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L’APARTHEID SOCIAL

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    L’APARTHEID SOCIAL

   La France est la cinquième nation la plus riche au monde. En même temps, il y a 8 millions de pauvres dans le pays. De 2004 à 2007, leur nombre a bondi de plus de1 million. Cela veut dire que 400 000 malheureux supplémentaires sombrent dans la pauvreté chaque année en France( extrait d’un article de presse digne de foi)

Combien se cramponnent au bord du gouffre ?  Déjà, toutes ces femmes clouées dans le travail précaire et à temps partiel. Dans cette masse, il y a 2 millions de personnes qui travaillent du matin au soir, se tuent la vie en temps de transport et crapahutages divers et qui sont néanmoins pauvres.

Il y a 2 millions de très mal logés, donc 600 000 enfants et 100 000 personnes sans domicile fixe, les SDF. A ceux-là s’ajoutent désormais plus de 500 000 personnes sans domicile personnel. Parmi elles, près de 100 000 vivent dans les hôtels loin d’être des hôtels de luxe, bien sûr.

Ce n’est pas tout. Des milliers de personnes vivent dans ce qu’on appelle en France « des habitats de fortune ». Parmi ces gens, tant de jeunes ! Quel début dans la vie !

C’est, sans conteste, le désespoir qui se renouvelle et se développe durant toute leur vie.

 Au Maroc, la situation, si elle n’est pas quasiment identique à celle qui prévaut en France, elle a tendance à empirer avec persistance. Evidemment, les autorités locales entretiennent hermétiquement une sorte de black out sur tout ce qui est de nature à ternir la vision qu’elles tiennent absolument à propager parmi la  population ainsi que les touristes étrangers.

A vrai dire, on n’est pas encore parvenu à adopter des approches scientifiques et rigoureuses, pour cerner méthodiquement et méthodologiquement la situation et en faire part à la population pour la sensibiliser et la familiariser avec de tels paysages sociaux.

Ainsi on peut constater une certaine carence au niveau des axes d’information qui se limitent à ventiler des actions d’aide, de soutien, telles que la lutte contre l’analphabétisme,  la pauvreté, la famine, la précarité, les maladies contagieuses, les habitats insalubres. Le tout se réalise, autant que faire se peut, en fonction de programmes planifiés à long terme, avec l’aide d’Organisations Nationales et Internationales.

Il convient de préciser cependant, qu’au Maroc il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de consulter des publications officielles de chiffres et de données convergentes  ou même divergentes sur place, compte tenu d’une certaine frilosité des responsables qui agissent avec un excès de méfiance d’interprétations  jugées «  outrageuses . »

Par ailleurs, les organismes et les associations qui s’intéressent au suivi et à l’évolution de la situation sociale des SDF, ou aux habitats insalubres et précaires, n’hésitent pas à parler de phénomènes de précarité touchant des régions entières du pays que ce soit dans les grandes villes, ou dans le monde rural, dans les montagnes ou en plein désert.

Oui, en effet, on peut parler de phénomènes d’apartheid social qui contraint ces populations dépourvues d’un minimum de dignité humaine, à survivre tels des sous hommes dans des grottes, les mains levées vers le ciel dans l’espoir de trouver quelque part un morceau de pain à mettre sous la dent.

En ville, se développe un phénomène inhumain qui consiste à isoler tout un quartier au moyen  de murs gigantesques dans le but d’isoler la misère, la pauvreté, les bidonvilles, ainsi que des êtres encore humains qui s’y cloîtrent malgré eux, dans un Maroc dit-on qui bouge, se développe, se modernise.

 Par conséquent, la formule de l’apartheid social, si elle permet d’isoler la pauvreté, et la mendicité, pour ne pas froisser ni bousculer la quiétude de ceux qui préfèrent s’isoler dans leurs châteaux, pour ne pas être dérangés par des voisinages asphyxiants et insupportables, à leurs yeux, ne semble guère contribuer à servir comme remparts cachant les murs de la honte./.

DE VIVE VOIX : Mohammed Essahlaoui

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