Oujda : Habitants de Hay Al Fath, Lazaret, prenez votre mal en patience03/02/2010
Les habitants de Hay El Fath, Lazaret (Oujda) ont vu débarquer dans leur cité ‘’le chantier ‘’dépêché sur les lieux pour asphalter les rues devenues depuis longtemps des oueds par l’écoulement des eaux de pluie. Ils ont bien accueilli ce vrombissement de moteurs, ces fumées noires et acres, ce va et vient de personnes qui sentent si bien le goudron. Ils ont cru naïvement que le temps était venu de voir les rues de leur cité enfin revêtues de cette matière si chère à nos rues que les nids de poules, les crevasses et les sillons ont rendus impraticables. Mais bien vite, ils ont dû déchanter en voyant repartir les engins après avoir bitumé la B 14, la B10 et quelques lambeaux de la B 40.
Ce qu’il faut retenir car visible à l’œil nu, clair pour les personnes saines d’esprit, les tarés et les idiots c’est que, passé de quelques coudées le seuil de l’heureuse élue d la Balance, les travaux ont été suspendus pour reprendre quelques lots plus loin et bifurquer, à contre sens de la gravité,vers la B10 où doivent habiter des personnes qui ont une certaine influence sur le chef de travaux pour le convaincre de modifier le tracé initial au gré de leurs fantaisies et contre la volonté commune des habitants de Hay El Fath. Car comment expliquer que les travaux de la B40 aient été suspendus à mi-chemin pour reprendre quelques lots plus loin pour monter en L (la lettre) vers la B10 ? Si la rue de l’Ecole Moussa Ibn Noussair qui est le prolongement en aval de la B10 avait été revêtue, tout le monde aurait compris que l’intérêt de nos enfants et de notre école avait primé sur l’intérêt d’une personne ou d’une dizaine de personnes.
En conclusion, l’asphaltage raté de la B40 dont le milieu a été laissé sans bitume, est une opération ciblée. Tout ce vrombissement de moteurs et de va et vient est destiné à satisfaire quelque personne à qui l’urne a donné quelque privilège personnel ‘’gagné’’ au détriment de la communauté.
Je parie que le ‘’chantier’’ a déjà ciblé l’heureux élu, ou l’heureuse élue, du Tracteur, cette fois, devant chez qui la rue sera recouverte de goudron. Attendons et prenons notre mal en patience car nous avons l’habitude des longues attentes qui ne nous ont rien rapporté.
tayeb zaid


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