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Le tourisme représente une réelle activité d’avenir pour Figuig

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Le tourisme représente une réelle activité d’avenir pour Figuig, qui se trouve dans une localisation d’étape fort intéressante sur l’itinéraire touristique saharien qui pourra relier les oasis du Draâ à celles du Gourara en Algérie en passant par le Tafilalt.

La promotion et le développement de ce grand axe touristique maghrébin potentiel est tributaire de facteurs liés à « la question du Sahara ». Dans cette perspective, Figuig pourrait bénéficier de flux touristiques non négligeables, de nature à relancer l’économie et à générer des services particuliers.

Quant au tourisme national, son développement nécessite deux séries d’activités : les unes propres à l’oasis ; les autres relevant du tourisme national, voire international.

Au niveau de l’oasis même

La promotion de l’activité touristique requiert des actions multiples et complémentaires, destinées à faire de Figuig un environnement attractif, capable d’intéresser une clientèle venant de très loin, à savoir :

–    la mise en œuvre des plans d’aménagement urbain, d’assainissement, de circulation…;
–    l’alimentation suffisante en eau potable de qualité irréprochable;
–    la restauration et la réhabilitation des qsour, avec des refonctionnalisations intelligentes, parmi lesquelles celle d’accueil et d’animation touristiques;
–    l’aménagement de circuits touristiques bien étudiés à l’intérieur de l’oasis et ses environs;
–    la promotion de l’artisanat d’art qui reflète le génie local;
–    l’organisation, de façon adaptée des installations de cure par le sable ou ce que l’on pourrait désigner par «psammothérapie»;
–    la sensibilisation de la population pour adhérer et s’intégrer dans ce processus;
–    la formation de personnel spécialisé dans le tourisme oasien (guides d’oasis, personnel d’accueil…);
–    la mise en place d’une structure organisationnelle en la matière, réunissant les divers partenaires concernés (administration, professionnels, ONGs);
–    l’organisation d’un festival touristique culturel propre à Figuig.

L’ensemble de ces actions doivent viser la qualification technique et organisationnelle de Figuig comme pôle touristique, par la valorisation de ses atouts à la fois physiques, humains et culturels.

Au niveau national et international

La politique de développement du tourisme demande à ce niveau :

–    l’intégration de Figuig dans les programmes de promotion touristique oasienne, à côté de la vallée du Draâ, du Haut Atlas méridional et du Tafilalt. Les sociétés de transport de voyageurs et les tours operators  pourraient être intéressés par des conditions préférentielles pour les amener à contribuer à inscrire Figuig sur la liste des produits et des destinations qu’elles offrent;

–    l’incorporation de Figuig dans les programmes de tourisme culturel au profit des visiteurs que devra attirer l’aménagement du littoral balnéaire de Saïdia et des espaces touristiques de montagne (Bni Znassene, Kabdana, Chaîne des Horsts);

–    l’éventualité d’ouvrir, à terme (2010-2015), une liaison aérienne (par petits charters) entre Bouarfa et Oujda, d’un côté, Bouarfa et Arrachidia, de l’autre.

3.4.3. L’artisanat et la petite industrie

La promotion de ce secteur est amplement profitable pour Figuig à plusieurs titres :

–    relancer un artisanat diversifié et original que la localisation géographique particulière de l’oasis, en tant qu’étape commerciale et foyer culturel anciens, a permis le développement depuis des siècles, mais que l’évolution récente a pratiquement dévalorisé;

–    donner à la cité-oasis des activités nouvelles capables de promouvoir l’emploi et de valoriser des produits agricoles ou naturels divers et, par là, bénéficier de ressources financières appréciables pour plusieurs ménages;

–    appuyer le tourisme en lui procurant des articles locaux.

Les branches dans lesquelles l’activité artisanale trouvera des conditions favorables pour son essor, sont les suivantes :

–    le travail de la laine : le tissage axé sur la production d’articles utilitaires dans l’habillement et dans l’équipement domestique. La disponibilité relativement proche de la matière première, dans une région d’élevage ovin, et l’expérience pluriséculaire de la population dans ce domaine, représentent des atouts formidables à cet égard. Cette activité est encore bien vivace, mais nécessite tout un plan de revification et de dynamisation appropriées, d’autant plus qu’elle peut procurer des revenus non négligeables aux ménages, et notamment aux femmes ;

–    les activités liées au bâtiment (menuiserie, ferronnerie, mosaïque, plâtre, carrelage, briqueterie, etc);

–    la ferronnerie artistique, pour appuyer une unité performante qui existe déjà.

A cet effet, les actions suivantes sont à entreprendre :

–    création d’un centre de formation professionnelle dans les filières artisanales,
–    création d’une petite unité de tannage,
–    création d’un centre de collecte de laine avec dépôt de stockage,
–    création d’une unité de filature de laine,
–    Appui de la constitution de coopératives de production, de services et de commercialisation.

Concernant la petite industrie, certaines branches peuvent s’avérer bien porteuses, sans pour autant polluer l’oasis par leurs

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