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L’évaluation, vers quelles perspectives pédagogiques?

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L’évaluation, vers quelles perspectives pédagogiques?
Mon texte est une réaction à l’article de Brigitte PROT du décembre 2014 et  réapparu aujourd’hui le 13/12/2016 sur le réseau social Face book. Il soulèvera la question de l’évaluation des acquis de nos apprenants dans le système marocain. Il tente de combattre le manque d’efficacité des démarches employées par les professeurs de français. Nous essayerons de fournir quelques pistes pour rendre ce système plus équitables. Le système d’évaluation se doit de certifier ce qu’il doit certifier, ou ce qu’il veut certifier. Cela se traduit à nos yeux par trois questions:

–          Est-on d’accord sur ce qu’on doit évaluer ?

–         Comment on s’y prend pour évaluer les acquis ?

–         Certifie-t-on  réellement ce qu’on entend évaluer ?

La première question soulève la problématique de « quoi évaluer ?». En effet, vouloir tout faire, alors qu’on sait que l’enseignant n’a pas le temps pour tout faire, c’est l’amener à retomber dans ses anciennes habitudes. Les choix de contenus ne sont pas les seuls qui conditionnent la scolarité des apprenants. Il en existe bien d’autres, sur des plans différents notamment ceux des choix des curriculums en termes de contenus, d’objectifs ou de compétences  comme l’affirme Xavier Roegiers[1].

La seconde question fait référence à l’entrée pédagogique du « comment évaluer ? ». La résolution de problème est devenue le point de repère principal du pédagogue. D’abord, en termes de processus, cela se dévoile dans la façon de mener les apprentissages, pour rendre ceux-ci plus efficaces dans des situations problèmes didactiques. Ensuite, en termes de produit, cette résolution constitue l’aboutissement des apprentissages lors des situations de réinvestissement. Je rejoins l’idée de Brigitte PROT[2] que nombreux sont les professeurs ne sont pas du tout formés. On ne leur apprend pas à repérer les besoins des élèves, ni à mettre en valeur leurs compétences. La façon de noter varie d’un enseignant à l’autre, d’un niveau à l’autre. Donc, il est temps de repenser la façon de travailler des enseignants, pour mettre en place un système commun et cohérent en prenant en évidence les compétences de chacun des apprenants.

La troisième question traduit l’écart qui existe entre la première et la deuxième question. Ainsi, notre système d’évaluation « fait-il réussir ceux qui doivent réussir ? » ou « fait-il échouer ceux qui doivent échouer ? ». Cette question sur la réussite et l’échec trouve des réponses dans le non pédagogique en relation avec la confection des épreuves et surtout dans la façon dont elles sont corrigées.

Ainsi, il ne faut pas penser que les contrôles traditionnels constituent la seule façon de recueillir de l’information sur les acquis des élèves.il existe aujourd’hui autres alternatives comme le recueil de données à travers des situations complexes et le portfolio…

TBIB ABDESSAMAD

OUJDA le 13/12/2016
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[1].  Xavier Roegiers, l’école et l’évaluation, 2006, p. 15
[2]. Brigitte Prot, « Il faut remplacer les notes sèches par une notation bienveillante » lu sur le site http://www.psychologies.com/Famille/Education/Scolarite/Interviews/Il-faut-remplacer-les-notes-seches-par-une-notation-bienveillante#xtor, le 13/12/16 à 19h30
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