L’ASSOCIATION TATA TAMOURANT HOMME ET ENVIRONNEMENT ORGANISE LE « 1ère GANGA DE PALMERAIE, RENCONTRE DES PEUPLES OASIENS »


    


       Dans le cadre de ses débats sur les défis du changement climatique à l’échelle nationale et internationale, et sa participation aux tentatives civiques liées à la préparation du sommet COP 22 qui aura lieu à Marrakech en ce mois de novembre, et conformément à ses objectifs humanitaires et écologiques, qui envisagent l’Oasis en tant que système écologique et culturel au sein du débat publique, l’association Tata Tamourant pour l’Homme et l’environnement a organisé la première édition du Festival « GANGA de Palmeraie, rencontres des peuples oasiens ».
La soirée artistique inaugurale de cet évènement présidée vendredi 03 novembre soir par M. Hassan Khalil, Gouverneur de la province de Tata qui était accompagné des présidents respectifs des conseils provincial et municipal de Tata et de plusieurs autres personnalités civiles et militaires a été marquée par la présentations de plusieurs tableaux artistiques animés par des enfants de tata qui ont chanté « l’Oasis » en choral et des troupes de gnawa et des arts populaires de la régions venues de différentes localités de la Province et notamment de Mauritanie, d’Algérie et du Mali.
La journée de 04 novembre 2016 quant à elle, a été marquée par l’organisation de deux panels de discussion dans l’un des Riads de l’Oasis Toug Rih de la région de Tata, sous le thème de : « Oasis, l’immigration et les changements climatiques » animés par  d’éminentes personnalités du monde des sciences, des professeurs chercheurs et des experts dont bon nombre issus même de la région de Tata.
Les participants à ce grand évènement bien réussi à Tata ont eu  à échanger et à discuter de différents sujets qui vise à créer une rencontre fructueuse entre les différents acteurs, à travers un débat ouvert réparti en deux panel dont le premier a traité de la question de la migration et l’environnement avec cette mobilité horizontale des populations oasiennes qui est souvent conçu comme une réaction à des désequilibres socio-economiques, spatiaux ou politiques. Dans ce meme cadre de discussion ; la part des facteurs environnementaux ont été déterminés et discutés par l’assistance sachant bien que les modifications de l’environnement suscitent tout autant le désir de partir que des stratégies inédites d’adaptation.
Aussi, les participants intéressés par la vie des peuples oasiens et de la situation environnementale des oasis venus de différents horizons et de différentes régions du Royaume ont abordé dans un second panel un thème consacré à la question des Ksours et de la construction écologique et la question de la gouvernance et de la législation dans les Oasis.
A ce propos, il a été signalé que la dégradation de l’écosystème oasien et de son habitat naturel constitue un facteur majeur de l’érosionde la biodiversité. A l’inverse, ont-il souligné, une politique d’amélioration quantitative et qualitative des habitats peut constituer une option extrémement efficace pour mettre fin à l’érosion de cette biodiversté et, surtout, promouvoir une recapitalisation écologique et une politique ambitieuse de renforcement de la biodiversité sur tout le territoire oasien.
Durant cette premiere édition du festival Gaanga, quelques 300 jeunes parmi les élèves et membres  d’associations et de coopératives appartenant à cinq provinces du Sud-est, bénéficieront des ateliers de formation sur les thèmes de la migration et de la législation du logement en relation avec les changements environnementaux. Ils ont été encadrés par des experts nationaux et internationaux afin de les sensibiliser et de les former.
A noter aussi que la formulation de “Call of the Oasis”, sera un moyen de plaidoyer de l’Association Tata Tamorant pendant les activités du sommet COP 22 à Marrakech.
La manifestation a accueillie notamment  l’exposition «Oasis Expo» de produits oasiens avec diffusions de documentaires et de pièces de théâtre traitant de l’Oasis comme thème principal. Des concerts seront animés par les troupes venues des oasis du Maroc.
L’évènement se clôtura par le lancement de la campagne “Khattara” qui se basera sur la technique « théâtre forum » comme un moyen de sensibiliser les jeunes générations sur les défis entourant l’Oasis dans dix communes rurales des cinq provinces sur lesquelles s’étalent les Oasis du Maroc.
A noter enfin que le choix du thème de l’immigration dans les Oasis et sa relation avec les changements climatiques n’est pas fortuit mais il répond aux objectifs de l’association, qui intervient sur ce défi depuis plus de dix ans, ainsi qu’en raison de l’impact de  la migration sur la réalité des Oasis dans le sud du Maroc.
Ce selon les intervenants lors des différents débats ont confirmé que ce phénomène a conduit à l’abandon de la population des activités agricoles maraîchères et le déclin alarmant des  zones de palmiers et de l’extinction du “Khtarat”, technique d’irrigation intelligente et écologique mais aussi la dégradation des Ksours, ces fameuses constructions écologiques. Cela a conduit à un grand fluage des sables et l’épuisement des nappes phréatiques ainsi qu’à la présence de la construction massive.   Aussi, ces phénomènes ont poussés les personnes à abandonner leur patrimoine matériel et immatériel, représenté dans un symbole de coexistence dans les Oasis à travers la gestion des affaires collectives et la gestion agricole et aqueuse qui respecte l’environnement, sans oublier les expressions artistiques uniques qui reflètent la diversité ethnique, religieuse et linguistique qui témoigne d’une longue histoire riche.

Mohammed Drihem


 

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