La réhabilitation de l’application de la peine de mort


    


De la même manière que le juge abhorre de prononcer des peines de mort contre l’accusé qu’il a à juger, le maître d’école déteste attribuer un zéro à son élève. Au-delà de la peine de mort il n’ya pas une autre peine. En deçà de zéro il n’y a pas une autre note. Deux cas extrêmes. Mais le sentiment du juge et du maître d’école ont tendance à interférer sur l’accomplissement du devoir de porter un jugement  et de celui d’attribuer une note. L’humain influe sur les lois et les règlements. C’est la nature de l’homme que celle d’empiéter sur les lignes frontières qui séparent le juste de l’injuste quand ils s’appliquent à d’autres hommes.

 Les partisans de l’abolition de la peine de mort veulent, au nom des droits de l’homme, comme ils disent, que le juge ne prononce plus de peine de mort. Ils soutiennent que cette peine est trop lourde pour être appliquée à l’homme. Cela est vrai comme est également vrai le poids du crime de sang versé par le criminel : y a-t-il crime plus lourd et plus abominable que celui de tuer un être humain ? Le verdict de la peine de mort prononcé contre le criminel est proportionnel au crime commis contre la victime. Une vie pour une vie, à l’inverse qu’elles ne s’accomplissent pas dans les mêmes conditions et pour les mêmes desseins.

Pour eux, la peine de mort aurait un caractère barbare et inhumain. Je veux bien le concevoir mais le crime a lui aussi un caractère barbare et inhumain. D’ailleurs, si le criminel avait un peu  du sentiment de l’Homme dans le cœur, comment pourrait-il attenter à la vie de l’Homme ? En conséquence, comme le criminel a été sans pitié pour sa victime, la loi doit être sans pitié pour lui. De plus, la société, par le biais de la loi, tente de rendre justice, en partie en partie seulement, aux proches de la victime par l’exécution de la sentence et non par la simple condamnation à mort. La condamnation à la peine de mort doit donc aboutir à sa mise en application, et dans les délais les plus immédiats, sans cela elle serait vaine.

Ils prétendent que la peine de mort n’a pas un pouvoir dissuasif, et que, s’il en est ainsi, il devient inapproprié de prononcer des peines de mort. Ils expliquent cela par le fait qu’il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende ou lise qu’un crime a été commis dans telle ville par un individu aux antécédents judiciaires ou sous l’effet de psychotropes, par un psychopathe, un voleur, ou par un agent de l’autorité contre un membre de sa famille ou un collègue. Ces crimes sont tellement du quotidien  du citoyen que leur accomplissement s’est banalisé. Cela est ainsi mais l’inefficacité de la peine de mort n’est nullement liée à la sentence mais à son application. Il est certain que si la peine de mort a perdu de son pouvoir de dissuasion, c’est parce que les condamnés à mort ne sont plus exécutés comme par le passé. En effet, les tribunaux continuent à prononcer des  peines de mort mais leur exécution reste bloquée. C’est de ce blocage que naît donc le sentiment d’impunité ou de sécurité, si l’on veut, pour les individus mal intentionnés pour qui, être condamnés à mort ou à perpétuité est du pareil au même, et que les premiers et les seconds, dans une commune mesure, peuvent bénéficier de la réduction de leur peine, voire même être mis en liberté comme cela a été vu dernièrement. Les citoyens ont encore en mémoire l’histoire de cette femme condamnée à mort pour avoir tué son mari avec la complicité de son amant et qui a été graciée après avoir passé seulement 22 ans en prison.

Défendre les condamnés à mort contre la peine de mort au nom des droits de l’homme c’est faire valoir les droits du criminel sur ceux de la victime. Quand les associations des droits de l’homme se font les avocats du condamné à mort, ils le font au détriment de la mémoire de la victime et de sa famille que le malheur d’avoir perdu un père, un frère, un fils, avait frappé. Ils ignorent qu’en défendant le condamné à mort, ils mettent en doute sa culpabilité tout en la transférant sur la conscience de sa victime. De plus, une fois que le condamné à mort a attenté à la vie d’un autre,  il perd tous ses droits, et en particulier le droit à la vie et à la liberté.

Je crois, pour finir, qu’il est temps que le système judiciaire de notre pays réhabilite la peine de mort en actualisant la procédure de l’exécution des condamnés à mort.

tayeb zaid


 

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