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><channel><title>Commentaires sur : Guérisseurs des souks hebdomadaires : Le règne de l’imposture</title><atom:link href="/regional-article-107415-fr/guerisseurs-des-souks-hebdomadaires-le-regne-de-limposture.html/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>/regional-article-107415-fr/guerisseurs-des-souks-hebdomadaires-le-regne-de-limposture.html</link><description>Portail d\&#039;actualité Marocain</description><lastBuildDate>Thu, 09 Mar 2017 07:33:11 +0000</lastBuildDate><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><item><title>Par : Moumni</title><link>/regional-article-107415-fr/guerisseurs-des-souks-hebdomadaires-le-regne-de-limposture.html/comment-page-1#comment-122849</link><dc:creator><![CDATA[Moumni]]></dc:creator><pubDate>Thu, 09 Mar 2017 07:33:11 +0000</pubDate><guid isPermaLink="false">/?p=107415#comment-122849</guid><description><![CDATA[Actuellement avec la medecine occidentale, ces pratiques deviennent d’un autre âge. J’ai vécu cela dans les années 50 avant et après l’indépendance. Les remèdes accessibles à la population indigènes rifaines sont recherchés auprès :
1)du Fkih : Un enfant de 40°c de fièvre amené devant lui par sa mère pour consultation moyennant quelques doros ou œufs. L’examen consiste à retourner l’enfant dans tous les sens en citant des versets coraniques tout en soufflant des crachats vaporisateurs. A la fin, il rédige 2 « hjabs » sur des bouts de papiers, un est à accrocher au cou du malade et l’autre à le laver et à faire boire l’eau de rinçage au malade.
2)du marabout : ce sont généralement des gens hors normes qui sont vus par la population comme des « sur-hommes » qui communiquent avec l’au-delà. A leur mort, leurs tombes deviennent des mausolées plus ou moins important selon la richesse de la région. On leur attribue des vertus spécialisées de guérison : maladies des femmes, des enfants et même du bétail. La visite est gratuite, sauf si un volontaire prétendant être de la famille du saint occupant les lieux se fait payer par des dons. Les marabouts vivants étaient rares, réservés aux riches et coutent chers pour la consultation.
3)Du charlatan des souks : ces charlatans sont combattus par les fkihs dans les douars, ils n’apparaissent donc que dans les souks avec tout leur arsenal de produits.
Avec la logique du présent, les fkih et marabouts apportent un remède psychologique aux malades, les charlatans fournissent des plantes médicinales et des plantes toxiques sources de remèdes ou d’intoxication.
Actuellement, ces méthodes archaïques ne sont pas dépourvues d’intérêts. La médecine moderne a sa limite et a aussi ses charlatans qui remplissent leurs poches en faisant augmenter les dépenses.]]></description><content:encoded><![CDATA[ <p>Actuellement avec la medecine occidentale, ces pratiques deviennent d’un autre âge. J’ai vécu cela dans les années 50 avant et après l’indépendance. Les remèdes accessibles à la population indigènes rifaines sont recherchés auprès :<br />1)du Fkih : Un enfant de 40°c de fièvre amené devant lui par sa mère pour consultation moyennant quelques doros ou œufs. L’examen consiste à retourner l’enfant dans tous les sens en citant des versets coraniques tout en soufflant des crachats vaporisateurs. A la fin, il rédige 2 « hjabs » sur des bouts de papiers, un est à accrocher au cou du malade et l’autre à le laver et à faire boire l’eau de rinçage au malade.<br />2)du marabout : ce sont généralement des gens hors normes qui sont vus par la population comme des « sur-hommes » qui communiquent avec l’au-delà. A leur mort, leurs tombes deviennent des mausolées plus ou moins important selon la richesse de la région. On leur attribue des vertus spécialisées de guérison : maladies des femmes, des enfants et même du bétail. La visite est gratuite, sauf si un volontaire prétendant être de la famille du saint occupant les lieux se fait payer par des dons. Les marabouts vivants étaient rares, réservés aux riches et coutent chers pour la consultation.<br />3)Du charlatan des souks : ces charlatans sont combattus par les fkihs dans les douars, ils n’apparaissent donc que dans les souks avec tout leur arsenal de produits. </p><p>Avec la logique du présent, les fkih et marabouts apportent un remède psychologique aux malades, les charlatans fournissent des plantes médicinales et des plantes toxiques sources de remèdes ou d’intoxication.<br />Actuellement, ces méthodes archaïques ne sont pas dépourvues d’intérêts. La médecine moderne a sa limite et a aussi ses charlatans qui remplissent leurs poches en faisant augmenter les dépenses.</p>]]></content:encoded></item></channel></rss>