Oujda/ Gestion communale en situation de stand by19/07/2010
La réalité du conseil municipal d’Oujda est à l’antipode des discours politiques et programmes électoraux des partis composant cet organisme élu. De l’avis de plusieurs observateurs locaux, la gestion de la chose communale à Oujda laisse beaucoup à désirer et ne répond nullement aux aspirations de la population locale ni à ses attentes.
La session de juillet 2010 a été, encore une fois, reportée puisque le quorum n’a pas été atteint. Sur les 65 membres, seuls 16 conseillers ont signé le PV de présence. Pourtant, une cinquantaine d’élus se trouvait dans le hall de la commune urbaine ce jeudi.
Au fait, les élus du PAM qui s’étaient alliés au Parti de l’Istiqlal pour élire Omar Hjira président du conseil en juillet 2009, sont passés à l’opposition. Ainsi, s’est constituée une nouvelle configuration politique avec une majorité fragilisée et une opposition renforcée..
Selon des sources proches du conseil municipal d’Oujda, cette nouvelle opposition majoritaire est décidée à forcer le président à démissionner ou, le cas échéant, à inciter les autorités compétents à le relever de ses missions électives de président.. Mais, le plus grand perdant n’est autre que la ville d’Oujda et sa population, prise en otage..
Pour clarifier cette situation conflictuelle, nuisible aux intérêts de la ville, RADIO PLUS à interrogé le président Omar Hjira, Ahmed El Hamal et Mustapha Benabdelhak, t^tes de liste respectives du PJD et du MP. Pour les deux interlocuteurs de l’opposition, la responsabilité incombe au président qui ne concerte avec personne et prend des décisions individuelles manquant de bon sens. Et de préciser ; l’exclusion et l’ostracisme, érigés en règle de base, ont vidé la démocratie et la gouvernance locales de tout sens en sorte que les commissions du conseil sont devenues inopérationnelles. « Notre position est donc légitime’ concluent les deux conseillers.
Quant président Omar Hjira, il réfute toutes ces critiques tout en admettant que l’opposition a le droit et le devoir de jouer ce rôle important. Mais, précise-t-il, l’opposition recourt à des critiques non fondées, adopte des attitudes et des positions négativistes et verse dans une spéculation politicienne sans jamais adhérer à la réalisation des projets en cours d’exécution ni à la mise en œuvre des plans d’actions en pipe. Le souci majeur de l’opposition, souligne-t-il, est les élections législatives de 2012.
Quant à l’opinion publique oujdie, elle craint que ce bras de fer entre élus périclite le programme de mise à niveau urbaine de la ville d’Oujda
Mohammed Zeghoudi


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