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La Ville de Rabat Abrite : Atelier de présentation des résultats du projet ‘’Biodiversité et Valorisation des ressources génétiques’’

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La Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable ; Mme Nezha EL OUAFI a présidé mardi 21 février 2018 dernier ; la séance d’ouverture de l’atelier de clôture du projet « Biodiversité et Valorisation des Ressources Génétiques » organisé dans la capitale du Royaume : Rabat.
Le programme de cet atelier a été axé sur la présentation et discussion des principaux indicateurs phares du projet dressant l’état d’avancement de la situation actuelle du projet de loi et de ses textes d’application, du renforcement des capacités des acteurs nationaux et des leçons apprises de la pratique des négociations des contrats relatifs à l’accès et les avantages issus de différentes utilisations des ressources génétiques des plantes et des animaux sauvages.
Dans son allocution d’ouverture officielle des travaux de cet atelier national, la secrétaire d’état Nezha El Ouafi a tenu de rappeler que Le Maroc est considéré comme étant le centre de la diversité génétique pour plusieurs espèces cultivées et sauvages apparentées tout en relevant que ; 20% des 7000 espèces végétales qui existent au Maroc sont endémiques et que ce dernier dispose de 400 espèces reconnues pour leur usage médicinal et/ou aromatique et 800 espèces à potentiel aromatique ou médicinal ce qui rend le Maroc une destination privilégiée de nombreuses laboratoires européens, australiens et d’autres, pour faire profiter des cultures de ces pays, des particularités écologiques des variétés marocaines.
Pour Nezha El Ouafi, les prélèvements des ressources génétiques et leur exploitation se fait dans la grande majorité des cas, dans un sens unique Sud – Nord. Aucun bénéfice n’est donc partagé avec ces pays du Sud avant d’ajouter que ce disfonctionnement remarqué est dû à notre législation embryonnaire, insuffisante pour tenir compte des engagements pris par le Maroc dans les conventions et les accords régionaux et internationaux et assurer une protection effective de nos ressources biologiques, de réglementer le mécanisme d’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages.
Après avoir rappelé les biens fondés du Protocole de Nagoya adopté le 29 octobre 2010, à Nagoya, au Japon ; la secrétaire d’état a souligné que le Maroc signé ce Protocole de Nagoya depuis le 9 décembre 2012 et sa publication au Bulletin Officiel a été faite le 4 juillet 2013. D’où ce projet « Biodiversité et Valorisation des ressources génétiques » du programme de Coopération Maroco-Allemande «Gouvernance Environnementale et Climatique (Pro-GEC)» qui a permis au Maroc:
⦁ D’établir un projet de loi qui a été soumis au SGG ;
⦁ De renfoncer les capacités des acteurs clés à l’échelle territoriale et nationale ;
⦁ De promouvoir la recherche et développement pour mieux valoriser les ressources génétiques.
Ce programme avait-elle précisé ; je cite : « nous a permis de soulever les défis et les contraintes qui entravent la mise en œuvre de ces mécanismes d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages dans notre pays qui sont liées principalement à l’ignorance ou la méconnaissance du concept d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages par les populations locales ». Et d’ajouter que c’est « Grace à l’appui de la coopération technique tant bilatérale avec la GIZ dans le cadre du ProGec, qui a planté les jalons de la mise œuvre du protocole de Nagoya, que multilatérale avec le système des Nations unis, avec qui nous continuons nos efforts d’implémentation dans le cadre du projet PNUD-APA qui est complémentaire du ProGec, et qui va permettre :
⦁ D’établir des mécanismes de gouvernance entre les différentes institutions impliquées dans les pays pour la mise en œuvre du cadre national d’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages ;
⦁ De développer des mécanismes efficaces pour recueillir les bénéfices issus des accords d’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages au profit de la conservation de la biodiversité et l’utilisation durable de ses éléments ;
⦁ De continuer à sensibiliser les acteurs locaux, les élus, la société civile et privé au niveau des régions du Royaume.

Rappelons au passage que ce projet de la ‘’Biodiversité et Valorisation des ressources génétiques’’ s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya par le Maroc lancé en 2013 par le Secrétariat d’Etat chargé du Développement Durable, avec l’appui du Programme de Coopération Maroco-Allemande « Gouvernance Environnementale et Climatique (Pro-GEC) » pour la mise en œuvre du Protocole de Nagoya relatif à l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leurs utilisations en particulier dans les produits cosmétiques et médicaux.
Ce projet, a permis de jeter les premières bases juridiques, institutionnelles et techniques de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya au niveau national, permettra de réaliser un développement durable en générant des avantages économiques pour la population concernée par l’utilisation des ressources génétiques, et donc d’encourager les bénéficiaires de ce partage à la conservation de la diversité biologique.
Il est à rappeler aussi que le Royaume du Maroc a adhéré à l’effort mondial pour la conservation de la biodiversité, notamment la Convention de la Diversité Biologique en 1992 et à son Protocole de Nagoya en 2010. Ce Protocole qui vise à confronter l’appropriation injuste des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées, en introduisant des mécanismes d’accès et de partage juste et équitable des avantages monétaires et non monétaires générés par l’utilisation de ces ressources.

 
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