BLACK-BASS : UN EVENEMENT INTERNATIONAL DE PECHE DU BLACK BASS BIEN REUSSI AU BARRAGE PRINCE MY ABDELLAH


    


Le haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé du 14 au 16 octobre 2016, un événement international sur la pêche du black-bass en mode No Kill qui est labellisé COP22 à Tamri dans la Région de Souss-Massa  dans la province d’Agadir ida outanante,.
Lors de ce grand évènement écologique et sportif bien réussi avec le concours  de l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) et bien d’autres partenaires, nous avons abordé Mr LAAMIRI Mohamed Badr, Chef du Service de la Pêche et de la Pisciculture continentales au Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification qui a bien voulu nous accorder cette interview pour traiter de la relation existante entre la pêche et les changements climatiques et de la stratégie suivie par le HCEFLCD pour la promotion de la pêche et de l’aquaculture dans les eaux continentales.
Question : Pouvez-vous nous expliquer la relation entre les changements climatiques et la pêche ainsi que les actions menées par le HCEFLCD pour atténuer ses effets ?
Réponse : Les écosystèmes aquatiques continentaux subissent de plus en plus les effets des changements climatiques. La température et la salinité des eaux, les périodes de sécheresse et l’intensité des crues changent, ce qui affecte les pêcheries et les habitats ainsi que l’abondance en espèces et la dynamique des populations de poissons. Les changements climatiques constituent ainsi un enjeu important qu’il ne faut pas occulter et qui impose des adaptations nécessaires.
Pour relever ces défis découlant du changement climatique, le HCEFLCD  s’est engagé dans son plan stratégique pour le développement de la pêche et de l’aquaculture continentales, à adopter une approche écosystémique fondée sur l’intégration et les synergies entre l’atténuation, l’adaptation et la production alimentaire durable.
En termes d’actions, le HCEFLCD intervient à quatre niveaux
– Au niveau des bassins versants à travers leur aménagement pour assurer une meilleure protection des milieux aquatiques ;
– Au niveau des parcours halieutiques, à travers leur réhabilitation et leur aménagement piscicole notamment par les opérations de repeuplement. Plus de 14 millions d’alevins de poissons sont déversés annuellement, pour à la fois lutter contre l’eutrophisation accentuée par le réchauffement des eaux et aussi pour développer un cheptel piscicole de qualité dédié à la pêche sportive et commerciale.
– Au niveau des pêcheries, à travers une exploitation rationnelle fixée par une réglementation annuelle qui arrête les quotas de pêche autorisés, les périodes du repos biologique et les tailles de capture.
– Au niveau des communautés de pêcheurs à travers l’organisation et l’encadrement et aussi par la promotion des bonnes pratiques de pêche telle que la pêche en No Kill.
Question : Pouvez-vous nous donner un aperçu sur la stratégie suivie pour la promotion de la pêche et de l’aquaculture dans les eaux continentales ?
Réponse : Le plan stratégique  (2005-2014) du HCEFLCD  a permis de donner un élan à l’activité de la pêche à travers la promotion de la pêche de loisir, le développement de la pêche commerciale et la promotion de la pisciculture continentale.
Les acquis capitalisés durant ce dernier décennal conjugués avec les opportunités existantes notamment les nouveaux investissements réalisés en matière d’infrastructures hydriques d’une part, et la demande croissante des consommateurs vis-à-vis des
produits halieutiques d’autre part ont permis de cadrer un nouveau plan décennal 2015-2024 encore plus ambitieux répondant aux mieux aux enjeux et défis actuels et futurs. Ce dernier permettra d’entrevoir de nouvelles pistes de développement pour la mise en place de filières créatrices de valeurs au profit des populations locales.
L’objectif tracé pour le prochain décennal est de rendre la pêche et la pisciculture parmi les moteurs de développement socioéconomique durable  au niveau des zones rurales et de montagne.
Sept axes stratégiques ont été ainsi tracés, à savoir :
1    La conservation des espèces endémiques à travers la mise en œuvre  des plans d’aménagement appropriés permettant de maintenir les populations des poissons endémiques tels que la truite fario et l’anguille ;
2    La  structuration de la chaine de valeur  liée au « tourisme halieutique » ;
3    Le développement de la pêche artisanale au niveau des retenues de barrage ;
4    La promotion de la chaine de valeur liée à l’aquaculture rurale ;
5    La promotion de la pêche récréative à travers l’organisation et l’encadrement des associations de pêche
6    La promotion de la pêche pédagogique à travers la mise en œuvre de programmes éducatifs pour former et recruter une nouvelle génération de pêcheurs responsables et sensibilisés à l’environnement.
7    Le renforcement de la coopération et du partenariat  avec le secteur privé, les associations de pêche et les  universités et instituts de recherche .
En termes d’indicateurs, ce nouveau plan stratégique a tracé comme objectifs  chiffrés à l’horizon 2024 de i) augmenter la production piscicole de 15000 tonnes enregistrée actuellement à 50.000 ii) augmenter le nombre d’alevins déversés dans les parcours de pêche de 14 millions à 30 millions  et iii) à créer 15 000 emplois supplémentaires liés à l’activité de la pêche et de l’aquaculture.
Compte tenu des objectifs tracés et la multiplicité des activités menées au sein d’un milieu aquatique, comment le HCEFLCD prévoit d’assurer une gouvernance de la gestion de la pêche et de l’aquaculture continentales
La loi n°130-12 sur la pêche et l’aquaculture continentales a été élaborée pour cadrer les nouvelles orientations stratégiques retenues au niveau du nouveau plan décennal du HCEFLCD, tout en s’inscrivant dans les approches et les principes fondamentaux développés dans le Code de Conduite pour une Pêche Responsable de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture « FAO ».
Ainsi, les dispositions de cette nouvelle loi reposent sur les principes suivants:
– Une planification des activités piscicoles au niveau des régions à fort potentiel halieutique à travers l’adoption de schémas régionaux du développement et de gestion de la pêche et de l’aquaculture continentales ;
– La concertation et la participation des différentes parties prenantes à travers l’institutionnalisation d’un conseil national de la pêche et de l’aquaculture continentales
– La cogestion à travers la mise en place d’un système d’octroi de droit de pêche et d’aquaculture cadré par des cahiers des charges spécifiques favorisant l’implication des populations locales dans la gestion des ressources piscicoles ;
– L’organisation des filières piscicoles à travers les fédérations de pêche et d’aquaculture.

Mohammed DRIHEM



 

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