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5ème FORUM REGIONAL AFRICAIN SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE : « Paix, justice et institutions fortes sont indispensables au Développement durable en Afrique »

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Sans paix, ni stabilité, ni droits de l’homme et ni gouvernance efficace fondée sur l’état de droit, l’Afrique ne peut espérer atteindre les Objectifs de développement durable, déclare Eunice Ajambo, Chargée des affaires économiques, à la Division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA lors d’une réunion parallèle au 5ème Forum régional africain pour le développement durable organisé à Marrakech.
Pour l’intervenante, l’Afrique progresse dans ses efforts en vue de résoudre les problèmes liés à l’Objectif 16 de l’Agenda 2030 pour le développement durable, mais il reste encore beaucoup à faire. « Certains pays avancent beaucoup mieux que d’autres. D’autres bénéficient d’une paix, d’une sécurité et d’une prospérité durables, tandis que d’autres sont à la peine », indique-t-elle aux participants de ladite session organisée pour un examen approfondi, un apprentissage entre pairs et un dialogue sur le sous-thème, « Garantir la paix, la justice et des institutions fortes ».
A rappeler que l’objectif 16 du Développement Durable, vise à promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, à fournir un accès à la justice pour tous et à créer des institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux.
Au terme de cette réunion parallèle aux travaux du 5ème Forum régional africain pour le développement durable plusieurs messages clés ont été adoptés et se résume comme suite :
– L’Objectif 16 du développement durable est inextricablement lié à la réalisation des autres Objectifs de développement durable. Globalement, la gouvernance en Afrique reste sur une trajectoire ascendante. Des améliorations ont été apportées en ce qui concerne l’état de droit, la participation, les droits, la transparence et la responsabilité.
– Néanmoins, des problèmes et des lacunes subsistent pour assurer la paix, la justice et des institutions solides. L’insécurité, les conflits sociaux, les tensions politiques et les émeutes continuent de sévir sur le continent. Tous les types de criminalité, y compris le crime organisé, constituent un défi, en particulier dans les grandes économies africaines. Bien que la participation se soit améliorée grâce aux élections démocratiques, elle se déroule parallèlement à un espace réduit de la société civile et à une aggravation des tendances liées à la liberté d’association et de réunion, aux droits et libertés civils et à la liberté d’expression.
La corruption continue d’affaiblir la bonne gouvernance et les principes combinés d’inclusion, de participation, d’appropriation, d’équité, d’efficience et d’efficacité. Les Flux financiers illicites continuent de poser problème. Chaque année, des quantités importantes de ressources financières s’échappent du continent du fait de ces flux et d’autres formes de corruption.
Messages clés a retenir :
– Le leadership politique et la participation des parties prenantes restent primordiaux. Un bon leadership politique et un engagement multipartite efficace sont essentiels pour l’appropriation, l’engagement, la mobilisation du soutien, la mobilisation des ressources et la responsabilisation en ce qui concerne la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063.
– La mobilisation de moyens de mise en œuvre adéquats et spécifiques au contexte est essentielle. Bien que des ressources financières extérieures soient nécessaires pour mettre en œuvre l’Agenda 2030, l’Afrique doit également assumer la responsabilité active de son propre développement. Des mesures énergiques doivent être prises pour renforcer la mobilisation des ressources nationales et réduire les Flux financiers illicites, attirer les investissements étrangers directs et créer des structures de financement efficaces, notamment par le biais de la gestion des ressources naturelles et de la gouvernance climatique. Les Partenaires de développement devraient compléter les efforts nationaux visant à renforcer les capacités et la technologie grâce à des programmes de coopération internationale efficaces.
– Des efforts plus importants sont nécessaires pour encourager la bonne gouvernance, un leadership transparent et responsable, des institutions efficaces et des partenariats mondiaux réactifs et efficaces. À cet égard, des stratégies et des programmes de développement des capacités humaines et institutionnelles appropriés et axés sur les résultats sont nécessaires, incluant les populations vulnérables et marginalisées, notamment les jeunes, les femmes et les personnes vivant avec le VIH. Les Organisations de la société civile doivent également être impliquées et appliquer des approches fondées sur les droits de l’homme qui s’attaquent à la pauvreté, au chômage, entre autres défis sociaux.
– Un dialogue et une collaboration approfondis et renforcés entre toutes les parties prenantes, y compris les institutions mondiales, régionales et nationales, y compris le MAEP et les institutions nationales des droits de l’homme, sont nécessaires pour promouvoir le développement et mettre en œuvre des cadres de suivi et d’évaluation appropriés pour les objectifs et indicateurs de l’ODD 16. Un tel cadre devra impliquer la création de bases de données intégrant des méthodes de collecte de données non traditionnelles, notamment le pouvoir judiciaire et la police, afin de faciliter l’analyse, le suivi des performances et l’apport d’un appui technique aux pays, ainsi que l’intégration de l’Objectif 16 dans les plans de développement nationaux.
– Des efforts plus importants sont nécessaires pour établir ou renforcer les institutions nationales des droits de l’homme (INDH) conformément aux Principes de Paris, afin de garantir la responsabilité, l’état de droit et l’accès à la justice dans le contexte de la mise en œuvre des ODD.
– Il convient de renforcer la solidarité des États africains dans le domaine de la sécurité afin de limiter les conséquences des crises transfrontalières, notamment par le biais d’un plaidoyer au niveau international pour le financement de la sécurité en Afrique.
Mohammed Drihem

 
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