LE HCEFLCD ORGANISE UN ATELIER NATIONAL SUR L’AQUACULTURE CONTINENTALE A BIN EL OUIDANE


    


Mercredi 13 juillet dernier, le HCEFLCD en collaboration avec la GIZ (coopération allemande au développement) a organisé un atelier national, événement labellisé COP 22, sur l’aquaculture continentale sous le thème d’ « Une aquaculture et une pêche responsables et durables à l’épreuve des changements climatiques dans les zones rurales et de montagne » à Bin El Ouidane dans la Province Azilal.

Organisé sous la présidence effective du Gouverneur de SM Le Roi dans la Province d’Azilal Mr Atfaoui Mhammed et en présence du Secrétaire Général du HCEFLCD Mr Houmy Abderrahim et de Mr Michael Gajo, Coordonnateur du Secteur Environnement et Climat de la GIZ au Maroc (Coopération Allemande)., cet atelier a été marqué par la présentation des résultats du projet pilote sur le développement de l’aquaculture rurale au niveau de la retenue du barrage Hassan 1èr avec la présentation du plan de développement de la pêche et de l’aquaculture continentale au niveau de la région de Beni Mellal Khénifra suivies de la cérémonie de remise de matériels d’aquaculture au profit de deux coopératives locales (20 cages d’aquaculture, 15 tonnes d’aliments de poissons et deux véhicules frigorifiques). Par la même occasion, une opération de repeuplement de 200.000 alevins de carpes a été effectuée au niveau de la retenue de barrage Bin El Ouidane pour terminer avec la

Ces actions nous a-t-on assuré, font partie du programme de développement de la pêche et l’aquaculture continentale au niveau de la région Béni Mellal Khénifra et les résultats attendus de sa mise en œuvre est d’augmenter la production piscicole, actuellement  de 750 tonnes à 3000 tonnes à l’horizon 2020. Ce qui permettra de mobiliser une valeur ajoutée liée à la commercialisation des produits piscicoles estimée à  45 millions de dirhams au profit des populations locales.

Dans l’allocution d’ouverture du HCEFLCD, le Secrétaire Général du HCEFLCD Mr Houmy Abderrahim a tenu de préciser que « les écosystèmes aquatiques continentaux subissent de plus en plus les effets des changements climatiques. La température et la salinité des eaux, les précipitations, la configuration des vents, les périodes de sécheresse et l’intensité des crues changent, ce qui affecte les pêcheries et les habitats ainsi que l’abondance en espèces et la localisation des stocks et auront une incidence majeure sur la productivité et la durabilité de l’aquaculture. Les changements climatiques constituent ainsi un enjeu important qu’il ne faut pas occulter et qui impose des adaptations nécessaires. »

Et d’ajouter que « pour relever les défis découlant du changement climatique, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification  s’est engagé dans son plan stratégique pour le développement de la pêche et de l’aquaculture continentales, à adopter une approche éco systémique fondée sur l’intégration et les synergies entre l’atténuation, l’adaptation et la production alimentaire durable. Une approche qui inclut à la fois la prise en compte des moyens d’existence durables en positionnant la pêche et l’aquaculture dans  un contexte plus grand incluant les environnements domestiques, communautaires et socioéconomiques ainsi que le principe de la gestion intégrée qui prend en charge la gestion de la multiplicité des ressources et les habitats ainsi que les interactions qui lient les personnes et les écosystèmes. »

Pour le secrétaire général du HCEFLCD, Le choix de célébrer cet atelier national au niveau de la région de Béni Mellal Khénifra et de la considérer comme région pilote pour le développement de l’aquaculture rurale n’est pas fortuit puisque a-t-il précisé,  « en relation avec le thème de l’atelier, la région renferme des potentialités hydriques et piscicoles intéressantes offrant d’importantes possibilités de développement de la pisciculture aussi bien au niveau des zones montagneuses (élevage des truites) que dans les zones de plaine (élevage des carpes et du tilapia). » avant de conclure par le fait que la valorisation des écosystèmes de la région à travers l’instauration d’une aquaculture rurale, dans le cadre d’un plan de développement intégré, appuyé par tous les acteurs concernés et les institutions de recherche, pourra apporter un bénéfice durable à ces milieux et soutenir le développement et l’adaptation des communautés locales face aux changements climatiques tout en s’inscrivant aux principes du développement durable.

Pour sa part, Mr Michael Gajo, Coordonnateur du Secteur Environnement et Climat de la GIZ au Maroc (Coopération Allemande) a tenu de signaler que le thème de cet évènement l’intéresse tout particulièrement. « D’une part, parce que l’aquaculture continentale fait partie des activités prioritaires des projets de la coopération marocco-allemande et d’autre part, car cet évènement fait également le lien entre le changement climatique, la biodiversité et l’approche mise en place par le HCEFLCD en tant que moyen d’adaptation au changement climatique.

Comme vous le savez a-t-il ajouté, « l’accord de Paris est le premier accord universel sur le climat suite aux négociations qui se sont tenues lors de la COP21 en 2015 et qui a mis en exergue non seulement les aspects de l’atténuation et la protection du climat par des mesures de réduction des gaz à effets de serre mais aussi et cela pour la première fois l’adaptation au changement climatique en tant qu’outil de concrétisation de son objectif, ce qui revêt également une importance particulière pour modérer la vulnérabilité des populations rurales et accroître leur résilience au changement climatique ».

A noter enfin que l’objectif de cet atelier est de présenter le modèle intégré pour le développement de l’aquaculture continentale au profit des coopératives locales, conçu par le HCEFLCD dans le cadre du plan décennal 2015-2024. Ce modèle selon ses initiateurs, donne une priorité particulière à la lutte contre la pauvreté, au développement d’activités vivrière profitables directement aux populations rurales, au renforcement de la productivité piscicole, et au maintien de la biodiversité aquacole.

En termes d’emplois, ledit programme permettra de créer plus de 1200 emplois directs en plus des activités parallèles (fabrication de barques, confection de filets et des cages, commercialisation des captures….) et l’objectif visé à l’horizon 2024 c’est de :

  • Augmenter la production piscicole de 15000 tonnes enregistrée actuellement à 50.000
  • Augmenter le nombre d’alevins déversés dans les parcours de pêche de 14 millions à 30 millions et
  • Créer 15 000 emplois supplémentaires liés à l’activité de la pêche et de l’aquaculture.

A signaler aussi que l’aquaculture est aujourd’hui la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance à l’échelle mondiale. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sur les 158 millions de tonnes de poissons, mollusques et crustacés consommés dans le monde en 2012, 66,6 millions, provenaient de l’aquaculture. Cette production aquacole mondiale a pratiquement doublé durant les quinze dernières années et dont l’aquaculture continentale représente les deux tiers (42 millions de tonnes).

Mohammed DRIHEM



 

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