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« Agir autrement pour améliorer l’enseignement-apprentissage du Français au Maroc » Cycle qualifiant.

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L’Académie Régionale de l’Education et de la Formation de la Région Orientale, le Centre Régionale des Métiers de l’Education et de la Formation, l’Association Marocaine des Enseignants du Français, et L’Institut Français, Antenne d’Oujda ont organisé la Septième édition de l’Université d’Automne qui portait la thématique : « Fonctionnement Linguistique du FLE et transferts didactiques des apprentissages.

L’événement marqué par une participation massive des enseignants de la région a permis de découvrir l’ampleur du projet intitulé : « Agir autrement pour améliorer l’enseignement-apprentissage du Français au Maroc » ainsi l’atelier en question animé par M. Habri avec l’inestimable assistance de Mme Sghir, Mme Kaouachi, Mme Nafaa et M.Dkhissi a été entamé par un tour de table où les participants ont réussi à se connaitre et envisager ainsi un travail de groupe qui s’est avéré fructueux.

Vu l’aspect innovateur de l’atelier, il a fallu envisager une forme de remue-méninge qui permettrait de justifier les objectifs de l’atelier que l’on peut décliner comme suit :

·          Convaincre les enseignants de la conduite d’une démarche actionnelle favorisant la centration des enseignements sur l’apprenant,

·         Assurer un passage en douceur des anciens curricula à de nouveaux centrés sur la créativité de l’enseignant,

·         Raisonner à la validité des propositions,

·         Et enfin, concrétiser le projet par la proposition de séquences susceptibles d’être adaptées en fonction du publique cible.

Dans le cadre d’une mise en relief de la nouvelle approche, les formateurs n’ont pas hésité à exposer une accroche afin de stimuler l’attention des participants, ainsi, une lecture, du moins que l’on puisse dire, expressive d’un poème intitulé : Il meurt lentement, de Pablo NERUDA a permis de lancer la première activité.

En effet, la première activité à laquelle le groupe était amené à réfléchir portait sur un descriptif de l’état actuel des enseignements et leurs incidences pédagogiques et didactiques. Ainsi, le comparatif avait listé entre autre : le profil d’entrée et de sortie, le niveau de maîtrise des compétences aussi bien (disciplinaires que transversales), les compétences visées, la démarche-projet, les objectifs pédagogiques, les contenus d’enseignement, les fiches pédagogiques (objectifs, contenus, activités, outils et supports, modalités évaluatives), et enfin sur les différents modes d’évaluation : diagnostique, formative et sommative.

Etant donné que l’exposé des résultats s’est fait par groupe, un débat a été amorcé afin d’aboutir à la conclusion qu’une centration sur l’enseignant devait être envisagée. Bien entendu, il fallait nécessairement que le travail puisse définir un objectif opérationnel que l’on puisse évaluer. Cela a permis de justifier la nécessité d’adopter une planification par le biais d’un projet.

Ensuite, durant la même séance, les participants ont pu découvrir un schéma synoptique qui a permis de décliner un exemple de projet portant sur cinq séquences.

Néanmoins, le travail s’est manifesté être d’une qualité remarquable vu qu’il repose sur les jalons de l’approche actionnelle si préconisée par le CECRL[1]. Ainsi, chaque séquence devait permettre l’épanouissement de compétences agencées en domaines :

Réception de l’écrit et de l’oral, et leur production respective, langue et discours, et les travaux encadrés, sans omettre pour autant, l’action, l’interaction.

Afin de mieux consolider leurs propos, les formateurs ont exposé un canevas de la fiche reposant sur les tâches de l’enseignant[2] et ceux de l’apprenant. Ainsi, cette segmentation en mise en situation, comprenant l’accroche, le tissage et la contextualisation, la découverte ou bien la compréhension, la conceptualisation, et enfin l’application, la remédiation sinon le transfert.

La consultation de la fiche a permis de lancer un autre débat collectif portant sur les modalités de travail reposant sur la répartition des élèves par groupe de binôme ou triadique etc…

La seconde journée :

La deuxième journée a été entamée par un comparatif avec les anciens curricula, ainsi, les participants ont pu déceler les améliorations apportées au niveau du profil d’entrée et de sortie, le niveau de maîtrise des compétences (disciplinaires et transversales), les compétences visées, la démarche-projet et enfin, la partie la plus innovante, à savoir, une démarche de l’ingénierie pédagogique.

Dans la continuité  de l’atelier, une critique des fiches pédagogiques « remodelées » a été proposée. Ainsi, les participants ont pu voir de plus près la mutation en termes de formulation et de progression entre les différents paliers de compétence.

Ainsi par exemple les fiches rappellent les prérequis ce qui permet essentiellement de cadencer la progression sans pour autant systématiser le processus d’apprentissage.

La particularité de cette démarche se matérialise, également, par le fait que l’enseignant est amené à réguler voire ajuster sa conception en réduisant les écarts entre pré-acquis et prérequis tout en adoptant les supports qu’il juge pertinents.

En effet, la prise en considération des pôles d’intérêt des apprenants,  a permis d’engendrer une variété et un enrichissement aussi bien d’un point de vue cognitif que procédurale.

Afin de mieux éclaircir les choses, l’arborescence des compétences en sous-compétences a été avancée pour permettre de justifier de la cohérence externe et interne favorable à la construction d’une compétence. Ceci dit, un important changement de paradigme s’est imposé, ainsi une ouverture vers la modernisation des supports prenant compte de qualités lexicales maîtrisables.

L’atelier a pris fin par une prise de conscience commune sur l’intérêt d’agir autrement mais avec précaution, afin d’améliorer ce qui se fait en terme d’enseignement-apprentissage du français.


[1] Conseil de l’Europe C.E., Un cadre européen commun de référence pour les langues: apprendre, enseigner, évaluer, Didier, 2001

[2] Dominique Bucheton et Yves Soulé, « Les gestes professionnels et le jeu des postures de l’enseignant dans la classe : un multi-agenda de préoccupations enchâssées », Éducation et didactique, vol 3 – n°3 | 2009, 29-48.

 
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