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><channel><title>Commentaires sur : Où va la crise financiére ?</title><atom:link href="/international-article-15219-fr/international-article-15219-fr.html/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>/international-article-15219-fr/international-article-15219-fr.html</link><description>Portail d\&#039;actualité Marocain</description><lastBuildDate>Sat, 01 Nov 2008 00:26:49 +0000</lastBuildDate><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><item><title>Par : amroune</title><link>/international-article-15219-fr/international-article-15219-fr.html/comment-page-1#comment-57671</link><dc:creator><![CDATA[amroune]]></dc:creator><pubDate>Sat, 01 Nov 2008 00:26:49 +0000</pubDate><guid isPermaLink="false">/?p=15219#comment-57671</guid><description><![CDATA[L&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne dans le rouge : L&#8217;Etat face &#224; la crise
L&#8217;Etat alg&#233;rien va-t-il enfin pouvoir tordre le cou aux int&#233;r&#234;ts mafieux, ceux qui imposent &#224; la collectivit&#233; nationale &#8212; en s&#8217;appuyant sur la formidable &#171; puissance &#187; de la bureaucratie, noyaut&#233;e par des r&#233;seaux occultes &#8212; l&#8217;importation massive de denr&#233;es, produits en tout genre... qui auraient pu &#234;tre, depuis d&#233;j&#224; de longues ann&#233;es, fabriqu&#233;s en Alg&#233;rie ? La crise &#233;conomique mondiale est &#224; nos portes. Si notre syst&#232;me bancaire et financier n&#8217;a pas &#233;t&#233; touch&#233; &#171; en raison du retard mis &#224; le moderniser &#187;, le ralentissement des &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s, y compris celle de la Chine, porte un coup dur au march&#233; de l&#8217;&#233;nergie. L&#8217;Opep est aujourd&#8217;hui incapable de d&#233;fendre un prix de p&#233;trole oscillant entre 60 et 80 dollars, &#224; moins d&#8217;une tr&#232;s forte r&#233;duction de la production. Ce qui n&#8217;est pas du tout &#233;vident.
Le cycle d&#8217;un prix du p&#233;trole &#233;lev&#233; inaugur&#233; en 1999 s&#8217;ach&#232;ve. Les pays producteurs de p&#233;trole vont devoir batailler fort pour emp&#234;cher un effondrement du march&#233; du brut ; le sc&#233;nario de 1986, avec un baril &#224; 6 dollars, est encore dans tous les esprits. L&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne est, de nouveau, expos&#233;e &#224; tous les p&#233;rils. Tous les dangers. Le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a eu le courage d&#8217;avertir, le 25 juin dernier, lors du congr&#232;s du RND, du risque de voir le prix du p&#233;trole passer en dessous des 60 dollars : &#171; Tous les projets du pays seraient chim&#233;riques et sans lendemain. &#187; Le pr&#233;sident Bouteflika prend le relais le 26 juillet, face aux maires, en critiquant s&#233;v&#232;rement les investisseurs &#233;trangers qui font des b&#233;n&#233;fices sur le dos de l&#8217;Alg&#233;rie. L&#8217;aisance financi&#232;re est un mythe. La cagnotte financi&#232;re (140 milliards de dollars) risque d&#8217;&#234;tre aspir&#233;e en quelques petites ann&#233;es. La fragilit&#233; l&#233;gendaire de l&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne se v&#233;rifie encore une fois. Le co&#251;t social sera &#233;lev&#233;, sans pr&#233;juger du reste... L&#8217;on se pose &#224; nouveau cette question qui taraude continuellement les esprits : est-il normal que la facture alimentaire du pays soit encore &#224; ce point &#233;lev&#233;e ? Pourquoi toutes ces importations de voitures qui co&#251;tent tr&#232;s cher &#224; la Banque centrale en termes de devises, et l&#8217;on apprend, au d&#233;tours d&#8217;une d&#233;claration de la vaillante Unop, que pas moins de 15 unit&#233;s de m&#233;dicaments sont ferm&#233;es pour donner libre cours &#224; l&#8217;importation. Qui profite de ces situations de rente si l&#8217;on exclut les firmes &#233;trang&#232;res ? Depuis 1999, des dizaines de milliards de dinars ont &#233;t&#233; engloutis par l&#8217;agriculture, beaucoup d&#8217;argent a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233; &#224; cause d&#8217;une gestion al&#233;atoire des fonds de d&#233;veloppement de ce secteur. L&#8217;Etat est flou&#233; dans cette affaire ; nos importations de produits alimentaires (c&#233;r&#233;ales, sucre, lait, huile, caf&#233;, l&#233;gumes secs...) n&#8217;ont cess&#233; de gonfler, aggrav&#233;es, il est vrai, par les augmentations des prix &#224; l&#8217;&#233;chelle mondiale. Peu importe, les experts alg&#233;riens (Mme Chaulet, A&#239;t Amara, Bessa, Bedrani...) s&#8217;&#233;vertuent &#224; longueur d&#8217;ann&#233;e, dans les colloques, &#224; travers les colonnes de journaux... &#224; tirer la sonnette d&#8217;alarme. Aucun r&#233;pondant des pouvoirs publics. Ils pr&#234;chent dans le d&#233;sert...
La rente impose ses sch&#233;mas &#233;conomiques et son mode op&#233;ratoire pour l&#8217;agriculture. C&#8217;est le tout nouveau ministre de l&#8217;Agriculture, Rachid Bena&#239;ssa, dont la voix &#233;tait &#233;touff&#233;e jusque-l&#224;, qui vient d&#8217;admettre le danger d&#8217;une telle d&#233;pendance, au moment o&#249; la devise va se faire rare pour pouvoir satisfaire les besoins alimentaires des Alg&#233;riens. Il ne s&#8217;agit pas de verser dans le catastrophisme, mais l&#8217;on risque, si l&#8217;Etat ne r&#233;agit pas avec c&#233;l&#233;rit&#233;, avec les strat&#233;gies ad&#233;quates, de revivre des moments p&#233;nibles et franchement d&#233;sastreux pour la population. Il est dans la capacit&#233; de notre pays d&#8217;amener, &#224; moyen terme, un taux de couverture d&#8217;au moins 70% de nos besoins alimentaires par la production nationale. C&#8217;est avant tout une question de d&#233;cision politique. Les pouvoirs publics doivent faire preuve de volontarisme. Une politique cons&#233;quente de soutien &#224; la production nationale rev&#234;t un caract&#232;re extr&#234;mement urgent. Si l&#8217;Etat n&#8217;agit pas en empruntant le bon chemin, celui de la rigueur, de la production, il ne faut pas s&#8217;&#233;tonner que l&#8217;on renoue avec l&#8217;emprunt ext&#233;rieur dans 3 ou 4 ann&#233;es pour nourrir la population. C&#8217;est une perspective peu glorieuse pour l&#8217;Alg&#233;rie et l&#8217;aveu d&#8217;une faillite &#233;conomique... Il en est de m&#234;me pour l&#8217;industrie, totalement lamin&#233;e par l&#8217;informel, dans l&#8217;indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. La crise &#224; nos portes doit &#234;tre, au contraire, le motif de bousculer les certitudes, de remettre tout &#224; plat, d&#8217;analyser les incoh&#233;rences et de situer les d&#233;pendances et les responsabilit&#233;s. L&#8217;Etat doit s&#8217;attaquer aux situations de rente si l&#8217;on veut, malgr&#233; notre p&#233;trole, &#233;viter le naufrage &#233;conomique.
http;//hogra.centerblog.net/]]></description><content:encoded><![CDATA[ <p>L&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne dans le rouge : L&#8217;Etat face &#224; la crise</p><p>L&#8217;Etat alg&#233;rien va-t-il enfin pouvoir tordre le cou aux int&#233;r&#234;ts mafieux, ceux qui imposent &#224; la collectivit&#233; nationale &#8212; en s&#8217;appuyant sur la formidable &#171; puissance &#187; de la bureaucratie, noyaut&#233;e par des r&#233;seaux occultes &#8212; l&#8217;importation massive de denr&#233;es, produits en tout genre&#8230; qui auraient pu &#234;tre, depuis d&#233;j&#224; de longues ann&#233;es, fabriqu&#233;s en Alg&#233;rie ? La crise &#233;conomique mondiale est &#224; nos portes. Si notre syst&#232;me bancaire et financier n&#8217;a pas &#233;t&#233; touch&#233; &#171; en raison du retard mis &#224; le moderniser &#187;, le ralentissement des &#233;conomies des pays d&#233;velopp&#233;s, y compris celle de la Chine, porte un coup dur au march&#233; de l&#8217;&#233;nergie. L&#8217;Opep est aujourd&#8217;hui incapable de d&#233;fendre un prix de p&#233;trole oscillant entre 60 et 80 dollars, &#224; moins d&#8217;une tr&#232;s forte r&#233;duction de la production. Ce qui n&#8217;est pas du tout &#233;vident.</p><p>Le cycle d&#8217;un prix du p&#233;trole &#233;lev&#233; inaugur&#233; en 1999 s&#8217;ach&#232;ve. Les pays producteurs de p&#233;trole vont devoir batailler fort pour emp&#234;cher un effondrement du march&#233; du brut ; le sc&#233;nario de 1986, avec un baril &#224; 6 dollars, est encore dans tous les esprits. L&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne est, de nouveau, expos&#233;e &#224; tous les p&#233;rils. Tous les dangers. Le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a eu le courage d&#8217;avertir, le 25 juin dernier, lors du congr&#232;s du RND, du risque de voir le prix du p&#233;trole passer en dessous des 60 dollars : &#171; Tous les projets du pays seraient chim&#233;riques et sans lendemain. &#187; Le pr&#233;sident Bouteflika prend le relais le 26 juillet, face aux maires, en critiquant s&#233;v&#232;rement les investisseurs &#233;trangers qui font des b&#233;n&#233;fices sur le dos de l&#8217;Alg&#233;rie. L&#8217;aisance financi&#232;re est un mythe. La cagnotte financi&#232;re (140 milliards de dollars) risque d&#8217;&#234;tre aspir&#233;e en quelques petites ann&#233;es. La fragilit&#233; l&#233;gendaire de l&#8217;&#233;conomie alg&#233;rienne se v&#233;rifie encore une fois. Le co&#251;t social sera &#233;lev&#233;, sans pr&#233;juger du reste&#8230; L&#8217;on se pose &#224; nouveau cette question qui taraude continuellement les esprits : est-il normal que la facture alimentaire du pays soit encore &#224; ce point &#233;lev&#233;e ? Pourquoi toutes ces importations de voitures qui co&#251;tent tr&#232;s cher &#224; la Banque centrale en termes de devises, et l&#8217;on apprend, au d&#233;tours d&#8217;une d&#233;claration de la vaillante Unop, que pas moins de 15 unit&#233;s de m&#233;dicaments sont ferm&#233;es pour donner libre cours &#224; l&#8217;importation. Qui profite de ces situations de rente si l&#8217;on exclut les firmes &#233;trang&#232;res ? Depuis 1999, des dizaines de milliards de dinars ont &#233;t&#233; engloutis par l&#8217;agriculture, beaucoup d&#8217;argent a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233; &#224; cause d&#8217;une gestion al&#233;atoire des fonds de d&#233;veloppement de ce secteur. L&#8217;Etat est flou&#233; dans cette affaire ; nos importations de produits alimentaires (c&#233;r&#233;ales, sucre, lait, huile, caf&#233;, l&#233;gumes secs&#8230;) n&#8217;ont cess&#233; de gonfler, aggrav&#233;es, il est vrai, par les augmentations des prix &#224; l&#8217;&#233;chelle mondiale. Peu importe, les experts alg&#233;riens (Mme Chaulet, A&#239;t Amara, Bessa, Bedrani&#8230;) s&#8217;&#233;vertuent &#224; longueur d&#8217;ann&#233;e, dans les colloques, &#224; travers les colonnes de journaux&#8230; &#224; tirer la sonnette d&#8217;alarme. Aucun r&#233;pondant des pouvoirs publics. Ils pr&#234;chent dans le d&#233;sert&#8230;</p><p>La rente impose ses sch&#233;mas &#233;conomiques et son mode op&#233;ratoire pour l&#8217;agriculture. C&#8217;est le tout nouveau ministre de l&#8217;Agriculture, Rachid Bena&#239;ssa, dont la voix &#233;tait &#233;touff&#233;e jusque-l&#224;, qui vient d&#8217;admettre le danger d&#8217;une telle d&#233;pendance, au moment o&#249; la devise va se faire rare pour pouvoir satisfaire les besoins alimentaires des Alg&#233;riens. Il ne s&#8217;agit pas de verser dans le catastrophisme, mais l&#8217;on risque, si l&#8217;Etat ne r&#233;agit pas avec c&#233;l&#233;rit&#233;, avec les strat&#233;gies ad&#233;quates, de revivre des moments p&#233;nibles et franchement d&#233;sastreux pour la population. Il est dans la capacit&#233; de notre pays d&#8217;amener, &#224; moyen terme, un taux de couverture d&#8217;au moins 70% de nos besoins alimentaires par la production nationale. C&#8217;est avant tout une question de d&#233;cision politique. Les pouvoirs publics doivent faire preuve de volontarisme. Une politique cons&#233;quente de soutien &#224; la production nationale rev&#234;t un caract&#232;re extr&#234;mement urgent. Si l&#8217;Etat n&#8217;agit pas en empruntant le bon chemin, celui de la rigueur, de la production, il ne faut pas s&#8217;&#233;tonner que l&#8217;on renoue avec l&#8217;emprunt ext&#233;rieur dans 3 ou 4 ann&#233;es pour nourrir la population. C&#8217;est une perspective peu glorieuse pour l&#8217;Alg&#233;rie et l&#8217;aveu d&#8217;une faillite &#233;conomique&#8230; Il en est de m&#234;me pour l&#8217;industrie, totalement lamin&#233;e par l&#8217;informel, dans l&#8217;indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. La crise &#224; nos portes doit &#234;tre, au contraire, le motif de bousculer les certitudes, de remettre tout &#224; plat, d&#8217;analyser les incoh&#233;rences et de situer les d&#233;pendances et les responsabilit&#233;s. L&#8217;Etat doit s&#8217;attaquer aux situations de rente si l&#8217;on veut, malgr&#233; notre p&#233;trole, &#233;viter le naufrage &#233;conomique.</p><p>http;//hogra.centerblog.net/</p>]]></content:encoded></item></channel></rss>