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Journée du financement pour le climat à la COP 23 : Combler les écarts climatique et financier

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Totalement interdépendantes, l’augmentation de l’ambition pour agir sur le changement climatique et la mobilisation des financements nécessaires pour le faire, doivent être considérées comme un défi unique par les gouvernements et l’ensemble du secteur financier.
Lundi dernier, lors de la Journée du financement pour le climat à la COP 23, des représentants de haut niveau de ce secteur ont fait valoir les efforts déployés pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le changement climatique, et ont reconnu que ce défi de coordination et de cohérence devait être rapidement harmonisé.
Ils ont dès lors défini ce que devait faire les gouvernements, les villes, les États, les entreprises et les institutions multilatérales pour garantir le rythme et le montant des investissements requis, avant et après 2020, pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, à savoir contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et le plus proche possible de 1,5°C.
Eric Usher, Directeur de l’Initiative Financière du PNUE, a déclaré qu’ : « Au cœur du défi climatique, il y a deux lacunes que nous devons combler d’urgence : l’ambition et le déficit d’investissement. Il appartient maintenant aux gouvernements nationaux d’accroître l’ambition de leurs CDN (Contributions déterminées au niveau national, ndlr) afin de combler le déficit d’émissions de 17 Gt CO2e auquel nous serons toujours confrontés en 2030. Cependant, en ce qui concerne l’écart d’investissement, nous avons besoin que tous les acteurs financiers – publics, privés, nationaux, internationaux –  marchés et régulateurs inclus, travaillent ensemble, efficacement, pour mobiliser au moins 1,5 milliard de dollars de financement climatique nécessaire, chaque année. Faisons de cette journée de la Finance le début d’un nouveau chapitre résolument tourné vers l’innovation financière climatique, la collaboration et l’incidence ».
Qui plus est, chaque dollar investi dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique est deux fois plus rentable car les résultats soutiennent directement le seul avenir durable qui figure dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de la communauté internationale.
Les financements pour le climat progressent plus vite que jamais, dans un contexte de marchés dynamiques et en croissance pour les énergies renouvelables, les véhicules électriques, les bâtiments écologiques et l’agriculture intelligente face au climat, soutenus par des avancées exponentielles dans les instruments financiers innovants, les indices et les marchés.
De même, le secteur financier reconnaît bien plus facilement où et comment les changements climatiques présentent des risques pour ses investissements actuels et la nécessité d’adapter les portefeuilles d’actifs à forte intensité de carbone pour réduire ce risque.
Cependant, tandis que les discussions se déroulent à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques, il reste beaucoup à faire pour obtenir des financements et des investissements à l’échelle requise pour assurer une économie mondiale totalement décarbonisée et résiliente au changement climatique d’ici 2050.
Journée de haut niveau de la Finance pour le Climat
à la COP23 s’est concentrée sur:
– Des placements pour réaffecter les flux de capitaux vers une croissance sobre en carbone et résiliente, avec un capital initial supplémentaire ou un partage des risques, afin de générer des retours financiers et des économies de ressources ;
– L’inclusion pour faire en sorte que les flux atteignent les pays et les communautés ayant les plus grands besoins en termes de croissance durable et de réduction de la vulnérabilité, doublant ainsi les flux vers les pays en développement d’ici 2020;
– L’intégration pour faire en sorte que les conséquences à long terme du changement climatique et les facteurs de durabilité soient considérés comme une habitude systématique dans la prise de décision et une responsabilité financière en termes d’opportunités et de risques, pour éviter l’instabilité du système financier ;
– L’innovation pour permettre le flux des transactions « propres », en particulier le partage des risques pour les économies émergentes et les marchés frontières, pour la croissance des marchés nationaux;
– Une infrastructure qui offre une résilience climatique en exploitant la capacité inépuisable du système financier pour l’innovation et la rapidité d’action ;
– La transparence sur les financements et les investissements à travers des normes simples et harmonisées qui, à leur tour, soutiennent des plans et des politiques d’investissement climatique adaptés aux besoins, aux priorités et aux capacités nationales, attirant diverses sources de capitaux et un plus grand risque du secteur privé.

Mohammed Drihem

 
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