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TAOURIRT / LA COLLINE DU ZA (6éme partie)

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Dimanche 08 mai 2011

LA COLLINE DU ZA  (suite)

SA VILLE NATALE TAOURIRT REND HOMMAGE AU REGRETTE FEU ABDELAAZIZ MEZIANE BELLEFKIH

Je ne peux avancer dans ma narration et dans la description de ces belles images sans m’ arrêter  ce jour du 09 mai, pour rendre hommage à cette personne, native de cette ville, qui a fait beaucoup pour elle et à laquelle il était très attaché.

*Pour revenir au quartier LAMSALLA,  je profiterai ici pour partager avec notre cher Mohamed ce profond chagrin,  (c.scme), avec ceux qui  ont connu le défunt au sein de l’ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES DE TAOURIRT qu’il a présidée activement pendant presque trente ans et de l’ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES ET AMIS D’EL AIOUN CHARKIA dans laquelle il était membre HONORIFIQUE et à laquelle il a apporté beaucoup de soutien. Une fois au cours d’une réunion ou étaient présents le président de la section de Rabat et quelques membres du bureau  il nous dit : n’oubliez pas que je suis d’abord de’EL AIOUN avant d’être de TAOURIRT !!, chose qui a un peu surpris mais beaucoup honoré les AIOUNIS alors présents, en faisant allusion à son défunt père qui, en migrant de son berceau d’origine ( Aoukerfi)  y a fait d’abord escale avant de s’installer à TAOURIT comme c’est le cas de la majorité des parents M’Hamdi qui ont migré durant les années trente.

C’était une personnalité d’une stature exceptionnelle appelé autrefois MEZIANE Abdelaziz , nom complété par le surnom de son défunt  père BELLEFKIH qui est devenu MEZIANE BELLEFKIH  . On se permettait de l’appeler Abdelaziz quand on parlait de lui, vu sa modestie et sa simplicité

 

 

Je le partagerai aussi avec tous ceux qui ont senti le choc et ont fait preuve de grande amitié, de sincère relation  qualifiée ici de fraternité envers cet homme très engagé, disparu en début de soirée du Dimanche 9 Mai 2010 , personne dotée de toutes les valeurs qui puissent définir l’ «Homme » au sens large du terme  « AL INSANE », et à son sens strict  « ARRAJOUL »,  qualificatifs suffisants et convainquant pour ne pas chercher à le définir autrement , si ce n’est en se précipitant pour venir présenter aux siens, aux plus proches et aux moins proches leurs condoléances, ces  dimanche 09 mai  et lundi 10 Mai de l’année 2010 chez lui à Rabat et vis versa car tout le monde l’avait senti,  ce choc, et estimait qu’il était aussi le leur, toutes couches sociales, religions, rangs et professions confondus, des personnes et des personnalités, hommes et femmes, individuellement, en couples, en familles ou en groupes. INNA LILLAHI WA INA IAIHI RAJIOUN, comme tu l’as bien dit et écrit cher Mohamed. C’était une personnalité d’une stature exceptionnelle appelé autrefois MEZIANE Abdelaziz , nom complété par le surnom de son défunt  père BELLEFKIH qui est devenu MEZIANE BELLEFKIH  . On se permettait de l’appeler Abdelaziz quand on parlait de lui, vu sa modestie et sa simplicité et parce qu’il était de nous et de chez nous, sauf  quand on l’interlocutait on l’appelait Si Abdelaziz parce que c’était l’ainé de nous tous, ses proches et ses amis, le plus instruit, le plus responsable, le plus remarquable, mais surtout pour lui faire preuve de respect qu’il méritait et qu’on lui devait, parce que c’était un homme respectable qui se faisait rare.

 

Certes, le défunt s’était forgé sa personnalité, propre à lui, acquis des valeurs à travers le temps et les milieux, depuis sa petite scolarité, jusqu’aux sommets hiérarchiques qu’il a atteints durant son parcours dans ses fonctions qu’ il a occupées

 

Certes, le défunt s’était forgé sa personnalité, propre à lui, acquis des valeurs à travers le temps et les milieux, depuis sa petite scolarité, jusqu’aux sommets hiérarchiques qu’il a atteints durant son parcours dans ses fonctions qu’ il a occupées, dans un silence absolu , à  l’ombre, acharné dans son travail avec une voracité exceptionnelle, le savourant avec délicatesse et appétit, avec une volonté d’aboutir et d’une manière et méthode psycho- pédagogique dont la finesse et le sang froid étaient les principaux ingrédients pour mener ses hommes et accomplir parfaitement  sa mission, sans trop viser le gain matériel mais plutôt l’aboutissement, je le répète, de son action, de son travail de son projet…

De grands souvenirs vécus avec lui et de grandes valeurs découvertes en lui m’ont servi de monnaies très fortes comme capital pour m’enrichir  et que mes propres enfants hériteront.

Qu’est ce que tu veux que je te fasse comme propos sur ce GRAND MONSIEUR ?

Il était si bien éduqué qu’il était du point de vue valeurs morales et humaines un bon croyant , plein de foi (MOUMEN), issu d’une fraction de tribu des OULED M’HAMMED connus par leur possession du Coran ( d’où le nom de son père : ould lafkih )

 

Il était si bien éduqué qu’il était du point de vue valeurs morales et humaines un bon croyant , plein de foi (MOUMEN), issu d’une fraction de tribu des OULED M’HAMMED connus par leur possession du Coran ( d’où le nom de son père : ould lafkih ) qu’ils ont appris sur place et que certains d’entre eux ont du compléter par l’étude de FIKH et d’autres disciplines religieuses, ailleurs dans d’autres ZAOUIYAS ou MEDDERSSA,  dont leur douar est AOUKERFI se trouvant sur le versant d’une  montagne appartenant à une chaine allant de BEN NHARI au sud jusqu’à BENI YAALA à l’est , en passant par SIDI BELKACEM AZEROUAL où se tient annuellement en été le moussem de ses chorfas et  JBEL BOUKHOUALI  qui fait le pic  à l’est, en contournant les douars dispersés de la commune de TANCHERFI , séparant  BENI BOUZEGGOU et OULED AAMAR . Situé à l’ouest de la commune de TANCHERFI et au sud-est de celle de MESTIGMER, AOUKERFI est réputé par ses TOLBAS dont certaines élites étaient des OULAMAS en matière des disciplines religieuses et de la charia, d’ailleurs un certain SI MOHAND LQADI fut désigné juge de la tribu des béni bouzeggous par dahir sous le règne du roi HASSANE PREMIER et voici qu’un descendant de cette tribu qui fut désigné par feu HASSAN II comme son conseiller.

Il était d’un tempérament très naturel, modeste de comportement , simple ,  populaire , sociable ,  généreux , charitable , aimable ,  serviable , fin  gentil, peu  rigolo, aimant la vie , la belle anecdote et  rieur jusqu’à perdre le souffle des fois , plein d’humour , un humour spécifique à la tribu des BENI BOUZEGGOU , n’acceptant pas les mauvaises choses , indifférent aux fausses critiques et aux intrus , non rancunier, il estimait et respectait tout le monde sans faire aucune distinction entre celui-ci et celui-là . Du point de vue qualités professionnelles il était sérieux, compétent, intelligent, prudent , calme,  discret , attentif , courageux , décisif , expéditif , toujours à l’écoute , non bavard , non orateur , apparemment naïf pour ceux qui le connaissent mal et n’aimant pas le mensonge, dépourvu de toutes malices . Il encourageait et aidait les bons travailleurs et marquait sa déception à l’égard des paresseux et des ingrats. Pour beaucoup de personnes il était leur idole.

Quant aux qualités physiques et ses distractions, c’était un charment garçon, un bon plongeur de piscine , un joueur de cartes et un gagnant, un footballeur et grand supporter de l’équipe de TAOURIRT des années 80 , c’est d’ailleurs grâce à lui que le terrain de sport a été aménagé, il encourageait les sportifs , c’était un  golfeur, un tennisman et un grand chasseur de perdreaux.

Pour présenter un peu mieux notre enfant de TAOURIRT , c’était aussi le jeune garçon qui évolua en France en début des années 60, dans la ville de Lyon puis à Paris pour terminer ses études en ponts et chaussées, contextes auxquels il s’est facilement adapté

 

Pour présenter un peu mieux notre enfant de TAOURIRT , c’était aussi le jeune garçon qui évolua en France en début des années 60, dans la ville de Lyon puis à Paris pour terminer ses études en ponts et chaussées, contextes auxquels il s’est facilement adapté. C’était là où il a acquit un savoir vivre européen en imposant sa personnalité marocaine. Il s’est facilement adapté puisqu’il disposait déjà de certains outils au Maroc, à savoir la maitrise de la langue française, la mentalité française qu’il avait acquises durant son premier parcours un peu avant et un peu après l’indépendance, d’abord à l’école musulmane de Taourirt où cet enfant  est né, en 1944, où il s’est fait forgé une enfance parmi ses camarades durant sa première scolarité, ensuite dans trois autres établissements : au collège Abdelmoumene, au lycée de garçon à Oujda ( lycée Omar Ibn Abdelaziz ), au lycée Goureau à Rabat ( lycée Hassan II)  très connus et très réputés par le niveau de scolarité chez les élèves, par le niveau pédagogique et intellectuel des  professeurs , la qualité des programmes scolaires et la gestion administrative. A ce  dernier établissement ne pouvaient accéder que les élèves brillants, fils de notables ou d’européens. L’enfant de TAOURIRT possédait les deux premiers critères, non seulement pour  y être admis mais aussi pour réussir et décrocher son BACCALAUREAT option math à l’âge de 17 ans et viser loin , sans oublier LHAJ BELLEFKIH comme on l’a toujours  surnommé , pour accomplir son devoir de père qui  était tout le temps derrière lui, aussi bien au Maroc qu’en France, il ne le lâchait d’une semelle et ne lui négligeait aucun coté, car c’était un homme éveillé, audacieux, relativement riche, sévère, autoritaire , il disposait donc de tous les moyens de faire de son fils ainé ce qu’il put être.

Par ailleurs l’Etat Marocain, au lendemain de l’indépendance avait besoin de cadres pour gérer le pays, ce qui a favorisé une certaine élite de faire ses études à l’étranger pour pouvoir prendre progressivement la relève et participer à la construction du pays, ABDELAAZIZ OULD LHAJ BELLEFKIH était bien au rendez-vous, il n’a pas raté le coche. C’est là où il a mis en valeur ses convictions et les valeurs de sa culture au sein d’un  savoir vivre européen en imposant la personnalité maroco-musulmane. Il m’avait raconté une fois que lors de la préparation de sa soutenance de fin d’études, ses professeurs l’ont conseillé de casser le Jeun car il devait soutenir en plein RAMADAN, mais il a tenu à garder sa foi en tenant à ses principes de musulman et à DIEU et a tenu à présenter sa thèse dans toutes les conditions que le destin lui a préservées, après délibération,  son jury l’a honoré .  ( je garde toujours dans mes archives l’une de ces revues où l’une de ses soutenances a fait parution, photographié en noir et blanc, habillé en costume de couleur sombre, debout modestement au pupitre en train d’exposer, mince, jeune avec de longs favoris, c’était la mode ).

Que Dieu ait son âme.                                                                                                                                                                         A suivre…

Mohammed BOUASSABA

 
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3 Comments

  1. mohammed zzi ggaoucharfi
    23/05/2011 at 21:30

    chokran ssi mohammed 3la had lmaoudo3.

  2. meziane ahmida
    30/06/2012 at 17:51

    voilà un hommage pur, clair,sincère, désintéressé, loin des cérémonies officielles et de l’hypocrisie des salons douillets, qui ne pouvait être si bien décrit que par des personnes ayant côtoyé le défunt comme Lhaj mohamed bouassaba.
    Edifiant car il fait découvrir aux personnes ne l’ayant connu que professionnellement, l’autre personnalité du défunt.
    mohamed bouassaba a un grand mérite pour avoir consacré tout ce temps et reproduit FIDELEMENT à ce portrait.
    Je dis « FIDELEMENT » car, étant cousin sans grande différence d’âge et ayant été également ami très proche du défunt ( peut-être le plus proche parmi les membres de la famille), je réalise que mohamed bouassaba a dit vrai.
    MEZIANE AHMIDA

  3. noureddine azzi aoukarfi boujemaaoui
    23/10/2014 at 18:27

    merci bazzaf 3la had alihtimama walakin 9aryat awkarfi allati anjabat amtal ballafkih mezian tastahi9 aktar faaktar mina alihtimam merci

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