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Oujda: Le lycée Oued Eddahab vu de l’intérieur: D- L’ouverture du lycée sur le monde extérieur

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Il y a quelque temps, le lycée Oued Eddahab a surélevé ses murs d’enceinte en les rehaussant de quelques coudées nécessaires à dissuader les escaladeurs nocturnes, les intrus, les étrangers et à prévenir contre les actes de vandalisme et de vol dont il aurait été l’objet. En effet, au dire de beaucoup, le mur était trop bas et beaucoup de personnes l’enjambaient le jour comme la nuit pour se retrouver sans encombre à l’intérieur de la cour et de là dans les salles de classe…. A l’époque du rehaussement du mur, certaines voix se sont élevées pour crier à l’opprobre et pour dénoncer la dilapidation d’un argent qui aurait pu servir à autre chose beaucoup plus utile aux élèves, à leur scolarité et à leur établissement, qu’à suer à mettre une pierre sur une autre. D’autres, au contraire, ont vu dans cet acte une initiative louable de nature à mettre fin à l’accès illégal de l’établissement et à la prévention contre les actes répréhensibles. Les uns et les autres avaient raison à l’époque car ils avaient compté sans  le plan d’urgence qui sera décrété par le ministère de l’éducation nationale pour venir au secours de l’école comme on décrète l’état d’urgence à la suite de troubles sociaux ou politiques pour venir au secours de l’Etat.

En effet, le plan d’urgence que le ministère adopte pour redresser le système éducatif et scolaire dont tout le monde s’accorde à dire qu’il s’effondre, met l’accent sur la nécessité  d’ouvrir les établissements scolaires sur leur environnement ambiant. De même, des responsables non moins influents  en appellent du haut de leurs tribunes à une école sans murs ! A prendre au sens métaphorique, bien entendu !! Les deux partis voulaient donc faire voir l’école publique comme si l’école publique portait une robe de galas et vivait dans l’opulence et la magnificence.

Le lycée Oued Eddahab, comme bien d’autres, hélas ! s’enferme  à l’intérieur de ses murs qu’il a surélevés comme on surélève les murs de séparation.

La tendance était aux murs.

Et le lycée Oued Eddahab suivait la tendance.

D’un côté des murs à surélever, de l’autre des murs à abolir ! L’honnête homme est partagé entre deux postulations répulsives, qui se rejettent, se renient et se contredisent : l’une prêchant l’abolition des murs de l’école pour lui permettre de s’ouvrir, de montrer, d’inspirer et de s’inspirer, de donner et de recevoir, d’accueillir et d’être accueillante; l’autre, leur rehaussement pour cacher sa médiocrité, ses misères, et ses insuffisances aux regards curieux, indiscrets et voyeurs.

Si l’honnête homme est consulté, il n’hésitera point pour la première  Quant aux pauvres hères à l’esprit vieillot, passéiste, archaïque et rétrograde comme il s’en trouve un peu partout où l’on est,   ils soutiendront que l’école est un sanctuaire qu’il faut maintenir clos et préserver des regards. Comme une réserve. Comme un ghetto ! Comme une honte !

‘’Lycée Oued Eddahab, si tu étais un homme, je te dirais de remonter ta culotte. Comme tu es un édifice , je te dis de rehausser tes murs’’

 
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