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ORIGINES DES AIT HDIDDOU ; LEUR ART ARTISANAL CULINAIRE ET LEUR HABITS TRADITIONNALS

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C’est au 17ème siècle, sous le règne du sultan My Ismail, que les Ait Hdiddou s’installèrent dans la haute vallée de l’Assif Melloul située à 2000 m d’altitude au cœur du Haut Atlas Oriental, ils arrivèrent dans un mouvement migratoire Sud/Nord ou Est /Ouest et se distinguent de leurs voisins montagnards par le mode de vie et la langue, vivant essentiellement de l’élevage et la pratique de l’agriculture comme une activité secondaire.
Les Ait Hdiddou s’opposent à leurs voisins berbères qui sont totalement sédentarisés et qui vivent, avant tout, d’une agriculture intensive aux techniques bien maîtrisées. Ils parlent également le TAMAZIGHT et non TACHELHIT, comme dans tout le Haut Atlas Central, Oriental et le Moyen Atlas.
Après une période de lutte acharnée contre Ait Atta, les Ait Hdidou, fraction de la confédération des Ait Yafelman, purent enfin construire leur premier village : AGOUDAL.
A ce propos, il est important de noter que si les deux fractions des Ait Hdiddou (Ait Yaazza et les Ait Brahim) ont su préserver intacte, leurs traditions séculaires et élaborer entre elles un certain nombre de rapports sociaux, tels que les liens de la parenté par mariage, elles ont, chacune, à sa manière, codifié des rapports spécifiques avec le monde extérieur.
Sur le plan artisanal, il y’a lieu de signaler que la région des Ait Hdiddou est connu par :
La ferronnerie composée de la fabrication de grilles-fenêtre, fourneau, serrures, articles et instruments destinés à l’agriculture tels : la hache, la pioche, le faucille, le marteaux, les fers, les brides en plus des ustensiles de cuisine, les couteaux, les braseros, trépied.
Le tissage : la femme des Ait Hdiddou est une artiste qui confectionne avec de la laine de beaux vêtements, particulièrement : la cape, le burnous, la djellaba, le pantalon, les chaussettes.
L’homme pour sa part, façonne avec de la laine des objets utiles comme : les chaussures de laine, le protège bras, les chaussettes…etc.
Concernant l’art culinaire des Ait Hdiddou ; il y’a lieu de relever qu’en plus du couscous, le Tagine et les autres recettes sont introduites dans la cuisine des Ait Hdiddou, celle-ci est beaucoup plus caractérisée par la richesse des différentes sortes de pains que préparent les populations à diverses occasions.
Nous vous décrivons, à présent les 3 trois types de pains connus chez cette tribu :
1. LE PAIN D’ABADIR qui est un grand pain de un mètre de diamètre, réalisé avec 25 kg de farine de blé raffiné ; 10 litres d’eau ; 20 grammes de sel et sans utilisation de la levure.
Ce pain est préparé par les hommes, ils mettent la pâte qui mesure environ 5 cm d’épaisseur sur un ensemble de cailloux déjà chauffés et nettoyés du cendre ; ensuite elle est recouverte du cendre et des plantes, notamment l’armoise qui brûlent pendant une heure. Enfin le pain est cuit quand on refait la même opération en mettant du feu sur l’autre face de la pâte pendant une heure supplémentaire. Ce pain d’Abadir peut être conservé pendant une semaine, il peut nourrir jusqu’à 40 personnes, et la famille du mari la présente comme cadeau à celle de la mariée.
2. LE PAIN D E BAHMMOU ; C’est un pain rond, son diamètre dépasse 15 cm. Il est préparé en enveloppant une pierre à la forme ronde. Ce pain est également préparé sans levure.
Il est connu que les bergers mettent ce pain dans le capuchon de leurs Djellabah pour le manger et se faire chauffer le dos en période de froid.
3. LE PAIN D’ AHATTOUCH enfin ; est un pain normal contenant des extraits de certaines plantes médicinales cueillies dans les montagnes.
Concernant l’habillement et les costumes de la tribut d’Ait Hdiddou ; on releve qu’en général ; la femme de cette tribut s’exprime plus que tout autre par son habillement qui est plus un « signe » qu’une « protection ». Par le vêtement et la coiffure, elle exprime sa résistance ou son adhésion aux changements sociaux. Résistance, il est vrai plus revendiqué par les femmes des Ait Brahim que celles des Ait Yaazza. Ainsi le vêtement n’est plus « tradition » mais « traditionnalisation ».
àLa « coiffe » « Aqlous » ; surélevée chez les femmes mariées, plate chez les jeunes filles, est de rigueur chez les femmes Ait Brahim, mais simple ornement les jours de fête chez les Ait Yaazza.
àLa cape dite « tahendirt » aussi, comporte sa petite différence. Tissu en laine avec des rayures verticales de 4 couleurs de base (indigo, noir, rouge, blanc) pour les ait Yaazza, plus des rayures vertes pour les femmes Ait Brahim.
1) AIT HDIDDOU IMIL CHIL
L’habit féminin de cette fraction de la tribu des Ait Hdiddou est composé d’une gandoura dite AKID OUR recouverte d’une grande étoffe blanche retenue par des fibules au niveau de la poitrine ; Pantalon blanc ; Collier en ambre ; Foulard en sole dit tasbniyt, maintenue sur la tête par des cordelières en sole de couleur rouge et verte ornées de paillettes d’argent ; Les cheveux sont peignés et enroulés en forme ronde au niveau des oreilles (Aabrouk) ; La ceinture est sous forme de cordelière faite en pure laine, elle est appelée : Tasmart ; Une cape zébrée faite de laine dont les rayures sont blanches, noires et rouges ; Les babouches en cuire ornées de paillettes d’argent et souvent brodées de différentes couleurs et les boucles d’oreilles en argent.
Les hommes sont vêtus de Djellabah en laine couverte d’un burnous et un turban blanc comme coiffure.
2) AIT HDIDDOU DES A IT HANI ET AIT BRAHIM :
le costume féminin se présente comme suit : Gandoura sous forme d’une étoffe blanche plus pantalon blanc ; La ceinture : cordelière en laine de différente couleurs ornée de paillettes d’argent ; Cape en laine de couleur noire avec rayures blanches et rouges ; Babouches en cuire ornées de paillettes ou brodées en fils d’argent ; La tête est couverte d’un foulard «TASBNYT» en soie, soutenue de cordelières rouges et vertes autour de la tête ; Bracelets argentés à raison de 2 par main ; Les fibules sont utilisées pour retenir l’étoffe et la cape au niveau de la poitrine ; La coiffure des cheveux de la mariée sont peignés et enroulés en forme saillante appelée communément abouy ; Pendentif ornée en ambre mis autour du cou : louban ; Bretelles soutenant l’habit au niveau des aisselles.
Mohammed Drihem

 
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