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IMILCHIL AU RENDEZ VOUS AVEC LE MOUSSEM DES FIANCAILLES ET DU 8ème FESTIVAL DE LA MUSIQUE DES CIMES

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Sous le thème : « Le Patrimoine immatériel : Levier du développement local » ; le Conseil Provincial du Tourisme (CPT) de Midelt avec le concours de la province de celle-ci organise le Moussem des fiançailles d’Imilchil (Moussem de Sidi Hmad Oulmaghni à Bouzamou) qui coincide cette année avec la 16ème édition du Festival de la Musique des Cimes d’Imilchil.
Initié en partenariat avec les Ministères respectifs de la Culture et celui du Tourisme, ces deux évènements prévus du 20 au 22 septembre 2019 seront organisés dans les collectivités respectives de Bouzamou et celle d’Imilchil.
Selon les organisateurs ; le Moussem des fiançailles d’Imilchil connu localement par Moussem de Sidi Hmad oulmaghni ; prévu sur la place du mausolée du saint homme sera marqué par l’organisation d’une exposition des produits du terroir, une Course sur route, la cérémonie des fiançailles collectives avec l’établissement des actes des mariages adoulaires, la visite du Lac Tislite avec l’organisation d’un mariage traditionnel –Tamrharte – et par l’organisation trois soirée artistiques durants les après midi des trois jours du Moussem sur la Place du Mausolée du Saint homme Sidi Hmad Oulmaghni.
Pour sa part, le 16ème festival de la musique des cimes prévu à la Grande Place de la localité d’Imilchil ; il sera marqué par l’organisation de trois Soirées artistiques nocturnes quotidiennes animées par des troupes d’ahidouss et de danses amazigh et des groupes de la chanson amazigh venues de différentes régions de montagne du Maroc.
Selon le témoignage de certaines personnes âgées de la tribu des Ait Hdiddou, qui se compose de deux fractions : Ait Yaazza et Ait Brahim, les jeunes de la tribu ont pris l’habitude d’organiser une fête collective de mariage, à la fin de chaque saison estivale. Les festivités sont grandioses quand la récolte est fructueuse.
Tout visiteur des tribus avoisinantes est bienvenu, chez les Ait Hdiddou qui lui réserve accueil, gîte et hospitalité.
Les jours de fête selon, les mêmes sources, sont animés par la fameuse danse d’AHIDOUS, exécutée par les Ait Hdiddou, à laquelle seules les femmes veuves et divorcées prennent part à la place qu’elles choisissent entre les hommes.
Pour la tribu des Ait Hdiddou ; le moussem n’est pas un simple événement, c’est un rassemblement à triple vocation : commerciale sociale et religieuse.
Imilchil ou bien «Foum El Kail» en Arabe c’est-à-dire « la porte d’approvisionnement », vu que le lieu du moussem servait autrefois comme marché d’échange de certains produits agricoles et d’artisanat entre les deux versants de l’Atlas.
Ce moussem est connu également, chez les Ait Hdiddou et les autres tribus périphériques sous l’appellation « Agdoud n’Oulmaghni  » ce qui veut dire « le rassemblement d’Oulmaghni », en référence au saint Marabout, Sidi Ahmed Oulmaghni dont la tombe repose sur la place du moussem. Certains l’appellent également « Souk Aame » : « le marché de l’année » vu que c’est la seule occasion, autrefois, de s’approvisionner une seule fois dans l’année sans jamais avoir recours à d’autres souks.
Aucune source populaire ou historique n’a pu préciser ni la date ou l’époque d’arrivée de ce saint homme, Sidi Ahmed Oulmaghni dans cette région, ni la vénération dont il a été l’objet par les populations locales.
Cependant, d’après les personnes âgées de la tribu des Ait Hdiddou, sidi Ahmed Oulmaghni descend d’une famille de la Dynastie Idrisside. Il est venu de laâyoun dans la région d’Oujda, au Maroc Oriental, et s’est installé au sein de cette tribut.
Pendant les périodes ou sévissait la sécheresse, les bergers sollicitaient sa Baraka qui alimentait leurs troupeaux. La légende raconte que les chameaux et les autres bêtes qui se reposent et passent la nuit à l’actuelle place du moussem s’engraissent du jour au lendemain sans qu’il y’ait d’herbe sur place.
La mémoire des Ait Hdiddou garde toujours l’histoire orale de ce saint homme dont le corps a été retrouvé non décomposé suite à la découverte d’une lumière qui émanait de sa tombe, et dès lors les habitants se rassemblaient annuellement autour de sa tombe en signe de reconnaissance à la Baraka de ce grand Saint.
Mohammed Drihem

 
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