AKHIAM EXPOSERA LA PROBLEMATIQUE D’EROSION A IMILCHIL A LA COP22 A MARRAKECH


    


Située dans le Haut Atlas oriental qui culmine à 2300 m d’altitude, la vallée d’Assif Melloul s’y trouve avec un climat très froid et long et un été court et doux. Selon le recensement de 2014 la population de la vallée a été estimée à quelques 18 453 âmes réparties sur 3155 ménages et comme cette dernière vie essentiellement de l’élevage, l’effectif de cheptel bovins est de  4500 têtes en stabulation et compte 90 000 têtes d’ovins et 30 000 têtes de caprins (les ovins et les caprins en élevage extensif)
La vie d’une communauté est toujours liée à un environnement ou un espace territorial dont lequel elle puise ses besoins par l’exploitation de ses ressources (eaux, forêts, climats, terres, etc.) ou des ressources des espaces voisins ou lointains, par une infrastructure et un système adéquats, selon des normes ethniques ou règlements, lois qui garantissent son développement en tant qu’individu et collectivité.
Dans la vallée d’Assif Melloul l’action de l’érosion est favorisée par, la pression accrue de l’action de l’homme par l’utilisation du couvert végétal (pacage et besoins domestiques) d’une part et par le phénomène de changement climatique à l’échelle du globe (sècheresse et/ou inondation) d’autre part.
A ses deux aspects s’ajoute la géomorphologie de la zone qui se caractérise par des reliefs à pente très forte qui favorisent le transport des sols lors du passage des crues en causent des dégâts et/ou pertes des terres agricoles, des infrastructures ou des habitats.
L’absence ou les faibles interventions de l’État et l’indifférence de la population envers le phénomène de l’érosion sont aussi un facteur qui aggrave l’impact de l’érosion dans la vallée.
Aussi, il y’a lieu de signaler que le savoir-faire de la communauté locale réside généralement de sa réaction contre les effets de l’érosion pluviale, qui menacent les terres agricoles, les habitations et engendres des pertes importantes de perte et déplacement de la couche arable de toute la vallée d’Assif Melloul. Les actions de la communauté se manifestent par les actions suivantes :
1.    Installation des protections mécaniques soit en pierre sèches soit en gabions ;
2.    Installation des haies biologiques le long des lits des oueds et autour des parcelles menacées (les espèces utilisées ici sont principalement le saule et le peuplier commun) ;
3.    En s’inspirant de savoir local de la communauté et suite aux études et colloques organisés par notre association, une autre approche a vu le jour en 2009 en associant l’approche mécanique (murettes en pierres sèches et gabions) et l’approche biologique (espèces autochtones) pour la résilience de couvert végétal sur les ravins identifier plus vulnérables en matière d’érosion. L’approche de l’Association Akhiam consiste en la réduction de la vitesse de ruissellement des eaux de crues donc diminuer leurs agressivités en amont avant de s’accumuler en VOLUME IMPORTANT AU AVAL et qui ne peut être contré.
Grâce à cette approche qui conjugue le savoir-faire local, les Ressources naturelles locales bien adaptées à l’environnement, la vie continue en harmonie avec les changements climatiques que connait notre planète.
L’Association Akhiam engagée depuis 2004 à côté des populations locales pour développer des méthodes de lutte contre l’érosion en se basant sur les méthodes traditionnel renforcées par des études scientifiques (Hydrauliques Sans Frontières, Agence Oum Rabia, ORMVAT) a mis en œuvre des corrections mécaniques (Seuils en Gabion) sur plusieurs ravins avec l’appuis des bailleurs de Fonds (PNUD, INDH, SENS, Conseil Régional d’Aquitaine, FORIM, ambassade de Finlande…). Depuis 2013, AKHIAM accompagné par Mr MOUSSAOUI Mohammed de l’ORMAV essaie de renforcer l’intervention mécanique par l’intervention biologique innovante vue qu’il s »agit de la multiplication massive de l’espèce végétale autochtone  (Groseilliers et Epine vinette) vu son résistance aux effets humains et animaux.
Dans ce cadre, le 11 Novembre courant à 16h30, le groupe AKHIAM composé de plusieurs bénévoles, HSSAIN, HAYAT, MANON, LHOU, BASSOU, Mohammed seront au rendez-vous pour exposer au monde les problématiques liés à l’érosion qui menace la population d’IMILCHIL et en même temps présenter les solutions potentiels jugées pertinentes par l’association AKHIAM.
La communauté scientifique d’intérêts communs sera accueillie avec intérêt pour l’amélioration des actions et solutions entreprises à travers le monde dans le cadre de l’adaptation des populations aux changements climatiques en tirant profit des ressources locales et peu couteuses.
Les peuples des zones montagneuses qui sont sujettes à des pressions particulières que ceux des plaines et les stratégies de la gestion de leurs ressources dans un environnement hostile : Froid, précipitation, couvert végétal, reliefs, érosion et les systèmes d’exploitation des ressources et la possibilité d’une synergie entre les deux environnements dans une vision gagnant-gagnant.

MOHAMME DRIHEM


 
 

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