Elections législatives au Maroc du 07 octobre 2016 : un scrutin tenu dans la plus grande transparence, l’intégrité totale et la sérénité.


    


Environ 16 millions de citoyens marocains ont été appelés, le 07 octobre 2016, à se rendre aux urnes pour accomplir leur devoir national en élisant leurs 395 représentants à la Chambre des Représentants.
Pour cet évènement national, près de 4000 observateurs nationaux et internationaux ainsi que 37 instances nationales et internationales, dont 31 associations nationales, en plus des observateurs et observatrices du Conseil National des Droits de l’Homme, ont été accrédités pour superviser cette élection, la deuxième depuis l’adoption de la Constitution de 2011 et la dixième depuis l’indépendance du Maroc en 1956.
La campagne électorale s’est déroulée dans un climat positif et serein, confirmant l’exception démocratique marocaine depuis l’accession au Trône du Roi Mohammed V , dans un monde arabo-musulman en proie à des turbulences.
Les opérations de vote ont été parfaitement organisées dans un contexte de transparence totale et dans la plus grande sérénité, en dépit de quelques protestations éparses du Parti de la Justice et du Développement (PJD) et de son allié, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Les formations politiques marocaines ont été unanimes à souligner la probité du scrutin.
Ces élections ont donné lieu à un duel serré entre le PJD et le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), à un retour sur la scène électorale de quelques salafistes repentis, sous diverses étiquettes politiques, à un laminage des partis traditionnels, tels l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le Parti de I’Istiqlal (PI), le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et le Mouvement Populaire (MP), et à une chute libre du PPS. La Fédération de la Gauche Démocratique, dont l’égérie Nabila Mounib a pourtant bien occupé les réseaux sociaux durant la campagne électorale, s’est avéré être une montagne qui accouche d’une souris.
Ce scrutin national a vu une forte participation des habitants des provinces sahariennes marocaines, prouvant ainsi leur fort attachement à l’unité nationale.
Ainsi donc, avec un taux de participation d’environ 43%, proche de celui des élections de 2011 (45,6%), le verdict du choix du peuple marocain est tombé : le PJD obtient 125 sièges, le PAM 102, le PI et le RNI ont obtenu respectivement 46 et 35 sièges, alors que le MP a remporté 27 sièges, l’Union Constitutionnelle (UC) 19 sièges, l’USFP 20 sièges, le PPS 12 sièges, le Mouvement Démocratique et Social (MDS) 3 sièges, la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD) 2 sièges et le reste des partis 2 sièges.
Le principal enseignement de cette élection est qu’elle confirme l’ancrage démocratique du Maroc, conforte ce pays dans son statut de véritable pôle de stabilité sous la conduite clairvoyante du Roi Mohammed VI, alors que les résultats obtenus par les partis politiques traduisent le libre choix démocratique des Marocains.
Enfin, le Ministre marocain de l’Intérieur, après avoir annoncé, très tôt dans la nuit de vendredi à samedi, les résultats provisoires de ce scrutin, a fait une mise au point concernant les critiques de partialité formulées l’encontre de son Département par le PJD, en affirmant que son ministère a scrupuleusement respecté les directives du Roi Mohammed VI relatives à la neutralité de ses services par rapport à tous les acteurs politiques et la totale transparence de ce rendez-vous électoral quinquennal.

Farid Mnebhi


 

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