Lignes électriques et avifaune: « une coexistence possible »


    


L’Espagne, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie réunis à Tarifa pour identifier les meilleures stratégies pour construire et corriger les lignes électriques afin de réduire la mortalité des oiseaux de proie dans leurs voies migratoires en Méditerranée.

Vendredi 25 novembre 2016, une trentaine d’experts de la conservation et de l’avifaune ont participé aux côtés de techniciens de l’administration et des services publics, tels que Endesa, Red Eléctrica et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à une formation pratique pour l’échange de connaissances entre l’Espagne et l’Afrique du au Centre international de la migration des oiseaux (CIMA) de Tarifa (Espagne)
L’objectif de cette rencontre est d’échanger des expériences pour identifier les améliorations et la correction de lignes électriques dangereuses afin de réduire le risque de collision et d’électrocution qui pèse sur les rapaces migrateurs en Méditerranée lors de leur migration annuelle.
Passant de l’identification des zones noires des lignes électriques à la collecte et au suivi des données scientifiques et l’identification légiste d’indices de cause de mortalité d’oiseaux, les participants à cet atelier ont eu l’occasion de connaitre les recommandations fournies par d’autres experts internationaux, ainsi que les normes Andalouse existantes, et de les contraster avec leurs pairs provenant des pays d’Afrique du Nord.
L’une des conclusions à laquelle sont arrivés les participants est la nécessité d’impliquer le secteur de l’électricité au sein de chaque pays, et cela grâce à des mesures incitatives supplémentaires qui pourraient être adoptées par leurs gouvernements respectifs. Ces mesures, précise-t-on, pourraient être applicable lors de l’installation de nouvelles infrastructures dans les zones à risques de grand impact pour les oiseaux ou lors de l’adaptation de moyens de dissuasion et de l’application de droits compensateurs lorsque les infrastructures sont déjà existantes.
Selon Antonio Troya, Directeur du Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN : “La coopération transnationale est essentielle pour préserver l’emblématique aigle impérial, le vautour percnoptère et le gypaète barbu. Ces espèces font partie de l’écosystème méditerranéen et sont menacées par la perte et la dégradation croissantes de leur habitat et par l’utilisation de poisons et de pesticides. L’un des facteurs qui contribue grandement à leur mortalité élevée, et que nous devons atténuer de toute urgence, est l’impact des lignes électriques sur la continuité de ces espèces précieuses, en particulier sur les routes et cela à travers toute la Méditerranée”.
Quant à Miguel Ferrer, Président de la Fondation Migres et délégué du CSIC, qui a pris part aux travaux de cet atelier ; “Il existe des dispositifs très efficaces pour donner une visibilité aux lignes électriques et structures associées et empêcher ces oiseaux d’entrer en collision avec elles ou bien ils sont électrocutés. Avec la participation et le soutien des entreprises et des gouvernements, nous pouvons adapter les infrastructures existantes et établir des lignes directrices pour les nouvelles lignes afin qu’elles ne causent pas la mort de ces oiseaux en voie de disparition”.
Aussi, il y’a lieu de relever que dans les mois à venir, les institutions participantes fourniront la liste des activités prioritaires en utilisant l’expérience déjà acquise dans plusieurs domaines en Andalousie, ainsi qu’ailleurs dans le monde, pour permettre un transfert des connaissances et coordonner un calendrier de mise en œuvre mettant l’emphase sur trois secteurs (la conservation, la gestion et le secteur énergétique) pour pouvoir minimiser l’impact causé par les collisions et les électrocutions au contact de ces infrastructures électriques dans certains pays d’Afrique du Nord.
A noter aussi que cet « l’atelier de formation, d’une durée de trois jours, a été organisé par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire du gouvernement de l’Andalousie, la Fondation Migres et le Centre International de la Migration des Oiseaux, avec le soutien de la Fondation Mava.
À propos de l’UICN et le Centre de Coopération pour la Méditerranée:
L’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, aide à trouver des solutions pragmatiques pour les principaux défits environnementaux et de développement auxquels fait face la planète. L’UICN est la plus ancienne et la plus importante organisation environnementale au monde, avec plus de 1300 membres, organisations gouvernementales et non gouvernementales, et près de 15.000 experts bénévoles dans quelque 185 pays. Le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN a ouvert en 2001 avec le soutien du Ministère de l’Environnement espagnol, de La Junta de Andalucia et de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID). Au cours de ses 15 années d’existence, la mission du Centre a été d’influencer, encourager et aider les sociétés méditerranéennes pour assurer la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles ainsi qu’un développement durable dans la région méditerranéenne.

DRIHEM MOHAMMED


 

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