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Quand le train du développement arrivera-t-il à la région de l’Oriental ?

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YAHYA GARNI


Est-il concevable qu’un train file à toute vitesse de Rabat à Tanger en à peine une heure et demie, que la distance vers Fès soit parcourue en 120 minutes, puis… que le rêve s’arrête ?
Oui, il s’arrête brusquement.
Non pas à cause d’une panne technique, mais en raison de choix de développement déséquilibrés.
Le voyageur doit attendre 40 minutes pour changer de locomotive يبدلو الراس , patienter encore, puis accepter un trajet lent vers Oujda, à bord d’un train presque vide…
Comme si l’Oriental était hors de la carte de la vitesse, hors des priorités d’attractivité.
Quel message envoie-t-on alors aux investisseurs ?
Quelle image donne-t-on aux jeunes de la région ?
Leur dit-on que le développement avance à deux vitesses :
une vitesse rapide au centre, et une lenteur préoccupante dans les périphéries ?
Pourtant, la région de l’Oriental ne manque pas d’atouts :
une position stratégique aux portes de la Méditerranée, un riche potentiel touristique et culturel, un port prometteur, et une jeunesse ambitieuse et dynamique.
Mais elle souffre d’isolement, d’un manque de connectivité logistique rapide, comme si elle attendait son tour sur un long quai… que le train ne dessert pas.
Le développement n’est pas qu’une série de chiffres dans des rapports.
C’est un sentiment d’équité, un sentiment d’appartenance, une confiance dans l’avenir. Et lorsqu’un voyageur est contraint de changer de locomotive, ce n’est pas seulement un moyen de transport qu’il change, c’est aussi sa perception de la justice territoriale.
Comment demander à un investisseur d’avoir confiance si les conditions minimales de mobilité rapide ne sont pas réunies ?
Comment promouvoir le tourisme si le voyage vers l’Oriental est long et fatigant ?
Comment lutter contre l’exode interne si la région reste au bout de la ligne ?
La réponse est claire :
il ne peut y avoir d’attractivité économique sans une véritable équité territoriale.
Le train ne doit pas être seulement un moyen de transport, mais un symbole d’unité nationale et d’égalité des chances.
Ainsi, le raccordement de la région de l’Oriental au réseau ferroviaire à grande vitesse n’est pas un luxe, mais une nécessité urgente, un pont vers un avenir plus équilibré.
Nous voulons un train qui ne divise pas le Maroc entre centre et périphérie,
mais qui l’unit dans une même vitesse,
dans un même espoir, et dans un développement pour tous.
En conclusion, nous posons la question d’une seule voix :
Quand le train du développement arrivera-t-il à la région de l’Oriental ?
Ou continuerons-nous à attendre… sur le quai de l’oubli ?
Et nous appelons à la patience pour chaque voyageur parti de Rabat à 7h40, pour n’arriver à Oujda qu’après 17h — soit dix longues heures, parfois même déconnecté du monde virtuel, faute de batterie…..

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