Où va notre pays, le Maroc?

Yahya TORBI
Nul ne peut nier ou contester que depuis les trois dernières décennies, le Maroc, qui était vu comme un pays tyrannique, a radicalement rompu avec ce que l’on appelait les années de plomb, et est entré dans l’erre des grandes démocraties et grandes économies.
Après s’être réconcilié avec les opposants politiques et avoir indemnisé les victimes des exactions qui ont marqué cette période, dans le cadre de l’instance Équité et Réconciliation, il s’est penché sur la consolidation des Droits de l’Homme, au point qu’aucun autre pays arabe ou africain ne peut rivaliser avec nous en matière du respect des libertés individuelles et de la liberté d’expression et les droits des minorités. En effet, aujourd’hui que notre pays s’est largement ouvert sur la technologie numérique, on constate que chaque citoyen ou presque a sa propre page Facebook, et/ou un ou plusieurs comptes, sur YouTube, TikTok, Instagram, …, des plates-formes sur lesquelles, il exprime librement et à visage découvert ses idées et opinions politiques, ses principes et convictions, ses penchants et tendances en allant jusqu’à abuser du laxisme et de l’indulgence dont l’Etat fait preuve, et ce bien que les incivilités, les propos injurieux et les diffamations à l’égard d’autrui se déchaînent sur les réseaux sociaux, à cause des utilisateurs ignorants ou mal informés sur les limites de la liberté d’expression et de la presse.
Pour ce qui est de l’égalité des sexes ou plus précisément la parité entre homme et femme, les femmes marocaines jouissent de tous ou presque tous leurs droits et libertés au même titre que les hommes, et occupent les hautes fonctions publiques et privées, jadis réservées aux hommes; et ainsi, la représentativité féminine au sein du parlement et du gouvernement augmente d’un mandat à l’autre, et, c’est fort possible que le prochain gouvernement soit dirigé par une femme comme première ministre, c’est ce que revendiquent d’ailleurs des instances nationales et internationales; pour plus d’émancipation et de démocratie.De véritables exploits qui ont été réalisés grâce à la constitution, au militantisme et aux combats que mènent inlassablement les associations féministes contre le sexisme et la misogynie, ainsi que pour la cause et la condition de la femme marocaine en général, au moment même où la femme dans d’autres pays arabes, africains et asiatiques continue d’être privée de ses droits et libertés fondamentaux et d’être soumise et réduite au silence et à l’esclavage, au nom de la religion ou à cause du sexisme et des régimes policiers qu’exercent leurs dirigeants à leurs égards.
Sur le plan économique et financier, le Maroc, pays agricole, à la base, s’industrialise à grands pas, grâce aux technologies de pointe dont il a doté les différents secteurs de production, aux investissements étrangers dans des activités économiques stratégiques, aux méga-projets qu’il réalise et surtout aux infrastructures portuaires dont il dispose et qui lui permettent, d’une part, de s’ouvrir sur d’autres contrées et en Afrique et en Europe, et d’autre part, de concurrencer les grandes puissances économiques en matière d’import et d’export. Ainsi, le produit » made in Morocco » comme l’agro-alimentaire, le textile, les énergies renouvelables- dites douces-, les pièces détachées, les marchandises artisanales, le phosphate et ses dérivés et bientôt les hydrocarbures… commencent à envahir les marchés internationaux, quant à l’industrie automobile et aéronautique est en plein essor, et par conséquent l’unité monétaire nationale est, aujourd’hui, capable de se mesurer à l’euro et au dollar américain. A cela s’ajoute l’industrie du tourisme qui a fait du secteur un des plus competitifs au monde; ce secteur, qui attire chaque année des millions de touristes des quatre coins de la planète, a détrôné l’Égypte, la Tunisie ainsi que d’autres pays dont l’activité économique s’appuie sur le tourisme.
Ainsi, le Maroc est, selon les observateurs, le seul et premier pays maghrébin et africain qui non seulement joue majestueusement dans la cour des grands, mais qui fait l’histoire et la civilisation comme les a faites pendant 8 siècles en Andalousie, et qui sert ainsi de modèle pour les pays en voie de développement, et qui inspire même des pays européens en termes de sécurité et de stabilité; c’est d’ailleurs ce qu’a confirmé l’Union Européenne à maintes reprises. Et, si le Tiers-Monde dépend toujours de l’Occident pour son existence et sa survie, le Maroc est sur le point d’atteindre son auto-suffisance et sa souveraineté alimentaires, énergétiques, pharmaceutiques, militaires et en matière de production d’automobiles. Et, tandis que des pays et leurs peuples se tiermondisent et que d’autres, comme la France et les Français, sont menacés de disparaître ou d’être remplacés à cause de la natalité insuffisante, de l’invasion migratoire, de l’islamisme, du multiculturalisme, du grand banditisme et du manque de perspicacité et d’envergure de leurs dirigeants, les Marocains consolident et soutiennent de plus en plus leur Etat-nation, vieux de 1200 ans. Bref, en réponse à la question posée en haut, le Maroc va vers une meilleure destination, sous l’œil vigilant de Sa Majesté le Roi.
MAIS, pour barrer la route aux racailles de la cinquième colonne qui vivent librement au milieu de nous, et faire taire les détracteurs de notre pays qui ne cessent de proférer, depuis l’étranger, des calomnies à fin de nuire à nos mœurs et valeurs, et pour que notre démocratie atteigne son ampleur, l’économie son apogée et la prospérité son paroxysme, mais surtout pour éviter que le pays aille à deux vitesse, il faut combattre la corruption et la déraciner jusqu’à l’éradication. Car, avec la corruption, on peut acheter n’importe qui, surtout des magistrats, ainsi que ceux à qui on a confié le contrôle du fonctionnement normal de l’Etat et ses institutions. Et puisque l’heure est à la réforme et qu’il est temps plus que jamais de sauver l’image rayonnante du royaume et sa réputation, il faut accélérer les enquêtes et les poursuites judiciaires contre les élus et responsables qui ont été corrompus jusqu’à la moelle et qui continuent, d’une manière ou d’une autre, de piller et subtiliser les biens et l’argent des contribuables, et procéder surtout au recouvrement des fonds publics détournés par ces voleurs, qu’ils ont injectés dans leurs propres comptes en banques et/ou illégalement transférés a l’étranger, et, dans le cas échéant, à la confiscation de leur fortune illicite, qu’ils ont réalisée ( grâce à) l’argent noir. Car, si on ne met pas fin, une fois pour toutes, à la corruption sous toutes ses formes et à l’absence de bonne gouvernance, tout processus démocratique et de développement tournera au ralenti, voire sera freiné, et donc, c’est l’Etat qui sera toujours au point mort. Autrement dit, plus on traque les corrompus et les corruptibles, plus l’Etat fonctionnera bien, plus le pays ira mieux; d’autant plus que tous ces milliards dérobés auraient dû être investis dans des chantiers sociaux colossaux, dans le but de créer des postes d’emplois pour les jeunes étudiants diplo^més dont le nombre augmente d’année en année, et sur la formation et la qualification desquels l’Etat devrait se pencher davantage et qu’il faut mettre au coeur des politiques gouvernementales; vu que la jeunesse est la colonne vertébrale de la société et un excellent atout pour relever les défis.
Yahya TORBI





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