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TAOURIRT/ LA COLLINE DU ZA (5eme partie)

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LA COLLINE DU ZA (suite)

Samedi 07 mai 2011

*L’EVEIL

De là on descendait vers l’école des filles à la sortie de la ville où quelques filles qui ont décroché leur certificat d’études primaire musulmane ( CEPM ) et l’examen d’entrée en 6ieme ( 1ere A S ) vers la fin des années cinquante ou début des année soixante mais qui n’ont pu aller très loin dans leurs études, peut être par manque de moyens ou par manque de liberté. Elles étaient tentées de devenir infirmières ou postières pour venir en aide à leurs familles, une ou deux d’entre elles ont fini le collège pour aller aux lycées d’Oujda et virer vers l’école des institutrices. Ce n’est que vers la fin des années 60 qu’une première vague de jeunes filles a pu franchir ce cap et décrocher leur baccalauréat pour se faire ouvrir la voix vers des études supérieures à l’université Mohamed V de Rabat à citer MEZIANE Rabiaa et les deux BELKASMI qui sont professeurs, ou MOSTADI Fatiha partie en France pour évoluer au crédit agricole ensuite cadre supérieur à la trésorerie générale( première fille fondatrice de l’AAET et l’unique fille membre de son bureau), mais aussi certaines d’entres elles ont pu entamer leur doctorat pour ne citer que les deux sœurs MEZIANE BELLEFKIH et HKIME Aicha qui occupent des postes de responsabilité importants au sein de la fonction publique à Rabat. D’autres encore que je félicite et que je salue très fort ont pu y accéder. Celle qui n’ont pas malheureusement abouti ont fondé leurs foyer pour se caser et donner une progéniture très à la hauteur. Elles doivent être aussi heureuses.

 

La première école construite en 1938 pour les élèves musulmans, celle des garçons inaugurée par une génération qui  s’était fait forgée à l’école coranique. J’en cite comme même quelques personnes :, MEZIANE Si Mohamed b Ali (TEAR LABIAD) CP1, LAMHAMDI Mohand N’ssafia(MAZDA) CP1 , MEZIANE Si Ali CM1, CHADLI Mohamed ould Lkhatir CM2

 

La première école construite en 1938 pour les élèves musulmans, celle des garçons inaugurée par une génération qui s’était fait forgée à l’école coranique. J’en cite comme même quelques personnes :, MEZIANE Si Mohamed b Ali (TEAR LABIAD) CP1, LAMHAMDI Mohand N’ssafia(MAZDA) CP1 , MEZIANE Si Ali CM1, CHADLI Mohamed ould Lkhatir CM2 . AALEM Abdelkader a pu percer et devenir fonctionnaire dans les PTT à casa, tandis que BENAISSA ould KHEYI était allé loin dans ses études à Meknes et à l’étranger pour occuper un poste très important au ministère de l’intérieur à Rabat. Vint par la suite une deuxième génération celle de KASSOU Boumediene candidat unique qui s’est présenté à l’examen du CEPM en 1949 au collège Abdelmoumene d’oujda, (le taux de réussite était de 100% !!!) qui a débuté comme instituteur vers 1950 et finit sa carrière en tant que secrétaire général à l’ E N E S Takaddoum à Rabat après avoir cumulé plusieurs certificats et diplômes dont celui de l’arabe classique vers 1967, l’équivalent de la licence. les deux frères Feu BEKKIOUI des agents de police , Feu JAKHROUT cadre responsable à la direction de la sureté nationale à Rabat ainsi que d’autres soldats inconnus que j’aurai l’occasion et le plaisir de découvrir leur noms afin de mener une étude dans le sens qui enchanterait les taourirti pour les informer encore mieux.*Les enseignants dont les plus remarquables pour leur compétence et leur rigueur avec les élèves étaient Mr. LUTZ directeur d’école, précédé par Mr GOUGEON  ensuite Mme MONTHION, les deux premières personnes à avoir écrit les lettres latines et les premiers mots aux tableaux pour les enfants d’indigènes ;* LUTZ était une personne autoritaire, influente aussi bien du point de vue physique que moral qui a marqué son passage par la rigueur , la compétence ; ainsi qu’un corps enseignant à citer Mme BLANCHARD que j’ai eu comme maitresse en CP1, une femme gaie et splendide que je garde sur une photo de classe sans oublier Si LAHBIB que j’ai eu comme maitre d’arabe, distingué par sa djellaba bleue et son tarbouch rouge, il a finit sa carrière comme directeur des écoles primaires et meurt à Oujda , que dieu ait son âme. Mr et Mme SORA, PRADAL,TIFTENE, Mr COMPELEAU qui n’épargnait personne à la moindre petite faute au moment d’une dictée , leur mission était d’enseigner les enfants des marocains et de leur inculquer le savoir afin de devenir les hommes de demain, d’ailleurs plusieurs d’entre eux ont fait de bonnes carrières dans les différents secteurs, certains ont pu percer pour assumer de grandes responsabilités dans le pays , point sur lequel je vais revenir après. Un certain Boubker nourrissait les élèves issus de familles pauvres à midi par du pain blanc et lahrira dans sa cantine en plein air à coté des toilettes et pissoirs. Si Boujamaa le père de Hmida BOUFARIK, un petit vieux, petit de taille, trouvait des difficultés à atteindre l’anneau de la chaine qu’il devait tirer pour sonner la cloche, il était obligé de se mettre sur le bout du pied pour y arriver. Souliers noires et bien cirés, il était agile dans sa marche, veste et pantalon GOLF, chemise boutonné jusqu’au cou, enturbanné , il s’occupait, de l’entretien des classes, de la feuille d’absence , et de la fermeture et de l’ouverture du portail. On le respectait beaucoup car il nous considérait comme ses propres enfants Allah irahmou. *Devenu collège sous le nom de ALLAL BEN ABDALLAH et dirigé par un ancien instituteur de langue arabe SI Lmouhachi ABOUTAYEB venu de Berkane, assisté par CHARTI abdelkader comme secretaire, un ancien élève du collège, Il avait reçu par la suite quelques européens dont RECH , ROMANATCHI venus d’un pays de l’est et une première génération d’enseignants locaux , produit de cet établissement durant leurs études primaires et qui ont amorcé leurs études secondaires jusqu’à la fin du deuxième cycle, à citer ABBASSI prof de math, BELKASMI qui était très méchant et très dynamique, les bonnes raclées étaient son moyen pédagogique préféré. Il faisait de son mieux pour nous apprendre les règles de cette langue étrangère.*

 

* RACHDI originaire de BENI KOULAL* que j’ai eu comme prof de physique – chimie en 6ième (ancienne appellation, actuellement première année secondaire) pour enseigner les math et le français les années suivantes avait un niveau de bac

 

* RACHDI originaire de BENI KOULAL* que j’ai eu comme prof de physique – chimie en 6ième (ancienne appellation, actuellement première année secondaire) pour enseigner les math et le français les années suivantes avait un niveau de bac. Cette extraordinaire personne non seulement était polyvalente mais presque non voyante aussi. Paraît-il à cause de son incapacité visuelle, problème ophtalmologique incurable qu’à son insu son médecin l’a conseillé d’interrompre ses études. *NAJI, bachelier en lettres moderne était venu exercer la fonction de répétiteur et enseigna l’anglais aux élèves de la 3ieme A S. ABERKANE, KOULALI aussi et bachelier était venu en qualité de répétiteur, DEBBAJ comme moniteur d’éducation physique.* Ces trois derniers qui n’ont passé qu’une année se sont succédés au collège pour partir faire carrière à la R A M. Seul Aberkane était revenu vers le milieu des années 70 pour exploiter une autorisation d’agence de voyage qu’il s’est procurée, la première agence privée ouverte à OUJDA qu’il gérait lui-même pour devenir par la suite député sur la circonscription de Taourirt durant un mandat au cours des années 90. Cet ancien coiffeur, qui est Ould Mimoun de son vrais nom* BAKHTAOUI Mohamed devint moniteur d’éducation physique au collège de Taourirt malgré son niveau moyen d’instruction, mais qui a donné beaucoup au sport en découvrant et en encadrant des jeunes aussi bien dans le milieu scolaire qu’ailleurs,* à citer dans le cadre du football NIYA , Ahmed KOURRICH, en athlétisme Kaddour Mohamed . Ce dernier a participé aux jeux méditerranéens qui se sont déroulés en Tunisie en 68  et a été champion du Maroc en sceau de perche, ainsi que d’autres sportifs dans d’autres disciplines se sont bien montrés dans les jeux scolaires, j’espère qu’ils sont tous à la retraite et qu’ils se portent bien. Mr BAKHTAOUI était bilingue dans ses manières de s’adresser à nous ; un jour en séance de sport pour nous apprendre des roulades, il s’adressa à l’un des camarades de classe : Kaddour Jilali ! Va apporter Lahssira wanfadha m’ la poussière… qu’est ce qu’on a rigolé !  C’était un grand footballeur. Il a quitté Taourirt vers 65 pour être remplacé par un ancien instituteur si LGUECHATI à coté d’un ancien élève du collège si Abdallah BOUZIDI, en raison de l’ampleur que vivait l’établissement. Mais il y revient de temps à autre pour retrouver son origine et ses traces et ce par nostalgie qu’elle lui procure sa ville natale. Je le garde en photo collective avec mes camarades de classe de 6ième (ancienne appellation, actuellement première année secondaire) datée de 62-63 , debout , à gauche, les bras croisés,

 

 

notre professeur de mathématiques avait reçu en 64 Feu MAHDI BEN BARKA à Taourirt durant un court moment pour inaugurer le bureau de l’UNFP qu’il devait représenter (l’actuel USFP),

 

Sur cette photo, à mon coté *Mr BOUZIDI, personne qui ne passera pas inaperçue et sur laquelle je vais tarder un petit peu. Aaah !!! sa fameuse pensée du jour, pour commencer, qui pouvait être un proverbe ou un poème qu’il empruntait aux grands poètes, penseurs et philosophes du 17eme , du 18eme et du 19eme siècle, période de la renaissance dont Alphonse De LAMARTINE, LABRUYERE, APPOLINAIRE, VICTOR HUGO et d’autres… qu’il nous recopiait au tableau ou dictait avant de commencer le cours pendant quelques minutes pour nous éclairer. Quand quelqu’un l’interpelait au cours d’un exercice pour apporter une meilleure solution il se manifestait par la formule : « CHAPEAU » ! Mais quand il butait sur une question il nous promettait de réfléchir et nous ramener la solution sinon il ne remettrait plus sa cravate. Il aimait beaucoup les mathématiques, les élèves qui travaillaient bien, mais aussi la lecture, les beaux habilles et les poèmes de Charles BEAUDELAIRE dont Les Fleurs du Mal, poèmes les plus célèbres qu’il nous récitait de temps en temps pour répondre à ses fantasmes, car il vivait en célibataire en compagnie de ses collègues dont un professeur d’Arabe, un certain Nassiri Salah. Pour des raisons matérielles notre cher Bouzidi, après avoir eu sa première partie de bac section math au lycée de garçon d’Oujda en compagnie du regretté Feu Abdelaziz Meziane Bellefkih, était venu exercer comme instituteur à DEBDOU son village natal, pour un ou deux ans avant de venir nous enseigner les mathématiques en qualité de professeur de premier cycle( assimilé), après avoir décroché son bac comme candidat libre.* le M E N ne formait pas encore ce type de cadres à l’époque, il comptait sur les pieds noirs français dans les grande villes, sur les anciens instituteurs marocains qui ont brillé ou le recrutement sur titre des chargés de cours, les bacheliers et non bacheliers surtout comme moniteurs suppléants pour se forger sur le tas et accomplir cette grande mission, celle d’éduquer et d’inculquer le savoir aux hommes de demain, ils auront l’occasion d’évoluer dans des échelles et gagner des échelons. Cette politique a permis une sélection de part et d’autre d’ailleurs, n’ont abouti que ceux qui étaient doués ou muni d’une grande volonté, abstraction faite de la situation matérielle des élèves et du niveau culturel de ces pauvres enseignants souvent malgré eux car les conditions sociales obligent. *Pris par sa volonté d’appartenir à la famille politique de gauche et par ses convictions de devenir un militant, notre professeur de mathématiques avait reçu en 64 Feu MAHDI BEN BARKA à Taourirt durant un court moment pour inaugurer le bureau de l’UNFP qu’il devait représenter (l’actuel USFP), et ce dans le cadre de la tournée que le chef du parti effectuait alors au Maroc oriental en compagnie d’autres membres du bureau exécutif. Il nous fit une grande propagande sur cette personnalité et nous invita à venir écouter ce LEADER.* Mais il a assumé ses responsabilités en 65 juste au lendemain de l’assassinat en France du regretté par le General Oufkir alors ministre de l’intérieur avec la collaboration des services secrets de l’Etat Français, jusqu’à nos jours son fils EL Bachir B. BARKA ne cesse de plaider sa cause pour que justice lui soit rendue auprès des tribunaux français qui ont recouvert une enquête à ce sujet. Beaucoup d’encre a coulé sur l’affaire Ben Barka. Notre professeur a été malmené en subissant des interrogatoires sous la pression des agents de la sureté nationale à cause de ses idées socialistes. Il fut très bien tabassé par les Flics pendant quelque jours et relâché sous je ne sais quelles conditions pour reprendre son travail le visage cabossé, une compresse lui séparant l’œil de sa lunette gauche si je me rappelle bien, boiteux et aidé par une canne de type KHIZRANA rayée en jaune et noire. Il vint en classe l’air abattu, manquant de ces grands pas du professeur qui d’habitude dominant sa classe au dessus d’une estrade, le parcourant d’un bout à l’autre, le regard à travers ses lunettes tantôt vers les élèves, tantôt vers un grand tableau noir garni de figures géométriques et de formules mathématiques qu’il accaparait, en les montrant du doigt, en les complétant et rectifiant s’il y’a lieu, tout en expliquant en articulant un bon français bien prononcé ou le ère « r » était bien roulé comme une séguia ou l’eau quand elle coule fait rouler les pierres. Il était cette fois ci démunie de sa serviette de travail en cuir de couleur marron mais muni d’un orgueil d’avoir vécu une telle expérience, celle d’être battu et interrogé sans vouloir céder à ses principes et ses convictions. Assis sur sa chaise et apparaissant de profil devant son bureau, regardant beaucoup la porte et peu ses élèves, la canne tenue piquée verticale au sol des deux mains superposées entre ses jambes, il nous racontait d’un air glorieux et serein cette miséreuse seine au commissariat et ce qu’il a pu assumer en ces trois ou quatre jours quand il faisait preuve de son engagement politique en saluant l’U N F P. D’ailleurs je me souviens j’avais entre 15 et 16 ans quand ce fâcheux assassinat a eu lieu, et comme j’étais deja préparé je ne ratais pas une seule occasion pour suivre les évènements en écoutant les nouvelles sur la disparition de BEN BARKA à la radio de Paris éditées en langue arabe à 20H que Feu mon père attendait avec impatience car c’était un sympathisant du parti de l’ISTIKLAL( parti politique père du parti de l’UNFP, scission qui a eu lieu en 1959 pour créer un parti jeune et moderne). Par la suite il quitta Taourirt l’année d’après pour évoluer en milieux politiques et intellectuels à Rabat et Casablanca et pu progresser dans ses études supérieures en économie et en droit qu’il avait entamées parallèlement en tant que censeur au lycée Khaouarizmi à casa. Ce qui lui a permis de décrocher son doctorat qu’il a eu avec succès, je n’ai pas eu cette chance malheureusement d’assister à sa soutenance qui a eu lieu à casa, mais j’ai eu des échos. *Il a finit sa carrière comme Maitre de conférence à l’université HASSAN II de Casa ou il réside depuis et j’espère aussi qu’il a fondé un foyer. Reviendra – t – il à Debdou pour savourer le fruit de son labeur et cultiver son jardin pour déguster ses fruits ? C’est un homme à respecter. CHAPEAU PROFESSEUR ! Vous méritiez de garder votre CRAVATE, n’est ce pas «  ASSI » Mohamed ?*

Par la suite quand l’établissement a pris de l’ampleur au vu de l’augmentation de ses effectifs on a eu des coopérants français venus passer leur service militaire .Deux jeunes tangérois étaient affectés aussi comme prof de premier cycle après avoir suivi une formation de deux ans à l’ENES et la liste est longue. Le CPR ne verra le jour qu’en 1971.

 

Ce n’est qu’en 1999 qu’un conseil supérieur de l’enseignement et de la formation COSEF présidé par Feu Abdelaziz  MEZIANE BELLEFKIH conseiller de sa Majesté , composé de membres représentant les partis politiques et les syndicats a été créé pour faire un choix et tracer une stratégie à suivre pour redresser la situation mais qui semble- t- il n’a pas donné les résultats escomptés.

 

Depuis 1959 l’enseignement au Maroc n’a fait connaitre que des réformes. Quand ce n’était pas une assistance dans le cadre d’une coopération française ou canadienne c’était un programme dicté par un ministre nouvellement désigné à la tète du MEN ou encore par les concepts du parti politique gérant ce département pour faire valoir leurs méthodes et leurs démarches. Quand c’est un nouveau responsable qui est désigné automatiquement c’est un nouveau programme qui est établi. Ce n’est qu’en 1999 qu’un conseil supérieur de l’enseignement et de la formation COSEF présidé par Feu Abdelaziz MEZIANE BELLEFKIH conseiller de sa Majesté , composé de membres représentant les partis politiques et les syndicats a été créé pour faire un choix et tracer une stratégie à suivre pour redresser la situation mais qui semble- t- il n’a pas donné les résultats escomptés.

Malgré tout cette école a produit de hauts cadres de l’administration et des enseignants aussi bien au temps du protectorat qu’à l’indépendance et jusqu’à ce jour.*

L’ancien bureau des travaux publics situé au bord de la route ou Mr Maurice était le chef et qui deviendra par la suite un parc pour quelques véhicules de cette administration.

La ferme de NAVARRO un ancien colon français, limitée du coté de l’école par une longue allée allant vers l’ancien camp militaire situé au versant sud de cette fameuse colline munie de cette transmission sans fil, en passant par SIDI BELHAJ , le Marabout de la ville rarement consulté. De grands peupliers abritant des nids de cigognes offrant d’intenses ombres aux écoliers assis sur les bords cimentés d’ une rigole pour se rafraichir, une eau propre , claire et fraiche provenant de l’oued ZA alimentant plus loin d’abord, celle de BEN ZERGA un algérien non voyant à qui on avait présenté les condoléances au cimetière à l’occasion de l’enterrement de l’un de ses fils étudiant en médecine décédé en France en 1962 ou 63 et ramené au Maroc par avion, à l’époque ; par la même occasion un premier médecin ( ou presque ) était décédé dans un hôtel à Rabat dans des circonstances obscures à la veille de son retour en France pour la soutenance de sa thèse de doctorat qui devait avoir lieu, évènement qui a eu lieu en 1956. Le premier médecin qui a pu tenir le coup et faire ses études en faculté de médecine à Rabat est le Dr MESSAOUDI Abdelkrim , il exerce à Taourirt dans son propre cabinet. Est-il toujours discret et gentil ? A cette occasion je lui souhaite une bonne retraite car le métier de médecin est épuisant. Pour ne pas les citer tous je vais comme même mentionner le premier Bouzeggaoui de Ouled M’hammed, Dr SALHI Ahmed qui est rentré de France en 81 pour passer son service civil à MISSOUR . Il gère son propre cabinet à Oujda. Il est consciencieux, competent et serviable. Je lui souhaite bon courage et grande réussite. Un trio de médecins s’est annoncé dont Dr EL JABRI , Dr El AYACHI, Dr BELHASSANE , et à ne pas oublier Dr ABBASSI qui s’est contenté de son poste de médecin à la commune de Tandrara, à 400 km environ au sud d’Oujda, mais parallèlement il est membre actif de l’Association AL KARAMA qui gère des micro crédits et participe à d’autres activités socio culturelles, le premier Bouzeggaoui de Ouled M’hammmed qui, avec des moyens de bord qui laissent à désirer s’est vraiment bataillé pour réussir ses études en faculté de medecine à Rabat ou il a décroché son doctorat en début des années 90, je le félicite pour sa persévérance et sa modestie. Je citerai aussi un autre M’hamdi le Dr MEZIANE Belefkih Abdelkrim qui a fait ses études en Tunisie et qui est rentré exercer au CHU de Rabat en 90 , quelques années après il s’est converti en Administrateur après avoir fait sa spécialité à Rabat pour être nommé Délégué de la Santé Publique de la région de Ouarzazate ensuite muté à Tetouan pour la même responsabilité. Il est courtois et ambitieux, il parviendra à faire mieux, je lui souhaite bonne chance. Son ancien camarade et ami d’enfance TAYEB ANNAMLI chirurgien dentiste à Rabat , son cousin FATIH Abdelwahad pharmacien –biologiste en France , Dr BOUTAYEBI délégué du ministère de la santé à Taourirt, Dr BAJTIT qui a ouvert son cabinet à Taourirt et d’autres encore qui n’ont pas manqué de ferveur pour arriver et qui ont bien réussi, ne manqueront pas le rendez vous pour servir leur localité. Cette école a produit d’autres médecins dans diverses spécialités, hommes et femmes dont les trois sœurs Mesrar, filles de Si Ahmed enseignant retraité, des chirurgiens et des pharmaciens ainsi que des ingénieurs, des magistrats, des avocats et des cadres supérieurs dans d’autres domaines.

 

C’était Mlle BELAFDAL Fatima . Mère de deux garçons devenus ingénieurs installés aux USA , elle est décédée en 1994 à Taourirt suite à une longue maladie où elle exerçait la fonction de postière. C’était une charmante et intelligente fille qui était bien éduquée

 

cette école musulmane devenue collège mixte en 1959 avait reçu la première et l’unique jeune fille en première année secondaire au sein d’une poignée de garçons pour décrocher son certificat des études secondaires marocaines ( CESM ) et être la seule admise pour suivre ses études secondaires en quatrième année sc. Math au lycée de garçon à Oujda ( LYCEE OMAR IBN ABDELAZIZ) mais elle ne put y aller pour des raisons que j’ignore. C’était Mlle BELAFDAL Fatima . Mère de deux garçons devenus ingénieurs installés aux USA , elle est décédée en 1994 à Taourirt suite à une longue maladie où elle exerçait la fonction de postière. C’était une charmante et intelligente fille qui était bien éduquée. Que Dieu ait son âme. Puis l’année suivante vint un groupe de six filles dont MEZIANE Fatima ,BADAOUI Chrifa. En 1963 dans ma classe de première année secondaire on comptait dix filles à citer BOUFARIK Bakhta, HASSANI Fatima, TAJ Zahra… et vingt sept garçons à citer BELAFDAL Rabah, AISSAOUI Mustapha, MASTFI Mohamed ,FAKHARI Mohamed, NEMMASSI Ahmed, MESSAOUDI Abdelkrim, SGHIRI Ahmed, MOHAMMED b. Mohammed surnommé Mohamed au carré, DIB mohamed… , les deux sont décédés que dieu les gardent dans sa grande misericorde … je les ai tous sur une belle photo de classe et dans ma mémoire. BELAFDAL et AISSAOUI était de grands bricoleurs, accompagnés de HASSANI Mohamed et MADANI Ahmed décédé en Allemagne suite à une tumeur dans le cerveau. Ils avaient confectionné des carabines à 16 mm et construit un petit avion qui avait échoué sur un ravin lors de son essai, heureusement qu’il n’était pas piloté ! Vint par la suite une vague de filles et dont le nombre a progressé et n’a cessé depuis lors d’augmenter d’une façon exponentielle. La majorité d’entre elles a construit son avenir.


UNE PARTIE DE L’HISTOIRE EFFACEE

Cette allée nous conduit aussi vers le jardin public avec son terrain de tennis. C’était était une beauté. Symbole du sérieux des autorités de l’époque quant au souci de préserver l’environnement, il est tombé en ruine et a fini ses jours en abritant les mécréants et les délinquants, actuellement effacé

 

Cette allée nous conduit aussi vers le jardin public avec son terrain de tennis. C’était était une beauté. Symbole du sérieux des autorités de l’époque quant au souci de préserver l’environnement, il est tombé en ruine et a fini ses jours en abritant les mécréants et les délinquants, actuellement effacé. Plus loin la piscine où on se baignait en été nous offrait ce luxe de se rafraichir. Un plongeoir donnait l’occasion aux amateurs de montrer leurs plongeons dans le but de se mesurer. Elle a d’ailleurs reçu Si Abdelaziz en 1998 à la fin de sa dernière mission gouvernementale, dans le cadre d’un déjeuné offert en son honneur par la préfecture et la municipalité de Taourirt, en partenariat avec l’association des anciens élèves de Taourirt qui a clôturé cette cérémonie par un thé afin de donner l’occasion à ses membres de se retrouver, un thé offert par ould derb ZGGAY, douar situé sur la rive nord de l’oued ZA , Abdelkader SOLO demeurant à Rabat. L’ A A E T devait assurer sa gérance dans le cadre d’un partenariat avec la commune.* Vers le sans fil, au pied de cette immense colline allongée se trouve FILAGE LMAKHZEN(quartier des forces auxiliaires) qui n’ abritait que les mokhaznis après l’indépendance. En revenant vers la ville se trouvait le bureau du contrôleur civil devenu Caïdat à l’indépendance et provisoirement la préfecture en début de sa création, il fait le coin du FILAGE LAKDIM. De là on débouchait directement sur la sortie vers TAZA en longeant une grande et longue muraille cachant le camp militaire d’abord de l’armée française ensuite des FAR. C’était le dixième bataillon au cours des années 60 ensuite devenu le premier bataillon de nos jours. Ce dixième bataillon possédait une équipe de foot composée de grands footballeurs bien entrainés et organisés dans leur jeu sur le terrain. La moitié d’entre eux ont trouvé la mort dans un accident de parcours alors qu’ils allaient à Berkane pour jouer leur match.

 

Avant sa sortie vers  le Nord- Est le cimetière de la ville dominé à sa crête par une plate forme LAMSSALLA cimentée et orientée vers LA MECQUE, LKEBLA , ne recevant les croyants que deux fois par an pour les prières de L’ AID LFITR et celle de L’AID L’ADHA

 

*A l’entrée de la ville, les deux cimetières, celui des Israelites et celui des Chrétiens, visiblement apparents, dont les tombes des fois colossales embellies par des plaques de marbre blanc et poli reflétant la lumière du soleil de l’ a p m étaient voisins l’un à l’autre sur un versant rocailleux ne recevant plus de morts depuis le départ des leurs, devenus tous les deux non opérationnels, ils étaient le symbole de la tolérance et de la coexistence pacifique entre les gens de Taourirt toutes confessions confondues. Certains malfaiteurs les creusaient pour piller les bijoux offerts aux morts des chrétiens ou les ossements de ceux des juifs pour des besoins de sorcellerie. Ce n’est qu’après avoir été averti que les autorités françaises ont pu y mettre un gardien appelé LAMSSIYEH de KRARMA pour faire le gardiennage mais en vain… Ils ont été effacés pour laisser leurs places aux vivants qui désiraient bâtir leurs belles demeures sur un vaste terrain, pour une fois bien aménagé.
Avant sa sortie vers le Nord- Est le cimetière de la ville dominé à sa crête par une plate forme LAMSSALLA cimentée et orientée vers LA MECQUE, LKEBLA , ne recevant les croyants que deux fois par an pour les prières de L’ AID LFITR et celle de L’AID L’ADHA , mais durant toute l’année les enfants du quartier y profitaient pour jouer au petit ballon rond. Les mouhcinines se sont réunis pour y construire une mosquée, MASJID AL IMAME ANNAFIAE, qui a accueilli la dépouille de SI Abdelaziz et du cortège officiel pour célébrer la dernière étape de ses funérailles, SALAT AL JANAZA( la priére du mort). C’était le mardi 11 mai 2010. Actuellement, on assiste à une rénovation et une extension de cette mosquée dont les travaux sont financés par le charmant et sympathique garçon, REDA MEZIANE BELLEFKIH, fils ainé du défunt. Le cimetière en question n’occupait durant la vieille époque qu’une partie d’un vaste versant d’une colline.                                                                               A suivre…

Mohammed BOUASSABA

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1 Comment

  1. Mohammed BOUASSABA
    06/06/2018 at 21:06

    Merci chers commentateurs. Mon nouvel ouvrage :  » Les Mûriers de la Vallée du Za  » est en vente à TAOURIRT , dans les principales librairies des grandes villes du Maroc et en france à PARIS. n’hésitez pas à le chercher, j’espère qu’il vous plaira. pour toute autre information me contacter sur FACEBOOK; Mohamed Bouassaba . GSM 06 64 96 77 44. A+

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