique qu’on va chercher les candidats, mais pour un concours qui n’a de liens ni avec  des maths ni avec la physique, mais surtout des représentations entre la caricature et l’impressionnisme. Ajouter à cela, les parfaites  opacité et herméticité qui planent autour de la réussite à ce concours, et la caste qui veille sur ce concours et ses résultats devraient savoir que les parents d’élèves ne tolèreront pas indéfiniment de telles opacités et herméticités. C’est donc au ministre de tutelle de prendre en charge ce brulant sujet.

Si l’on s’accorde à la circulaire ministérielle sur le rapport nombre de candidats/nombre de réussites, nous nous retrouvons avec un chiffre dépassant les 700 qui sont au dessus de cette barre. La question qu’on ne cesse de se poser est la suivante : Sommes-nous à l’aune d’une génération de génies, qui une fois aux postes de commandes de ce pays, ils feront passer sa croissance à un rythme de deux chiffres à l’instar des pays émergents. Plus encore, une croissance avec un second chiffre qui devrait être supérieur à 1, c’est-à-dire au dessus du seuil du 20. Ne nous nourrissons pas de fausses illusions ; le niveau n’a pas changé mais ce sont les manières d’avoir ces moyennes qui ont changé. C’est un système de dopage tout azimut qui est érigé en système, et qui n’épargne aucun élève. Les cours particuliers chez les profs des classes, le clientélisme, les relations etc… C’est Al Fassad présent par tout ailleurs dans tous les secteurs de la fonction publique, qui s’installe dans le monde de l’éducation et de la formation. A ne pas oublier la contribution des établissements privés dans ce processus de dopage, et certains de ces établissements en font leur label. Par des voies publicitaires, on promet des moyennes vertigineuses au préalable, sans même avoir pris connaissance des capacités de l’élève. C’est la raison qui est derrière cette  migration massive d’enfants d’aisés vers ces établissements, juste pour décrocher de telles moyennes.

Pour ne citer que quelques cas moroses de cet Al Fassad: les architectes des services publics vendant leurs bons loyaux services à des particuliers, mais en usant des cachets de leurs homologues privés ; l’inspecteur financier qui prend en charge la comptabilité de son ami chef d’entreprise tout en usant du cachet d’un expert comptable privé. Le cas le plus frappant est celui des cliniques privées, qui ne fonctionnent qu’avec les personnels de la santé public. Si vous  cherchez à vous faire examiner par un spécialiste dans un service public, vous avez  droit à un rendez-vous après quelques semaines, et dans une clinique privée le même spécialiste en personne vous examine le jour qui vous convient en vous accordant le temps qu’il faut, car vous êtes un payeur direct. La grande majorité des personnels qualifiés de ces cliniques privées (mis à part celles de la CNSS) sont des fonctionnaires de la santé publique, et le jour où « ce qui est à César revient à César », un bon nombre de ces cliniques vont fermer leurs portes.

Au vu de ce qui se passe dans ces secteurs, l’enseignant n’est pas dupe à rester les bras croisés alors que tout un chacun profite au maximum de sa situation. Mais la différence est que l’éducation est l’âme qui hypothèque notre société dans son présent et dans son avenir. Ne pas réagir contre cet Al Fassad, risque de plonger le pays dans un marasme social dont nous n’avons aucunement besoin par ces moments de crise.

Après cette brève évasion, La problématique des concours d’accès aux établissements de l’université d’Oujda a surtout été marquée par celui de la faculté de médecine et de pharmacie par son caractère un peu similaire à celui de l’ENA. En fait, la candidature attribuée aux régions limitrophes de l’oriental n’a pas empêché la moyenne de sélection de grimper à 15,11/20. C’est une décision unilatérale du doyen de cet établissement, certainement prise pendant le week-end, pour le concours en début de week-end suivant. En agissant de la sorte, il a mis à dos  toutes les décisions de l’instance consultative de l’université, qui ont incité à élargir le taux de participation aux concours d’accès aux établissements d’accès régulé. Il  s’est limité au strict rapport de 6 comme chiffre minimum, sans le moindre effort d’une quelconque révision à la hausse. C’est dans une logique de précipitation qui ne peut être justifiée que par un manque de présence physique, que tout soit bâclé  et vivement la délivrance pour repartir à Rabat. Il n’est pas conscient des traumatismes qu’il a causés à un grand nombre de familles, qui s’attendaient à voir leurs progénitures sélectionnées, mais enfin de compte elles ne l’étaient pas.

Cette précipitation laisse présager  que ce doyen n’est visible à l’établissement que pendant le week-end, et le restant de son temps est passé ailleurs. Selon les dires des uns, et en sa qualité de chef de service de réanimation au CHU d’Avicenne, il y est pendant toute la semaine. Aux dires des autres, il passe son temps de semaine à aller de clinique en clinique dans  la capitale, comme la majeure partie de ses confrères.

Souvent au téléphone, il parle comme s’il était à Oujda, alors qu’il est aperçu à Rabat. On parle d’une histoire qui reste à confirmer : une personne l’a aperçu sortir d’une clinique de Rabat et lui téléphone, et Monsieur le doyen lui répond froidement qu’il vient juste de sortir de la faculté de médecine d’Oujda, et des histoires comme telles sont courantes. Parler de ce doyen, nous fait penser au président de l’université Med Premier du début des 90, qui était Si Mekouar dont la famille n’a jamais mis les pieds à Oujda. Il y venait une fois toutes les deux semaines pour passer 48 heures et repartir. Même la superbe Voiture Honda achetée pendant sa prise de responsabilité a été rapatriée à Rabat, sur le compte de l’université. Son problème a tellement été mal vécu que le feu A. Hjra député d’Oujda à l’époque, l’a porté au parlement pour le stigmatiser en tant que thème d’actualité de la région. En guise de question orale posée en présence du ministre de tutelle D. Kalil : « Comment peut-on diriger une université alors qu’on est tout le temps à Rabat, et une Université n’est jamais dirigée par télécommande ? »

Tout le monde se rappelle du discours du dit ministre de tutelle, lors de la séance de nomination du remplaçant Belkhadir comme nouveau président : Je vous promets que M. Belkhadir va résider parmi vous, et en pointant du doigt M. Mekouar pour ses absences longues et répétées. Tel est l’exemple de responsable qui vient à Oujda pour cette fonction, mais sans responsabilité dans les faits. Nous ne pouvons continuer à cautionner ni à œuvrer avec des responsables, qui au lieu de leur présence physique, ils préfèrent exercer par des l’intermédiaire de personnes tierces (comme les vices et secrétaire général), et ce grâce au téléphone portable.

L’ENCGO, a été l’exemple à suivre dans ces concours. Le nombre de candidats sélectionnés était dans un de rapport 20, ce qui laisse frémir surtout au point de vue de l’organisation. Recevoir plus de 5000 candidats pour un concours d’une demi- journée n’était pas une tâche facile. Les parents d’élèves l’ont vu d’un très bon œil, et ils ont souhaité voir le même rapport à la faculté de médecine. C’est une attitude vraiment louable dont le mérite revient à la direction et au staff d’encadrement qui ont travaillé dans des conditions difficiles mais les résultats étaient là et tout s’est passé à la perfection. C’est un message fort et une leçon à retenir pour le doyen mi-figue mi-raisin de médecine. A travers cet article, je  tiens à adresser un éloquent message de félicitations à l’équipe (direction +staff d’encadrement) pour cette ouvre réussie, que certainement beaucoup de mémoires vont garder si longtemps.

On ne peut finir cet article sans évoquer les concours des deux ENSA (d’Oujda et d’Al Hoceima). Le nombre y était et les décisions de l’instance consultative ont été respectées. Mais le staff de préparation des épreuves donne l’impression de souffrir d’un manque de notoriété scientifique. Plusieurs erreurs ont été enregistrées en maths et en physique, de quoi engendrer une colère sans précédent. La situation aurait tourné au pire si ce n’est la fatigue de la fin de l’année, l’été très chaud au cœur d’un Ramadan où tout le monde s’obstine à la prière, à la piété et surtout au repos. La tergiversation n’est pas encore finie, et toute suite est à prévoir.

 

 
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3 Comments

  1. manal
    25/09/2012 at 16:45

    J’ai bien aimé votre article mais j’y trouve quelques failles que je me permet de vous dire. Un journaliste a le droit de ne pas divulguer ses sources, je suis totalement d’accord avec vous!! Ça fait partie de la libérté d’expression. Mais si vous etes un vrai journaliste vous saurez que le bouche a oreille est une pratique pas du tout professionnelle!! …………….. Mais comme sur internet on peut dire ce qu’on veut, laissons ………………!! Ayez du courage et publiez l’article sur papier!!! Je vous encourage à le faire!! Je vous remercie de m’avoir lue!! Et j’espère que ce que je viens d’ecrire sera publié!!

  2. vive oujda
    27/09/2012 at 12:47

    A ma connaissance ,le doyen a pu faire, en un temps records, ce que personne ne pourra faire ,même s il se déplace souvent comme vous venez de le dire;parce que c est une personne purement responsable,consciencieuse enthousiaste et généreuse.
    Il suffit qu’il a pu prendre le risque en acceptant de  »réparer » les immenses dégâts qu’a laissés l’ex…. et il assume.C est une personne qui ne sait que donner de son mieux là ou il se trouve;avec responsabilité.
    c est vraiment honteux de voir des gens adultes;et dans des postes de responsabilité,dire des mensonges… de personnes bonnes juste comme une sorte de  »règlement de compte »;et ce parce-qu’on a pas cédé a ses propres  »intérêts »… .
    soyons responsables et surtout bonnets avec nous même et avec l autrui,comme c est malheureux de lire dire des mensonges d un personne qui ne fait que du bien pour toute une génération;d ailleurs tout les enseignants,étudiants lui sont reconnaissants et considère son atterrissement a Oujda comme un miracle et une bénédiction.

  3. meryem
    02/10/2012 at 01:54

    bravo monsieur nougaoui,vraiment ou on va??????
    chers parents soyez vigilants,l oreille tendue et l oeil ouvert,defendez les droits de vos enfants au soleil…ça vous coute votre poche et votre sang!bonne continuation,je suis de tout coeur avec vous!

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