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Abdellah Nhari, un homme persécuté

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Monsieur Abdellah Nhari, le missionnaire et le prédicateur le plus populaire de l’oriental serait-il victime des médias comme le laisse entendre M.Chergui dans l’un de ses articles publié sur le site OUJDACITY ?  Nul n’ignore et encore moins les visiteurs et les habitués du site Oujdacity ni encore les fidèles de la mosquée de Hay PAM (Oujda) que monsieur Chergui lui-même était persécuté à cause de ses écrits sur le site Oujdacity ou de ses prêches dans cette mosquée. Toutes les fois qu’il écrit un article, les commentateurs lui tombent dessus pour s’acharner sur sa personne. Aussi la censure du site est-elle entrée en jeu pour arrêter les mauvaises plumes des mauvais intervenants. De plus, on se souvient de ses démêlés avec le ministère de l’intérieur à travers le caïd de l’arrondissement dont dépend Hay PAM. La vérité que disait le réformateur sur la tribune de la mosquée et celle qu’il dit sur le site déplaisent à l’esprit conformiste : il avait fallu le faire taire comme on cherche à faire taire l’imam Nhari. Mais l’un et l’autre ont la peau coriace.

Ou bien M.Nhari serait victime de sa langue qui a conservé son accent du bled pleine de verve et son timbre pur de la campagne que l’interférence des parlers artificiels d’une ville cosmopolite n’a pas altérée : la ville corrompt les mœurs et corrode le naturel ; elle cultive l’artifice et le faux.  L’imam Abdellah Nhari a conservé toute sa langue ferrée dans les forges insondables de la vérité, loin de la poésie du maquillage, comme il a conservé le geste auguste d’un homme infatigable qui martèle ses mots qui sortent tout palpitants d’une gorge saine ; d’un  porteur de message sans équivoque quand il s’agit de porter haut la parole de Dieu et d’enseigner la Sounna de Son Prophète ( que le Salut et la bénédiction les plus sincères soient sur Lui).

Ou bien il serait victime d’un système politique qui fait main basse sur la pensée et le verbe, surtout quand ceux-ci vont à contre-sens du souffle du vent de l’Etat. Pourtant, l’homme n’enfreint en aucune façon les fondements islamiques de l’Etat, mais les consolide et les fortifie. Ne sommes-nous pas dans un pays musulman avec à sa tête un émir des croyants à qui nous prêtons allégeance chaque année ? Ne somme-nous pas dans un pays musulman où le gouvernement actuel est issu du choix du peuple qui a longtemps oscillé entre une gauche et une droite qui se confondent dans les pratiques ?

Ou bien il serait incompris dans une société où les valeurs s’effritent avec l’émergence de courants qui appellent à lâcher bride aux libertés individuelles : ce qui a contribué à donner naissance à des mouvements de type MALI  ou les dé-jeûneurs  du ramadan ( wakkaline Ramdane), ou de type d’homosexuels… et les valeurs du pays se font emporter par le vent de l’occident, importé par des gens aux mœurs légères, qui souffle sur le pays des airs de danse, de nudité et de débauche.

Toujours est-il que l’affaire du prédicateur de l’oriental, l’imam Abdellah Nhari, est devenue un sujet à controverse. Tantôt est incriminé dans cette destitution le Conseil régional des oulémas de l’oriental avec à sa tête le non moins célèbre théologien Mustafa Benahamza, un grand homme, qui ne peut pas tomber si bas pour mijoter des coups pareils, tantôt la délégation régionale des affaires islamiques de l’oriental,  tantôt le ministère des affaires islamiques, tantôt celui de l’intérieur. L’évidence est que l’on veut museler les bouches des réformateurs et des hommes de religion pour céder la place aux chanteurs et aux danseuses des festivals où priment la grossièreté du mot et la nudité du corps. Il vaut mieux maintenant que plus tard : l’été est aux portes et il promet d’être chaud au sens sensuel.

De plus, l’imam Nhari, depuis longtempsconfiné dans sa petite mosquée Alkaouthar de Koulouche (Oujda), avec un public local restreint, ne dérangeait personne tans sa voix ne portait pas plus loin que les hauts parleurs  de la mosquée. Mais avec l’internet et les voyage du Cheikh, son horizon géographique, humain et médiatique s’élargit. Ses opposants se liguent contre lui mais aucun n’ose dire clairement que Nhari est interdit de prêche et pour quelle raison il est interdit de prêche. Voilà ce qu’il convient d’appeler les coups bas donnés par traitrise au patriarche de la réforme qui ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dénoncer ou de montrer les torts.

Zaid Tayeb

·         /regional-article-61214-ar/جناية-الأضواء-الإعلامية-على-عبد-الله-ا.htm

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1 Comment

  1. said
    02/07/2012 at 22:08

    faut laisser notre imam tranquile

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