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YEMEN : LA DOCTRINE DU DOUBLE LANGAGE… !

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YEMEN : LA DOCTRINE DU DOUBLE LANGAGE… !

Depuis le déclenchement du soulèvement populaire, par la jeunesse révolutionnaire,        tous les partis de l’opposition parlementaire, ne cessent de pratiquer un double jeu, auquel le Yémen a toujours été habitué, bien avant la prise de pouvoir par Abdallah SALEH, le protégé privilégié des U.S.A.et de l’Occident, en général.

La position géographique et géopolitique du Yémen, y est sans doute pour beaucoup, quand on sait que les Américains tiennent toujours à exercer leur rôle de gendarme  international, pour sécuriser le contrôle rigoureux des routes d’approvisionnement,      au vu et au su de la République Islamique de l’Iran.

Par ailleurs, le prétexte de la lutte contre Al qu’aida qui menacerait la stabilité régionale justifierait, à lui seul, le soutien inconditionnel, apporté généreusement par les U.S.A. à la frivole République Yéménite, qui veut donner l’impression de se battre sur plusieurs fronts.

Ce sont donc, autant de facteurs de divers ordres qui font que les puissances occidentales ferment yeux et oreilles sur de multiples dépassements constatés chez leur

protégé le dictateur A. Saleh, pendant les trente années piteuses de son abominable dictature.

Comme  tous les dictateurs du monde arabe, A.S. s’est appuyé sur l’armée, sur les tribus, et sur les multinationales, pour se livrer à une stratégie diabolique de répressions sauvages, contre les intellectuels, la classe politique rétive et récalcitrante, favorisant ainsi le clientélisme, la corruption, la politique des clans.

Cette politique d’exclusion des compétences, de la marginalisation d’une grande partie d’une jeunesse abandonnée misérablement à son sort, en l’absence quasi-totale de ce qu’on pourrait appeler des structures sociopolitiques de contre pouvoir-société civile, associations bénévoles, syndicats, o.n.g. entre autres-a prouvé sa sénilité incurable.

Des partis de façades, aux intentions prédatrices, soudoyés, opportunistes, arrivistes, matérialistes, corrompus, aux liaisons véreuses, se sont dressés comme des obstacles, des remparts, bloquant hermétiquement toute initiative sensée et louable, susceptible de contribuer à sauver le Yémen des ladres horribles et cupides.

Les preuves sont là toutes nues : alors que les jeunes et les forces vives du pays se sacrifiaient en tombant sous les balles réelles des hordes du système, alors que les manifestants étaient sur le point d’abattre une autre dictature arabe, des partis politiques dits de l’opposition parlementaire discutaient lâchement, veulement, avec des représentants du pouvoir.

Les traîtres dialoguaient en vue, non plus d’extirper le Yémen des misères, de l’anarchie, du despotisme, de la dictature corrompue et féroce qui ronge la société, mais

plutôt de sauver in extrémis de la potence un voleur avéré qui n’est autre qu’A. Saleh.

Encore une fois, les partis de l’opposition dite parlementaire ont trahi, ont assassiné de sang froid une grande révolution, dont la thèse fondamentale se résume ainsi : la mise en place d’un vrai système démocratique passerait inévitablement par la chute préalable  du dictateur et de son système dictatorial pourri et condamné à mort par des révolutionnaires purs, propres, et intègres. /.

DE VIVE VOIX : Mohammed ESSAHLAOUI

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