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La promotion des enseignants est la promotion des enseignants, le pourquoi et le comment ?

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L’ensemble des documents officiels au Royaume du Maroc insiste sur la nécessité de la réflexivité de l’enseignant. Ainsi, il parait évident que la formation continue des enseignants soit appliquée de façon à encourager des pratiques enseignantes innovantes. En effet, la nécessité de disposer d’une équipe pédagogique avertie et au goût du jour permettrait au ministère de tutelle de suivre les nouvelles mouvances pédagogiques et didactiques et ainsi assurer une meilleure qualité d’enseignement/apprentissage. Par conséquent,  l’enseignant, par défaut, devrait être capable de niveler ses apprentissages académiques à ses élèves qui sont soient au primaire ou au cycle supérieur, qu’ils soient secondaires ou qualifiants. Ceci n’est pas si évident, puisque, une phase de formation est essentielle pour que le futur enseignant puisse convertir ses acquis académiques en séquences et autres modules susceptibles de transposer un savoir savant à un savoir-faire et un savoir être tant acclamés par les différentes recommandations pédagogiques. Or, depuis l’avènement des Centres Régionaux des Métiers de l’Education et de la Formation (CRMEF) anciens CFI, EPS et ENS, la formation réduite en une seule année semble insuffisante. En effet, en dépit des différentes Mises en Situation Pédagogiques (MSP), le futur enseignant se voit confronté à une diversité de procédés et de postures qui peuvent tout aussi bien enrichir ses pratiques que dérouter ses représentations…Bref, quoiqu’il en soit, les CRMEF, sont ou étaient ce virage si fédérateur et catalyseurs d’un ensemble de préceptes pertinents au développement des pratiques enseignantes.

Toutefois, en dépit de l’apport méthodologique et responsabilisant de ces centres, l’enseignant se voit perpétuellement dans une situation transmissive qui s’oppose aux différents discours exhortant  l’implication de l’apprenant dans un processus assez compliqué. Avouons-le, avec le niveau des apprenants actuels, le transmissif semble la pratique la plus simple…Mais, avec les deux dernières générations des enseignants formés au Crmef, à savoir la promotion 2015 et 2016, les choses ont un peu changé. Les lauréats de ces centres, majoritairement mastérisants, voire doctorants ont un regard plutôt axé sur la méthodologie, l’usage des connaissances, et la responsabilisation des apprenants. En dépit des différents handicaps, les enseignants, par un souci de bienveillance se permettent à des gymnastiques cognitives de façon à outiller les apprenants de telle manière à faire d’eux, des apprenants autonomes et fonctionnels. En effet, le niveau supérieur d’étude des enseignants s’est positivement répercuté sur leur pratique pédagogique…Signalons le, et gratuitement pour l’état…

Comment ?

Les enseignants dont fait état ce billet sont au nombre de 2000. Tous ont bien décroché leur diplôme de master bien avant d’intégrer la fonction publique, et depuis bientôt deux ans, ils se livrent à une batail pour débloquer un droit fondamental, un droit commun à tous les fonctionnaires du secteur public, à savoir, celui de la promotion par la diplomation.

Il est très frustrant de constater que le gouvernement permette une telle absurdité, comment peut-on tolérer que tous les autres ministères accordent un salaire qui s’aligne à la formation de ses cadres, tandis que le ministère de l’enseignement, refuse de l’appliquer. On dirait un paradoxe sordide où le bon sens est tout bonnement absent.

En revoyant tout le chahut autour de ce sujet, surtout sur les différents réseaux sociaux, on constate avec si peu de mal que cette revendication (promotion par la diplomation) divise les internautes : Si une partie avance que les enseignants ont décroché leur master malhonnêtement, ou encore, qu’il est totalement absurde qu’un enseignant titulaire dans une discipline donnée soit promue tandis qu’il enseigne une toute autre discipline, ETC…l’autre clan quant à lui, insiste sur l’intérêt promotion, surtout, que cela était de vigueur jusqu’en 2015.

Enfin, peu importe de quel angle se fait l’étude de ce problème, mais ce qui semble primer est le fait que l’enseignant marocain reste souvent marginalisé par rapport aux autres secteurs en dépit de ses efforts considérables. Qu’il soit dans une agglomération ou un milieu rural, il est fortement sollicité soit pour enseigner, qui est sa véritable formation, soit pour écouter au sein des cellules de soutien, soit d’épauler, dans les différents cas de difficultés, ou même financer un établissement, quand ce dernier peine à fournir des supports ou tout bonnement des copies.

Enfin, l’enseignant, est l’unique fonctionnaire qui se doit d’aligner sa pratique aux particularités culturelles de la région de son exercice, c’est à lui qu’incombe de façonner les individus pour en faire des citoyens, et enfin, un enseignant est une personne capable de relever une panoplie de défis à chaque heure…

 
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1 Comment

  1. soufian LM
    29/10/2017 at 00:43

    الترقية بالشهادة حق مشروع
    تحية لك أستاذ جمال

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