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LES POETES ET POETESSES HAIKISTES MAROCAINS ON LEUR NOUVEAU ESPACE POETIQUE AU COEUR DE LA VILLE D’IFRANE

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La Ville d’Ifrane a fêté la fin d’année 2017 en apothéose et ce; en accueillant deux grands évènements culturels qui, espérons le; ne seront pas les derrniers mais plutot une un coup d’envoi à la renaissance culturelle dans cette belle localité du Royaume.
En effet; aprés la cérémonie inaugurale des activités de la Section d’Ifrane de la Ligue des écrivaines Marocaines du Maroc organisée samedi 23 décembre 2017 dernier sous le thème:  » Ifrane; la perle de l’Atlas au coeur de l’expression qui flane « ; la salle des conférences d’Ifrane a accueilli le weed-end du 30-31 décembnre 2017: La première Rencontre Nationale des poétes Hayku du Maroc organisée par la Maison de la Poésie du Maroc.
La cérémonie d’ouverture de cette première édition de la Rencontre des poétes Hayku du Maroc a été présidée par Morad El Kadiri président de la Maison de la Poèsie du Maroc en présence de Samih Darouich coordonnateur national de la rencontre et de la poetesse Gloria Young Ambassadrice de la République du Panama à Rabat en plus d’une pléade de poétes et poetesses Hayku Marocains et etrangers.
Pour Morad El Kadiri, la maison de la poesie du Maroc organise cette première rencontre unique son genre au Maroc en tant que rencontre culturelle et poétique qui réuni les poètes Haiku au Maroc dont l’objectif est d’aborder ce nouveau genre poetique qui differe de notre poésie marocaine et qui enregistre une montée en fléche de poetes et poetesses marocains qui s’y interessent d’ou l’interet de cette première rencontre.
Nous avons choisi la ville d’Ifrane pour sa beauté paysagere en cette periode même ou nous quittons l’année 2017 pour accueillir le nouvel an 2018 sachant bien sûr; que le Haiku s’interesse au détail, au moment, au partant et au revenant ainsi qu’à ce moment ou on quitte une année pour en accueillir une autre a-t-il précisé.
Pour lui, le Haiku est une poésie d’origine japonaise ou elle a des traditions ancestrales à laquelle se sont interessés les poetes marocains et arabes en général depuis la moitié du siecle dernier. Dans ce sens avait-il ajouté, l’intelligeance culturelle et l’ouverture des poetes marocains sur les différentes cultures ont fait qu’ils ont adopté ce nouveau genre poetique qu’est le Haiku pour le réécrire selon le mode poétique marocain.
A noter le haïku, terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d’origine japonaise et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694).
Le haïku tire son origine du tanka (ou waka) de 31 mores (un découpage des sons plus fin que les syllabes) composé d’un hokku de 17 mores et un verset de 14 mores. Bashō Matsuo isola les modules et ne conserva que celui de 17 mores, qu’on appelait le hokku ou le haïkaï (comique, non-orthodoxe), sorte de ce que l’on appelle aujourd’hui renku. Contrairement au waka ou tanka, le haïku n’est pas chanté.
Il s’agit d’un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l’évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (d’après le haïkaï no renga ou haïkaï-renga, forme antérieure plus triviale développée par Sōkan au xvie siècle) ou hokku (son nom d’origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5, et est calligraphié traditionnellement soit sur une seule ligne verticale soit sur trois. Les Haikai (dont un homonyme signifie « amusement ») étaient appelés au départ haikai-renga : rengas drôles, légers, parfois frivoles et grivois — un genre plutôt mineur à l’origine. Hokku désigne initialement le premier (le kanji renvoie au départ, au commencement) vers (ku) de 5 mores d’un tanka, puis ultérieurement le premier vers de 5/7/5 mores d’un renga. En 1891 Masaoka Shiki forge le mot haïku qui est la contraction des deux mots cités précédemment.
Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji). Si le haïku n’indique ni saison, ni moment particulier, on l’appellera un muki ou encore haïku libre, tels les poèmes de Taneda Santôka (1882-1940) ou ceux de Ozaki Hôsai (1885-1926).
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du xxe siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s’inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s’écrivait sur une seule colonne sous la forme d’un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes pour les haïkus occidentaux. Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores par des syllabes ; cependant, une syllabe française peut contenir jusqu’à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers.
La personne écrivant des haïkus est appelée haijin, ou parfois également « haïdjin » ou « haïkiste ».
Contrairement à la langue française, le japonais du xviie siècle diffère beaucoup de la langue japonaise actuelle, tant dans sa grammaire et son vocabulaire que dans l’écriture. Il équivaut donc, pour un lecteur français, à l’ancien français, avec la difficulté supplémentaire qui est l’évolution de l’écriture elle-même.
La Première Rencontre des Haïkistes Marocains organisée à Ifrane a été marquée par l’organisation de différentes conférences thématiques relatives à la poésie Haïku; des lectures poétiques haïkistes, des signatures de recueils poétiques de différents Haïstes marocains et par une expositions tableaux artistiques Haïku et de recueils poétiques.
Mohammed Drihem

 
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