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Situation Marocaine…Et Finance Islamique

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Les changements géopolitiques qui ont marqué la scène internationale ainsi que les nouvelles exigences de la mondialisation et ses conséquences sur le nouvel ordre mondial, ne pouvaient que générer les vents de changement. Divers sont les traits de ces changements, et multiples sont les pays qui ont opté pour les sentiers de restructuration de leurs économies, tout en suivant la tendance de l’économie du marché imposée par l’échec des modèles communistes et l’essor du libéralisme.

Faisant partie du globe, notre pays ne pourrait en aucun cas échapper aux souffles de changement. Le souci majeur de réaliser une croissance économique stable et atteindre un bon niveau de développement économique, incitait le Maroc à suivre toutes les recettes édictées par les organismes internationaux. De ce fait, plusieurs politiques économiques ont été adoptées, on s’est servi de multiples instruments monétaires et tant de textes juridiques qui se sont baptisés…et la liste n’est du tout exhaustive !

Malgré les immenses efforts déployés, l’économie nationale connait toujours des hausses mais surtout des bas, avec des déséquilibres macroéconomiques et des déficits chroniques de la balance commerciale…La sphère financière n’en est pas beaucoup mieux, une faible attraction de la place financière de Casablanca, la modestie de la capitalisation boursière et des montants échangés sur la bourse de valeurs marocaine, sans oublier le besoin de plus en plus aigu en liquidité pour les banques aussi que pour les entreprises…sont entre autres, des symptômes de la santé financière du Maroc.

De sa part, le marché bancaire marocain, et malgré les performances qu’enregistrent les établissements bancaires et les sociétés de financement, notamment en matière de volume de crédits octroyés, semble être incapable d’accroitre le taux de bancarisation qui avoisine le 40%. De même, ce secteur bancaire ne réussit non plus à drainer l’épargne thésaurisée en dehors du circuit économique et dont seul le secteur informel en profite pleinement !

Et ce n’est pas tout, la situation sociale de la population témoigne aussi le malaise. Un taux de chômage assez élevé notamment chez les jeunes, une large partie de la population vit sous le seuil de la pauvreté, un médiocre accès aux soins médicaux, en plus de la détérioration continue du pouvoir d’achat particulièrement chez la classe moyenne… Ces aspects ne sont qu’un échantillon des pathologies dont souffre le corps social marocain.

Devant un tel contexte qui tire la cloche d’alerte, les autorités marocaines se trouvaient dans l’obligation immédiate de réagir afin de sauver ce qui peut être sauvé. Pour ce faire, le Maroc s’est inscrit dans la politique des grands chantiers en se basant sur l’investissement publique dans les infrastructures, qui est considéré comme l’un des piliers du développement et de la croissance économiques.

D’autant plus l’Etat marocain, et en suivant les consignes de l’Organisation Mondiale du Commerce OMC dont il fait partie, a signé des conventions internationales et multilatérales favorisant le libre-échange et mettant fin aux entraves protectionnistes. Une telle mesure dotera le pays d’une compétitivité en termes d’attraction des capitaux étrangers et des Investissements Directs Etrangers IDE.

Sur le plan économique, les différents gouvernements ont pris le même chemin pour la promotion des secteurs d’activités jugés primordiaux. Ainsi, des plans sectoriels ont vu le jour,  Plan Maroc Vert, Plan Emergence, Maroc numérique…différents sont les appellations et les slogans, mais l’objet ultime demeure le développement de l’économie marocaine tous secteurs confondus.

Sur le plan social, l’effet le plus marquant était le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développent Humain INDH. Cette dernière vise le comblement des écarts sociaux et la valorisation de l’être humain dans la société, plus particulièrement les précaires et les marginalisés.

A partir des lignes qui précèdent, on peut conclure que le Maroc n’épargne aucun effort afin d’améliorer sa position et d’assurer sa prospérité et le bien-être de ses citoyens. C’est dans le cadre de ses efforts que nous pouvons placer le projet de la nouvelle loi bancaire qui permet l’introduction de la finance islamique au Maroc pour la première fois !

Pourtant, cette finance islamique, ses institutions ainsi que ses divers produits demeurent toujours des acteurs peu ou mal connus, et leur contribution dans l’économie reste floue pour une grande tranche des citoyens.

Pour cette raison là que le devoir intellectuel et patriotique m’incite à m’en servir de ma plume dans le but de rédiger des articles projetant lumière sur ce type de financement ainsi que sur ses interactions avec l’économie et le marché bancaire marocains.

Rendez-vous le prochain article pour inaugurer la série dédiée à ‘la finance islamique et le Maroc’

                               ZAROUALI Mohamed Jamal Eddine

 
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1 Comment

  1. citoyenne
    15/10/2012 at 00:32

    Salut,
    Je vous remercie cher Monsieur pour cet article et j’espère vraiment que vous rédigiez d’autres articles parlant du meme sujet…Merci encore une fois, on a entendu dire qu’il y avait ce qu’on appelle les produits alternatives comme le cas de Dar Assafae mais le problème c’est que c’est trop cher et on ne sait meme pas si c’est vraiment HALAL!!! Qu’en pensez-vous?!!
    Merci.

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