Hay El Fath Lazaret Oujda : espaces pollués des points de collecte des ordures : A qui la responsabilité du suivi et de l’exécution du cahier de charge ?

Hay El Fath Lazaret Oujda : espaces pollués des points de collecte des ordures
A qui la responsabilité du suivi et de l’exécution du cahier de charge ?
Zaid Tayeb
Je ne sais plus à qui m’adresser ni de quelle manière m’y prendre pour faire agir les responsables sur les ordures ménagères, l’état des containers et du point de collecte 388 de Hay El Fath, Lazaret, Oujda, en face du centre de soins El Fath. J’ai déjà posté sur ma page Facebook deux petits textes, agrémentés par deux vidéos (mardi 14 juillet et vendredi 17 juillet) dans lesquels j’ai essayé d’attirer l’attention de quelque responsable, quel que soit son statut, pour qu’il puisse intervenir auprès de la société chargée du ramassage des ordures ménagères. Mais les responsables de chez nous, malheureusement, ne lisent pas. En effet, la lecture corrompt aussi bien les esprits faibles que les faibles d’esprit. C’est pourquoi ils ne réagissent pas et si jamais ils réagissent, ils le font mal. Ils ont sans doute d’autres choses plus gaies et moins laides à voir que de mettre leur nez dans une affaire d’ordures ménagères. Nous sommes dans la même situation : j’ai plus de bonnes choses à faire et surtout à écrire que de perdre mon temps à trouver quelque responsable qui ait un peu de sang dans les joues pour les lui empourprer de honte.
Disons au responsable présumé de sortir de son bureau climatisé, de quitter son fauteuil en faux cuir qui pivote, avance et recule sur roues, de venir de notre côté voir et humer. Nous sommes en aval et à vol d’oiseau du bureau où il se refuge, loin de la cohorte et de ses problèmes qui n’en finissent pas. La descente est douce. Il en a pour deux minutes à pied. Toutefois, à toutes fins utiles, le spectacle par lequel il sera accueilli est blessant pour l’œil et irritant pour le nez. Des ordures de toutes les natures éparpillées sur plusieurs dizaines de mètres, des bacs à ordures éventrés et couchés sur le côté, des odeurs à soulever le cœur et parfois même il y a des foyers de feu et de fumée
Nous, les riverains du lieu cité en haut de cette page, avec la chaleur, le sirocco et la canicule qu’il fait, nous n’avons plus le droit d’ouvrir les persiennes ou remonter les rideaux de nos fenêtres pour recevoir un peu de la fraicheur du soir et de la nuit. Nous sommes condamnés à rester cloîtrés dans nos maisons où nous suffoquons le jour et le soir et la nuit. Tout cela, parce que la société chargée du ramassage des ordures ne fait pas son travail comme il se doit. Tout cela parce que les responsables les plus proches de nous et de chez nous ne réagissent pas pour la rappeler à l’ordre. Tout cela parce que le citoyen a moins de valeur que n’ont les chiens auxquels il a été créé un refuge pour leur bien-être. J’ai parfois plus envie de jalouser l’espèce canine que l’espèce humaine. Au moins je serai du côté de la fidélité.
La ville est sens dessus dessous à cause des nombreux travaux : revêtement en goudron des rues, réaménagement des trottoirs, électrification et éclairage public et j’en passe. Toute la ville est en effervescence pendant que les points de collecte des ordures ménagères, Hay El Fath, sont devenus de vraies décharges publiques.
Quand il nous arrive de parler du passé et du présent on dit pour qualifier l’un et l’autre : Le bon vieux temps et les temps modernes. Je regrette le bon vieux temps où chaque citoyen déposait sa poubelle devant le seuil de sa porte et du ramassage de porte et porte. J’abhorre les temps modernes les points de collecte des ordures et le ramassage collectif.
Ce sera pour quand un responsable daignera-t-il venir voir ce que nous endurons avec les ordures, les odeurs, les feux et les fumées qui se dégagent des points de collecte des ordures ?




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