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Le Rein un capital précieux à préserver par la prévention et le dépistage

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Les reins, un capital précieux à préserver

L’insuffisance rénale reste un grand problème de santé publique au Maroc

La journée mondiale du rein est l’occasion pour l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques(AMMAIS), présidée par le Dr Khadija Moussayer, de rappeler l’importance vitale de cet organe qui assure de nombreuses fonctions, bien au-delà de la seule production de l’urine et de l’élimination des déchets qu’elle contient. Ils sont ainsi dotés de glandes à la partie supérieure de l’organe, les surrénales, qui sécrètent des hormones indispensables à l’équilibre de notre organisme. L’hypertension, le diabète et les maladies auto-immunes sont les principaux facteurs de risque de la survenue de pathologies rénales, souvent graves et qui « tuent » encore souvent au Maroc. Prévention et dépistage sont plus que jamais des priorités. On rappellera à cet égard que un adulte sur dix souffre d’une affection rénale, soit près de 850 millions de personnes dans le monde et 3 millions au Maroc. L’insuffisance rénale chronique serait responsable de 2,4 millions de morts par an dans le monde.

Sommaire

I/ Rôle et Fonctionnement du rein

II/ L’attaque insidieuse des reins 

III/ La prévention de l’insuffisance rénale

IV Le dépistage de l’insuffisance rénale

V/ La toxicité médicamenteuse

VI/ Annexes

I/ Rôle et Fonctionnement du rein

Outre la production d’urine qui permet l’élimination de déchets toxiques comme la créatinine et l’urée, les reins assurent tout l’équilibre de l’organisme en ajustant nos besoins en eau et sels minéraux (sodium, potassium, calcium…) et en produisant ou activant des hormones indispensables comme la rénine qui régule la pression artérielle, l’érythropoïétine (ou EPO comme celle employée en dopage par les sportifs !) qui favorise la production de globules rouges et la vitamine D au bénéfice de nos os. L’ensemble des liquides de l’organisme est filtré une dizaine de fois par jour, soit l’équivalent de 180 litres par jour !

 Le rein contient environ 1 million d’unités productrices d’urine, les néphrons qui sont constitués d’un réseau de petits tubes (les tubules) et d’un système de filtration du sang, appelé glomérule. Cette épuration est effectuée par des cellules spécialisées (les podocytes) qui, en retenant les molécules de plus grosse taille, produisent un liquide qui contient  de l’eau, du potassium, du sodium, du glucose, des acides aminés…ainsi que de l’urée et de l’acide urique. Sa composition varie en fonction des apports et des besoins du corps.

Le bon fonctionnement des reins se mesure par le calcul du débit de filtration glomérulaire du sang. Une valeur normale se situe autour de 100 ml/mn (entre 90 et 120). Ce débit correspond aux capacités du rein en pourcentage : à 60 ml/mn ainsi, le rein fonctionne à près de 60 %, chiffre en dessous duquel on présente une insuffisance rénale. La présence anormale de protéines (protéinurie) ou de sang dans les urines témoigne aussi de l’existence de lésions.

Les glandes surrénales par ailleurs synthétisent et relâchent de nombreuses hormones dans la circulation sanguine, comme l’adrénaline qui accélère le rythme cardiaque en cas de besoin et le cortisol aux nombreuses fonctions, dont notamment  la régulation de la glycémie (le taux de sucre dans le sang).

II/ L’attaque insidieuse des reins 

La maladie rénale chronique ou insuffisance rénale est une diminution du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Longtemps silencieuse, elle ne régresse pas et peut évoluer, vers l’insuffisance rénale chronique terminale, comme cela se passe encore trop au Maroc, en l’absence de diagnostic précoce, faute souvent d’avoir consulté par manque de moyens.

Un adulte sur dix souffre d’une affection rénale, soit près de 850 millions de personnes dans le monde et 3 millions au Maroc. L’insuffisance rénale chronique serait responsable de 2,4 millions de morts par an dans le monde.

Outre l’obésité, les pathologies qui induisent un dysfonctionnement rénal sont liées dans presque un quart des cas à une hypertension et un autre quart à un diabète. Ainsi, dix ans après le début d’un diabète, près d’un tiers des patients dans le monde développe encore une insuffisance rénale malgré l’amélioration constante de sa prise en charge.

Les maladies auto-immunes ou à manifestations auto-immunesen constituent ensuite la troisième grande cause chez plus de 10 % des patients : dans ces dernières, le système immunitaire chargé normalement de nous défendre des agresseurs extérieurs (bactéries, virus…) se dérègle en s’attaquant à nos propres cellules et tissus. Les atteintes rénales peuvent s’y révéler parmi les plus lourdes, allant jusqu’à engager encore le pronostic vital au Maroc, dans certaines de ces pathologies comme le lupus ou la sclérodermie (une maladie rare qui se manifeste par un durcissement de la peau).

Aucun symptôme en général ne prévient de l’altération des reins qui parviennent au début à compenser leurs dégradations par un surcroît d’activité permettant une production identique d’urine. Les premiers signes sont malheureusement souvent trop vagues (fatigue, perte d’appétit…) pour être pris au sérieux. On note qu’à partir de 40 ans les capacités de filtration diminuent de 10 % tous les 10 ans et qu’après 70 ans un tiers des personnes présentent techniquement une insuffisance rénale sans que se produisent forcément de complications graves si ces capacités peuvent se stabiliser à un niveau encore acceptable.

Ces affections rénales ont tout pour faire peur alors qu’avec une attention minutieuse, on peut ralentir la progression de l’insuffisance rénale et même la contrôler. Il est en parallèle essentiel de traiter efficacement les pathologies associées à ces insuffisances, Dans les cas les plus graves, lorsque les reins fonctionnent à moins de 10 % de leurs capacités, on est malheureusement obligé de recourir à la dialyse et éventuellement la greffe rénale.

III/ La prévention de l’insuffisance rénale

Pour éviter des atteintes rénales, la prévention est primordiale.

Elle passe d’abord en priorité par le traitement précoce et adapté des deux causes principales de l’insuffisance rénale : l’hypertension artérielle et le diabète. Le contrôle de la pression artérielle et de la glycémie sont indispensables pour éviter une évolution, à long terme, vers l’insuffisance rénale. Cela nécessite entre autres de maîtriser la pression artérielle (qui idéalement doit être de 140/80 mm Hg) et la protéinurie, c’est-à-dire la présence de protéines dans les urines (qui doit être inférieure à 0,5 g/jour).

La prise en charge de tous les facteurs de risque évitables participe aussi de cette prévention comme :

– la diminution du poids et  l’hygiène diététique (régime limité en sel et apport en protéines contrôlé)

– le traitement des maladies auto-immunes,  notamment par l’emploi adéquat de médicaments anti-inflammatoires et/ou immunosuppresseurs ;

– la suppression des médicaments toxiques pour les reins ;

– etc

IV/ Le dépistage de l’insuffisance rénale

Il consiste à rechercher des signes de maladie en l’absence de tout symptôme. Il est réalisé à partir du test de bandelettes urinaires sur un échantillon d’urines pour la recherche de la présence de protéines (normalement filtrée par les reins), de globules rouges et globules blancs dans ces urines. Il permet ainsi facilement de  détecter les dommages, même à un stade précoce.

Ce dépistage est proposé en priorité aux personnes présentant un ou plusieurs facteurs de risque d’insuffisance rénale chronique  comme le diabète, l’hypertension, l’obésité, l’insuffisance cardiaque, des pathologies athéromateuses (artérites…), auto-immunes, urologique (calculs rénaux…), certaines maladies virales (VIH, Hépatite C.. .)… et sans oublier les personnes âgées de plus de soixante ans.

En présence d’un ou plusieurs facteurs de risque, le médecin traitant «de famille » doit aussi proposer un dépistage et une surveillance régulière, une fois par an pour assurer une détection précoce des débuts de la maladie rénale chronique, ceci afin de maîtriser et retarder l’évolution du mal.

Ce dépistage annuel consiste en :

– une prise de sang avec dosage de la créatinine permettant le calcul du débit de filtration glomérulaire La créatinine est un déchet produit par l’activité musculaire et la dégradation des protéines que vous consommez. Le taux de créatinine augmente lorsque la fonction rénale se détériore. Une détérioration de la fonction rénale signifie que les reins ne peuvent pas éliminer les toxines et les déchets de votre sang aussi bien que ceux d’une personne ayant une fonction rénale normale

– et une analyse d’urine pour une recherche de la présence de protéines (ou d’albumine chez les personnes diabétiques) dans les urines.

Il peut arriver aussi que ces deux examens précédents soient négatifs alors que le test à la bandelette est positif.

Quoiqu’il en soit et dans tous les cas de figure, d’autres analyses de sang, des radiographies, une échographie, une biopsie des reins… peuvent ensuite être nécessaires pour établir l’origine exacte de la maladie rénale pour procéder au bon traitement.

V/ La toxicité médicamenteuse

Tout le monde ou presque prend des médicaments pour de « petites » ou « grandes » pathologies, mais sans toujours bien le savoir, certains sont susceptibles d’avoir de graves impacts sur les reins et causer des insuffisances. Du fait de sa riche vascularisation (25 % du débit cardiaque), le rein est en effet un organe particulièrement vulnérable à la toxicité des médicaments présents dans l’organisme.

Sans aucune douleur et sans symptômes particulier, de nombreux médicaments, s’ils sont pris sans contrôle régulièrement et à doses significatives, vont détruire les reins silencieusement. Sans ordonnance, certains peuvent se révéler particulièrement nocifs. Ils seraient responsables de près de 10% des insuffisances rénales aiguës. Il faut donc, par principe, éviter l’automédication à long cours

Parmi ceux-ci :

– Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Ces médicaments (de type ibuprofène, acélofénac ou naproxène) peuvent conduire à une insuffisance rénale en particulier si on ne s’hydrate pas assez (à cet égard les personnes âgées sont les plus vulnérables, car elles perdent la sensation de soif).

– Les diurétiques

Parfois indispensables pour perdre du poids, les diurétiques peuvent être dangereux : ils font en effet éliminer l’eau et le sel par les reins mais peuvent aussi faire baisser trop fortement le taux de potassium du sang, entraînant alors des lésions qui conduisent à une insuffisance rénale chronique.

– Les antibiotiques

Certains, en particulier de la famille des aminosides, sont le plus à surveiller. Les aminosides, employés dans le traitement des infections graves des voix urinaires, présentent des risques élevés d’effets indésirables. Heureusement, ce type d’antibiotique est surtout administré en milieu hospitalier qui en connaît les dangers

– les chimiothérapies

Certains médicaments anticancéreux provoquent des effets néfastes sur les reins. Il faut remédier à ces effets négatifs par une bonne hydratation.

Parmi les autres médicaments à surveiller, on peut citer des analgésiques, des antirhumatismaux (comme certaines biothérapies, la chloroquine et l’hydroxychloroquine), des anticonvulsivants, certains antiviraux, des traitements de l’hypertension artérielle, des antithyroïdiens ….

On le voit, la liste est longue ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas les utiliser, mais à bon escient et sous contrôle médical. Les insuffisances rénales sont malheureusement vite arrivées. Les diabétiques et les personnes âgées de plus de 65 ans en sont parmi les plus fragilisés. Les régimes (et certains compléments alimentaires) sont aussi responsables d’insuffisances, notamment ceux qui sont hyperprotéinés. Dans les pays du Maghreb, comme le Maroc,  et d’Afrique Noire, l’automédication par ailleurs est si massive (faute d’avoir les moyens financiers suffisants pour consulter un médecin) qu’elle provoque bien des catastrophes.

Casablanca, le 07 mars 2019

Dr MOUSSAYER KHADIJA  الدكتورة خديجة موسيار

اختصاصية في الطب الباطني و أمراض  الشيخوخة

Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie

Présidente de l’Alliance Maladies Rares Maroc
رئيسة ائتلاف الأمراض النادرة المغرب

Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)

رئيسة الجمعية المغربية لأمراض المناعة الذاتية و والجهازية

Vice-président du Groupe de l’Auto-Immunité Marocain (GEAIM)

Chairwoman of the Moroccan Autoimmune and Systemic Diseases Association

Membre de la Société Marocaine de Médecine Interne (SMMI)

Vice-présidente de l’association marocaine des intolérants et allergiques au gluten (AMIAG)

ANNEXES :

A/ les maladies auto-immunes : une auto-destruction de l’organisme, B/ les buts de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) et de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM), C/ Pour en savoir plus ; références et bibliographie, D/ Abstract

A/ les maladies auto-immunes : une auto-destruction de l’organisme

Lors d’une maladie auto-immune (MAI) ou à manifestations auto-immunes, le système immunitaire commet des erreurs et détruit certains des tissus de son organisme, les « considérant » comme étrangers 

La nature des attaques auto-immunes varie énormément selon la maladie. Le système immunitaire peut attaquer par exemple : 1/ une substance spécifique, la couche protectrice (myéline) des cellules nerveuses dans le cerveau, la moelle épinière et le nerf optique dans la sclérose en plaques ; 2/ des cellules et des tissus de la peau, des articulations, du cœur et des reins dans le lupus érythémateux disséminé.

Il existe deux catégories de maladies auto-immunes :

– celles qui sont limitées à un seul organe et appelées maladies auto-immunes « spécifiques d’organe » (comme la maladie de Basedow qui touche la thyroïde ou le diabète de type I qui touche le pancréas) ;

– celles au cours desquelles plusieurs organes sont touchés successivement ou simultanément, dites alors maladies auto-immunes « systémiques ». comme : le lupus érythémateux disséminé (atteintes préférentielles des articulations, de la peau, des reins, du système cardiovasculaire, des globules rouges mais aussi pratiquement de n’importe quel organe) ; la polyarthrite rhumatoïde (atteinte principalement articulaire, plus rarement pulmonaire et cutanée) ; le syndrome de Gougerot-Sjögren (atteintes des glandes salivaires et lacrymales occasionnant un syndrome sec et plus rarement des articulations, de la peau et des poumons) ; la spondylarthrite ankylosante (atteinte des articulations surtout de la colonne vertébrale, atteintes pulmonaire et neurologique possibles).

Parmi les Pathologies auto-immunes, un certain nombre sont des maladies rares et peu connues du grand public : le syndrome de Goodpasture, le pemphigus, l’anémie hémolytique auto-immune, le purpura thrombocytopénique auto-immun, la polymyosite et dermatomyosite, la sclérodermie, l’anémie de Biermer, la maladie de Gougerot-Sjögren, la glomérulonéphrite…

Ces affections souvent ne sont pas pour la plupart curables définitivement. Les traitements sont destinés à ralentir ou à supprimer la réponse immunitaire pathologique et s’appuient sur : les corticoïdes par voie orale ou en bolus (injection intraveineuse d’une dose importante), les immunosuppresseurs : (cyclophosphamide, azathioprine, méthotrexate, Mycophénolate Mofétil), les échanges plasmatiques ainsi que les immunoglobulines et enfin les biothérapies.

Outre un médecin généraliste, la prise en charge de ces maladies est assurée par différents spécialistes en fonction des organes touchés (rhumatologue, gastroentérologue, cardiologue…) et / ou un spécialiste en médecine interne, encore appelé « interniste », une spécialité quelque peu méconnue en France et surtout au Maroc : il soigne notamment les patients qui présentent plusieurs organes malades, ou atteints simultanément de plusieurs maladies ; les maladies auto-immunes sont au cœur de ses compétences).

Au total, ces pathologies constituent un grave problème de santé publique du fait de leur poids économique et humain : 3ème cause de morbidité  dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent en effet environ 10 % de la population mondiale et occupent le troisième poste du budget de la santé dans les pays développés.

Enfin dernier point et ce n’est pas le moindre, les maladies auto-immunes n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui porte très majoritairement ce fardeau dans plus des 2/3 des cas. La proportion de femmes atteintes pour un seul homme est ainsi dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la sclérose en plaques de 2f/1h…

Il existe toutefois quelques maladies auto-immunes  que les hommes sont tout aussi  ou plus susceptibles de développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le granulomatose de Wegener et le psoriasis.

De fait, la femme est à la fois au cœur des maladies auto-immunes et des maladies rares ! C’est ce qui fait ces maladies rares auto-immunes ont fait dernièrement aussi l’objet de débats lors de la seconde journée des maladies rares le 23 février 2019, que l’Alliance des Maladies Rares au Maroc – (AMRM)a organisé sous le patronage du Ministère de la Santé à l’université Mohamed VI des Sciences de  la Santé de Casablanca, ainsi que lors d’une conférence de presse organisée, le 21 février 2019, avec le soutien des laboratoires Sanofi Genzyme, pour célébrer la 12 ème édition de la journée internationale des maladies rares,

B/ les buts de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS) et de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM).

Les objectifs d’AMMAIS, créée en 2010  à la suite d’une rencontre avec un groupe de  marocaines atteintes de la maladie de Gougerot, sont d’informer et sensibiliser grand public et médias sur ces maladies en tant que catégorie globale afin que le diagnostic soit plus précoce, d’aider à leur meilleure prise en charge et de promouvoir la recherche et les études sur elles.

Elle organise régulièrement des manifestations comme la journée de l’auto-immunité,  la rencontre  sur le syndrome sec et la maladie de Gougerot-Sjögren… ou encore des rencontre clinico-biologique avec l’association marocaine de Biologie Médicale (AMBM). Le président d’honneur d’AMMAIS est le Pr Loïc Guillevin, ancien Membre du collège de la Haute Autorité de Santé – HAS -et président de sa commission de la transparence, ex-membre du Comité de Pilotage du Plan National Maladies Rares en France et ancien président de la société française de médecine interne (SFMI).

L’association se donne par ailleurs pour but de contribuer à la création par les malades eux-mêmes d’associations spécifiques comme l’association marocaine des intolérants au gluten (AMIAG), l’association marocaine de la fièvre méditerranéenne familiale (AMFM), l’association marocaine des malades d’angioedèmes (AMMAO)… ou encore l’association pour les personnes atteintes de rachitisme vitamino résistant hypophosphatémique (RVRH-XLH).

Ammais est enfin à l’origine de la création en 2017 de l’Alliance des Maladies Rares au Maroc (AMRM) avec d’autres associations de patients atteints de maladies rares.

Elle s’est inspirée des modèles des  pays plus développés, où des associations de malades atteints de maladies rares et des malades dépourvus d’association se sont unis depuis plusieurs années en « Alliances », telles  la France avec l’Alliance Maladies Rares ou la Suisse avec Proraris.

C/ Pour en savoir plus : références et bibliographie

– Fondation canadienne du rein  https://www.kidney.ca/depistage-et-prevention

– Prévenir et dépister l’insuffisance rénale – Ameli.fr pour les assurés

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/maladie-renale-chronique/prevention-depistage

– Moussayer Khadija – Maladies auto-immunes : Quand le corps s’attaque à lui-même – Doctinews N° 36 Août/Septembre 2011.

http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/551-maladies-auto-immunes

– Moussayer khadija – L’HYPERTENSION ARTERIELLE SECONDAIRE : ON PEUT EN GUÉRIR ! Doctinews N° 21 Avril 2010

http://doctinews.com/index.php/archives/39-dossier/122-lhypertension-arterielle-secondaire-on-peut-en-guerir

D/ Abstract about kidneys and auto-immune Diseases

The kidneys are important organs with many functions in the body, including producing hormones, absorbing minerals, and filtering blood and producing urine. People have a higher risk of kidney disease if they have diabetes ; high blood pressure, or an autoimmune disorder. Chronic kidney disease damages the nephrons slowly over several years.

The autoimmune diseases are a broad range of related diseases in which a person’s immune system produces an inappropriate response against its own cells, tissues and/or organs, resulting in inflammation and damage. There are over 100 different autoimmune diseases, and these range from common to very rare diseases, like lupus, type 1 diabetes, scleroderma, celiac, Graves disease and Sjogren’s syndrome.

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