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Al-Hoceima, phare de la Méditerranée

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Al-Hoceima, phare de la Méditerranée

Ne parlez pas de lâcheté politique, des Partis politiques et de leurs Leaders, quand vous dites avec tant d’ardeur et d’excellence ces mots.  » Il est clair que la sphère politico-administrative a d’énormes difficultés à instaurer sa légitimité. Il faut qu’elle se réforme et non pas qu’elle mette en jeu l’aura du Monarque. Car, la stabilité du Maroc en dépend. »

Or, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Le Roi doit rester au-dessus de la mêlée. Sans quoi son rôle d’arbitre se perdrait ! Il sait écouter avec circonspection les ardents conseils. Outre le respect, il est bon, social, quasi familier des siens, et puis, l’expérience l’a rendu sage et perspicace. Il est fort de la confiance millénaire du Peuple qui voit en le Roi, Amir el Mouminine, le garant de la civilisation, du culte, de l’unité, de l’intégrité territoriale, de la justice, des droits et des libertés ! Tout parasitage, toute perversité, toute entrave et toute partialité, l’interpellent pour qu’il entre en scène. Mais, il n’a pas le don d’ubiquité. Il a ses proches Conseillers et ses Ministres du Peuple, ceux qu’il a adoptés hier et distingués aujourd’hui ! Et c’est pour ces tâches de confiance et de représentativité allouée, qu’ils sont largement honorés et si bien payés.

Souvent, et partout et pas qu’ici, certes, il y a des lenteurs à l’exécution ! Et là, dans ce Rif, on parle comme d’un déficit de crédibilité, certain. Un de plus ! Un marasme, sur cette terre des conflits, des dits-chiismes et des séismes ! Un état de nif et de hogra, fallacieux mais collecté ou concocté, que la politique, négligente un moment ou tactique et maladroite de l’autre, a comme excipé, exagéré  ou envenimé.

Les orgueilleux du Nord, qui comptabilisent les offenses, qui se sentaient ou se voyaient dédaignés depuis des lustres, nargués par des silences narquois, punitifs ou coercitifs, n’attendaient que ce bout de chandelle-là pour s’exprimer. Des braises en guise de flambeaux, des cendres remuées comme des poisons, des remugles, vomis des archives, comme autant de gaz toxiques fossiles, pour marcher et crier, hauts en couleurs, leurs justes droits ! C’est un fait ! Aussi irréfléchi qu’il ait été, persévérant et tenace, durant cette marche quotidienne et inextinguible, qui dure déjà depuis 7 mois.

Est-ce la hargne ou la haine qui les meut et qui les a motivés autant ? Ou simplement le sens inné de la fierté amazigh ? En jouissent-ils les seuls ? Voire le besoin de justice et le sens des droits ! Des valeurs dévoyées et oubliées, on en a eu conscience, au forcing, grâce à leur éveil, durant l’accouchement au forceps de ce vieux et massif gouvernement. Que nous espérons être des meilleurs que nous honorons !

Et c’est un drapeau multicolore, arc-en-ciel, qui est hissé par la foule énorme, telle une défiance, comme une particularité régionaliste, une identité vécue comme un défi tribal. Certains y ont décelé une offense régionaliste, une offensive sécessionniste, visible au su et au vu des nations qui nous guettent. Et ce, au moment où le Maroc combat ses adversaires anti unionistes et leurs séparatistes, faits-mains, avec ardeur grâce à son militant et excellent Roi ! Ce ne sont pas des flagorneries, mais des réalités sensibles, un simple témoignage fortement partagé. Y ajouter encore, que cette implication énergique s’active à l’échelle internationale et envers les pays d’Afrique. Là au sein de l’UA et devant l’ONU, pour le recouvrement définitif, juste et logique et la reconnaissance mondiale de son territoire spolié du Sahara.

La mouvance brûlante du Hirak, lance sur le reste du Maroc, ses bises méditerranéennes nordistes. Ils marchent et ne s’arrêtent pas de marcher, malgré la peur, les interdits et les offenses, malgré les dérives si craintes de part et d’autres ! Et s’ils se révoltent, pacifiquement, c’est surtout pour ça. Un ras le bol, qu’il leur fallait exprimer et expier ! Pour d’autres régions et d’autres gens.

Cependant, le Gouvernement sortant a subi depuis la vindicte des perdants, et de toutes sortes encore. Celles des divers courants et des puissants d’entre les hommes, ivres de leurs forces et de leurs privilèges, qui voulaient l’assujettir à outrance. Il fut livré au populistes de tous les bords, tant à la moquerie qu’au dépit et à la morgue, qui humilient et désarçonnent les plus sûrs d’entre les cadres !

Tel que formaté des suites du 20Fev et de la nouvelle constitution, il n’aura pas bénéficié de l’alacrité des gens ni de leur heur, malgré la confiance suprême de la Constitution et de celle du Roi. Benky fût !

La mise en chantier d’un nouveau gouvernement, les épreuves de sa mise-bas et de sa gésine, ont éloigné cadres et administration centrale, du dossier criard qui allait devenir la mine contagieuse du Rif. Un poison inattendu, après le poisson interdit ! L’espadon fauteur de mort.

Il nous fallait un psychiatre pour une meilleure écoute et pour démêler ces fils psychotiques. El Othmani est déjà là ! La crédibilité et le travail antérieurs sont déniés. Et ils sont  passés de la passion à la parano et de l’extase à la schizophrénie.

Ce gouvernement qui a maintenant cours aura été conspué avant sa naissance. Une greffe hétérogène, un patchwork de grosses pièces venues de tous les bords. Houspillé depuis le départ, l’actuel façonnage du nouveau n’a pas bénéficié des égards de la populiste Hirak. Un patriotisme local, édifié à force de slogans et de cris, sur les débris d’un mort. La victime d’un accident, hissé par la foule comme un martyr ou un crime sur les relents historiques du célèbre résistant, Abdelkrim. Une fantasia, nocturne aux phones levas comme des chandelles, avec comme cheval de bataille, le fantôme du mort ! Une véritable harka, qui veut brûler de partout ce Gouvernement, son prédécesseur, leurs moyens et leurs  ailes.

Tout de suite et faute de perspectives autres, on a envoyé les nouveaux ministres au feu. Ils furent déniés et conspués par les orgueilleux et impénitents marcheurs du Rif. Eux, tout comme le président de la Région, un autochtone, ainsi que les Partis politiques, qui étaient restés depuis longtemps en berne. Plus aucune tête de crédible ne satisfait les marcheurs qui n’ont d’yeux que pour leurs héros morts, leurs hérauts vivants et leur nouvelle icône du Rif.

Car, disent-ils, outre les têtes des responsables de la mort du marchand d’espadon, qu’ils  veulent, ils se sont aperçus des manques de la zone en toutes choses. Et ils réclament à cors et à cris, justice et droits, travail, services et développement, à tous les ressortissants de leur territoire. Les gens du Nord.

Le fanion irisé local leur a fait oublier les couleurs de la bannière nationale ! Interpeler en sa personne le Roi, sanctifié et craint, massivement et dans leurs quotidiennes prières, leur semblait être, comme la solution divine. Un miracle idoine, qu’ils réclamaient à tue-tête ! Par-delà la notoriété des émissaires. Avec qui discuter et qui leur envoyer, si on leur coupe la tête ? Question d’éloigner les risques, en fait ! Question d’apaiser la foule, sa vindicte, ses huées et ses délires. Mais le feu flambe et l’incendie risque de prendre tout le Nord ! Erreurs et dépassements, désorientation, sans médire. Que celui que ne s’est jamais trompé leur jette la première pierre ! L’imbroglio tourne au tragique. Il fallait l’arrêter coûte  que coûte,  avant que tout s’embrase, sur ces monts et dans ce marécage.

Il faut être fort et croire en soi pour dire librement qu’on a eu tort. Ce que ne font ni les uns ni les autres des partenaires des deux bords.

Hélas, le comportement grégaire, la folie des foules, malgré les sauvegardes de toutes parts, aura dérivé vers le lancement des pierres, après le chahut en mosquée, et ce lors du sermon qui précède les prières. Depuis vint l’arrêt du héros de la foule ! Des blessés, on en compte bien de part et d’autres. Même le jour de l’Aïd, faute de sermon de sagesse retrouvée pour clore la diatribe après la sainte fête !

On s’est cru un moment à Gaza ou comme dernièrement en Allemagne ! La casse et la violence, pour alerter le G20. Acteurs et victimes à la fois, chauds de leurs besoins solidaires, de leur foi en leurs droits civiques universels se sont étripés, pour que nos enfants respirent un meilleur air ! Des blessés nombreux des deux bords, à cause du climat et des industries qui souillent et polluent l’atmosphère. Celles des grandes puissances, dont l’Amérique la première, d’abord ! Celle de Trump, le refuznik, qui refuse de coopérer et qui la veut rester délétère.

Quant au gouvernement, depuis qu’il a été formaté, il aura fait des bonnes et des pas mures. Bien des choses sont en chantier. Un, des, chantiers sont frappés par la sieste méditerranéenne. Toute proximité avec Al Hoceima, ne vient pas du seul hasard ! Est-ce si loin de Rabat ou des gouvernements passés  depuis des décades ? Ce malgré l’intérêt visible du Roi !

Si le Roi est déçu, il le dit bien. SM le Roi a fait part dimanche dernier, au cours d’un Conseil des ministres de « sa déception, de son mécontentement et de sa préoccupation» pour le retard du programme de développement d’Al-Hoceima.

Si le Roi déçu, s’exprime du haut de son Gouvernement désorienté, c’est qu’il se doit dès lors d’être écouté promptement et suivi à la lettre ! Et que les solutions idoines et urgentes soient appliquées avec transparence et sérieux. Qui plus est, qu’elles soient bien explicitées aux habitants et devant leurs meneurs assujettis devant la justice. Justice qui ne s’est pas totalement prononcée sur leur avenir pour ne pas envenimer le décours de l’intervention royale, la première et de leur sorts !

Que ces solutions et ces arrangements soient explicites autant que et clairs ! Et c’est depuis le cas. La télé le témoigne et le claironne ! Ainsi que les visites des ministres, retenus de leurs congés pour corriger les tirs et apaiser les ires ! Ils viennent de débarquer, certes ! Il faut les convaincre les ouailles et le redire, devant les pécheurs et les ruraux, devant ces chômeurs et ces marcheurs, devant les étudiantes éveillées et pudiques de ces villages, face aux étudiants fiers, afin de calmer les ardeurs de ceux qui vitupèrent ! Ceux qui ont invoqué le Roi et quelque peu interloqué…les citoyens. Les Marocains savent pardonner les erreurs ! Ils réclament la relaxe et le pardon à ceux qui ont osé vociférer Son Nom. Ceux-là qui ont manifesté hors normes et bien bruyamment. Afin que gagne le Maroc cette gageüre et ses valeurs de sécurité et de paix, haut la main.

Ce n’est pas à un dit-kifard, ou à un supposé dealer, devenu parlementaire ou millionnaire,  qui aura changé de pays pour ses transferts et manipulations, de vouloir changer l’avenir de ce pays qu’il a quitté et de gager son avenir pour s’en venger ! Ce n’est pas à émigré ou à un fuyard, ou dit tel, qui devenu républicain ou sécessionniste, de devenir un activiste notoire ou un leader, loin de son pays. Ce n’est certes pas à lui, tel qu’il est décrit, qu’il échoira de changer la Constitution du pays, par-dessus le droit à la paix de tout un Peuple, de sa civilisation, de ses politiciens et ses juristes au grand savoir !

Pour ‘’Al-Hoceima, phare de la Méditerranée’’, un enjeu s’est engagé comme un pacte national. Plus qu’un slogan, ce devra être une vive réalité, afin de balayer sa réputation de retards allégués ou vrais. Le Rif, Al-Hoceima, ses hôpitaux et ses universités, son agriculture rénovée et ses industries, ses autoroutes et ses ponts, ses touristes et son aérodrome international, ses plages et ses ports, ses commerces et ses poissonniers. Un accès facilité vers le Maroc du milieu et son marché sud-africain. Quels que soient les ministres, leurs clans et leurs partis, leurs particularités et leurs diversités, leurs origines et leurs ressorts.

http://quid.ma/politique/lachete-politique

http://www.alterinfo.net/Al-Hoceima-phare-du-Roi-et-de-la-Mediterranee_a131816.html

Dr idrissi My Ahmed, Kénitra, le 09 juillet 2017

 
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3 Comments

  1. DR IDRISSI MY AHMED
    13/07/2017 at 12:00

    MERCI LES AMIS D’OUJDACITY.NET

    POUR LA PAIX A AL HOCEIMA
    ET LA LIBÉRATION ET LA GRACE DE SES FILS

    POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA ZONE DU RIF
    ET DE TOUTES LES RÉGIONS DU MAROC EN BESOIN DE PROGRÈS DE RESPECT ET DE LIBERTÉS

    BONNE LECTURE A TOUS LES DECIDEURS

  2. DR IDRISSI MY AHMED
    15/07/2017 at 01:30

    LE TEXTE D’ORIGINE DE LA CITATION MISE EN EXERGUE ET QUI M’AVAIT INTERPELLÉ
    *****
     » LÂCHETÉ POLITIQUE  »’
    link to quid.ma
    PAR AHMED CHARAI JUL 07

    Abdalilah Benkirane. Il veut se dédouaner des événements d’Al-Hoceima parce que, dit-il, il n’était pas sur la photo, n’a pas été associé au projet « Al-Hoceima phare de la Méditerranée ». Pourtant, ce sont bien sept ministres de son gouvernement qui ont signé

    Nous avons, de tout temps, soutenu l’idée que le Roi, de par la constitution, est l’incarnation de la nation, qu’il est au-dessus des questions partisanes, et qu’il n’a pas à gérer les questions logistiques. Or, le gouvernement, les partis politiques de la majorité, les syndicats, certaines associations, réclamaient une intervention royale pour éteindre l’incendie d’Al-Hoceima. Il y a en effet une lâcheté politique des autres institutions, qui est à la fois dangereuse et inexplicable du point de vue institutionnel. L’exemple le plus significatif est celui de l’ancien chef du gouvernement, Abdalilah Benkirane. Il veut se dédouaner des événements d’Al-Hoceima parce que, dit-il, il n’était pas sur la photo, n’a pas été associé au projet « Al-Hoceima phare de la Méditerranée ». Pourtant, ce sont bien sept ministres de son gouvernement qui ont signé. N’avait-il aucun pouvoir sur ses ministres ? Une fois les projets signés, monsieur Benkirane a-t-il dit à qui de droit, partant de ses prérogatives constitutionnelles, que l’intendance ne pouvait pas suivre, qu’il n’y avait pas assez d’argent pour mettre en application tous ces accords signés devant le Souverain ? Cette manière de refaire l’histoire est plus que décevante, elle est inquiétante. Quelle est la conception institutionnelle de monsieur Benkirane ? Le Roi, doit-il contrôler, lui-même, les chefs de services ? Le Roi doit-il aller vérifier les budgets sectoriels ? Quel est donc le rôle de l’Exécutif, si ce n’est, et comme son nom l’indique, de mettre en musique les orientations générales et mettre les mains dans le cambouis. Le Roi a respecté la constitution. Il s’est exprimé fortement lors d’un Conseil des ministres, a accédé aux demandes des manifestants en ordonnant la mise en place d’une commission d’enquête sur les chantiers qu’il a lancés en 2015. Le Souverain n’a pas l’obligation de suivre la réalisation de ces chantiers. C’est plutôt de la responsabilité de l’Exécutif, sauf en cas de défaillance de celui-ci, ce qui est le cas aujourd’hui. L’institution monarchique est là pour être un prescripteur, pour assurer l’équilibre des pouvoirs, pas pour négocier des intérêts catégoriels. Le Roi, de par la constitution, est au-dessus de la gestion des crises locales. C’est au gouvernement et à ses extensions d’y répondre. Le drame c’est que les autres institutions, le gouvernement en premier lieu, n’a pas fonctionné pour ouvrir un réel dialogue avec les manifestants d’Al-Hoceima. L’initiative de Tanger et, très tardivement, celle d’un collectif autour d’anciennes figures des droits de l’Homme, ont été prises pour remédier à sa défaillance. Rappelant que les manifestations sont un phénomène lié à la démocratie, les heurts entre les forces de police et les manifestants sont courants, même dans toutes les démocraties matures. Il est clair que la sphère politico-administrative a d’énormes difficultés à instaurer sa légitimité. Il faut qu’elle se réforme et non pas qu’elle mette en jeu l’aura du Monarque. La stabilité du Maroc en dépend.

  3. DR IDRISSI MY AHMED
    23/07/2017 at 02:34

    RETENU SUR AGORAVOX

    link to agoravox.fr

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