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JERADA : L’espace de Gafaït-TanEcharfi

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L’espace  de Gafaït-TanEcharfi

1. Caractéristiques générales

 

1.1. Une montagne enclavée, à économie rurale faible

Cet espace de projets correspond en grande partie au massif des Bni Bou Zaggou, qui constitue la partie centrale de la Chaîne des Horsts. C’est aussi le secteur le plus élevé (le Jbel Boukhouali culmine à 1726 m), le plus compact et le plus difficilement pénétrable de cette chaîne. C’est une zone montagneuse rurale par excellence, où seules les localités de Tanecharfi et de Gafaït, situées respectivement sur le versant nord et le versant sud du massif, commencent à faire figure de petits centres à caractère urbain. Sur le plan administratif, cet espace regroupe les 3 communes rurales de Tanecharfi, Gafaït et Labkhata, dont la superficie totale couvre quelque 1230 km².

En dépit de l’effectif réduit de la population de cet espace (quelque 13.000 habitants) et, donc, d’une densité moyenne de 10 hab au km², la pression humaine reste forte sur les ressources naturelles, entraînant une dégradation avancée de la forêt et du couvert végétal et ce malgré une émigration soutenue de la population au dehors du massif. Cette situation très problématique est due, dans une large mesure, au bas niveau de vie de la population et à l’absence d’activités extra-agricoles, susceptibles d’alléger la pression exercée sur le milieu naturel.

Or, ce dernier représente l’atout principal de la zone et pourrait constituer la base essentielle de son développement par une mise en valeur agro-pastorale plus rationnelle et mieux équilibrée et par la prospection des voies et des moyens d’animer un écotourisme capable de générer des activités annexes et d’améliorer les revenus des ménages.

1.2. Perspectives démographiques

L’effectif des populations qui a enregistré une augmentation bien sensible au cours de la décennie 60 (de l’ordre de 30%), est entré dans une phase de croissance plus faible par la suite (18% entre 1971 et 1982) pour connaître une quasi stagnation au cours des décennies 80 et 90.

Une telle tendance concerne plutôt le versant nord du massif, pourtant plus peuplé, correspondant à la commune de Tanecharfi ; alors que le versant sud, plus aride, et moins peuplé, où s’étendent les communes de Gafaït et Labkhata, a paradoxalement enregistré une augmentation notable de sa population, de l’ordre de 2/3 entre 1971 et 1994.

Évolution récente de la population de l’espace de Gafaït-Tanecharfi

 
Communes    1960    1971    1982    1994    2000      
Tanecharfi    5898    7399    7871    7839    7800      
Gafaït et Labkhata    2142    3039    4414    5012    5400      
Total    8040    10438    12285    12851    13200     
Source : RGPH.

Pour la période du SDAR, il est tout à fait nécessaire d’aménager les localités à potentialités urbaines, dont principalement Tanecharfi et surtout Gafaît, pour lesquelles les perspectives démographiques établies, en fonction d’une action volontaire de développement, seraient de l’ordre de 4000 habitants pour la première et de 7000 personnes pour la seconde vers 2025, devant devenir, l’une et l’autre, des points d’appui importants dans l’encadrement de cet espace et de sa population. Dans cette hypothèse, la population rurale devra se maintenir au niveau de 9 à 10.000 âmes également, amenant la population de l’ensemble de l’espace de projets à quelque 20.000 personnes environ, comme il ressort des estimations ci-après :

Perspectives démographiques

 
Milieu    2005    2010    2025      
Urbain     3000    5000    11000      
Rural     11000    10000    9000      
Total    14000    15000    20000     

Ces perspectives démographiques ne pourront se réaliser que dans la mesure où une politique d’aménagement bien osée vise à faire sortir cet espace de son isolement et de sa léthargie économique, et ce par l’enclenchement d’un certain nombre d’actions dans les domaines de l’agriculture, de l’activité pastorale, mais surtout dans un secteur parfaitement porteur, à savoir le tourisme de villégiature et l’écotourisme qui offrent ici des possibilités insoupçonnées.

2. Stratégie d’aménagement et projets de développement

Le capital fondamental de cette montagne est représenté par ses ressources naturelles qui subissent malheureusement un processus de dégradation continu, faute d’une politique de protection de la forêt et du couvert végétal en général, dans un souci de réhabilitation du milieu naturel.

En effet, la protection du milieu constitue le support potentiel de l’ensemble de la stratégie de développement de cet espace. Dans cette optique, les actions et mesures suivantes sont primordiales pour améliorer la production agro-pastorale et enclencher la promotion du tourisme.

2.1. La réhabilitation du couvert végétal

Il s’agit de mener, de façon concomitante, des actions dont l’objectif tourne autour des interventions principales suivantes :

–    protection des forêts « reliques » afin de les soustraire à l’action anthropique et à la pression de l’élevage,

–    reboisement à grande échelle en utilisant les espèces forestières les mieux adaptées au milieu, tant dans le domaine public que sur les terres collectives,

–    encouragement de la plantation d’arbres fruitiers sur les versants, tout particulièrement l’olivier et l’amandier, mais aussi les rosacées,

–    amélioration des parcours avec des actions de mise en défens et la plantation d’espèces fourragères,

–    aménagement et amélioration de l’état des pistes forestières,

–    programmation de projets de développement et d’infrastructures dans les douars riverains de la forêt (usagers potentiels des ressources de la forêt). Cette action a pour fin d’améliorer le revenu des populations et leur niveau de vie en créant des activités génératrices de richesses : création d’unités d’élevage, distribution de ruches d’abeilles, installation de foyers féminins, sensibilisation à l’esprit associatif …

Ce n’est qu’au prix de tels programmes de plantations et d’aménagements que l’on pourra remédier à une situation de plus en plus alarmante, afin de permettre à l’écosystème de se régénérer, au sol de se conserver et, partant, aux populations de se stabiliser. Il faut être tout à fait conscient qu’ici, comme dans tous les massifs montagneux voisins ou proches, le capital forestier représente le support de toute politique de développement et de toute stratégie d’aménagement du territoire.

2.2. La modernisation de l’économie agricole

L’espace de projets de Gafaït-Tanecharfi est relativement favorisé sur le plan climatique, puisque les précipitations annuelles se situent à une moyenne de 350 -400 mm, mais avec des micro-climats, où les pluies sont plus généreuses. Par ailleurs, les chutes de neiges sont enregistrées en hiver et contribuent à alimenter des sources pérennes et les nappes.

Ceci constitue un ensemble de facteurs favorables pour l’agriculture en sec et pour l’irrigation. En effet, de nombreuses sources resurgissent à la base des formations calcaires qui jouent le rôle d’éponge. Ceci a permis l’aménagement d’un certain nombre de petits  périmètres irrigués sur les piémonts. Le plus intéressant de tous ces périmètres est celui de Gafaït qui, avec un important débit, relativement pérenne et stable, permet d’irriguer près de 400 hectares. La production des petits périmètres irrigués reste bien en deçà de ce qu’elle pourrait être, en raison de la faiblesse des moyens mis en œuvre par des agriculteurs aux possibilités fort limitées, dont les façons culturales restent pour la plupart traditionnelles, avec des structures agraires inadaptées à l’intensification effective des cultures.

La politique préconisée à cet égard devra porter sur :

–    l’ouverture de grands chantiers de reboisement et de reforestation, tant avec les espèces forestières qu’avec les espèces fruitières ;

–    le renforcement  des travaux d’aménagement des sources en vue d’en améliorer le captage et d’en élever le rendement ;

–    la multiplication des ouvrages de retenue des eaux d’écoulement, avec les dispositifs de stockage adéquats ;

–    la réfection des systèmes d’irrigation traditionnels, afin de limiter les pertes d’eau ;

–    l’encouragement des exploitants à s’équiper en systèmes d’irrigation moderne, permettant de réaliser des économies d’eau importantes ;

–    l’aménagement de sols arables par des opérations d’épierrage, de défonçage et de terrassement ;

–    l’introduction de spéculations plus rentables et de plus en plus demandées sur le marché, en particulier celui de Jrada et de Taourirt, voire même d’Oujda ;

–    la nécessité de prêter une attention particulière à la production de légumes et de fruits « bio » pour lesquels les conditions physiques (nature du sol, qualité de l’eau, pureté de l’air, ensoleillement, absence de pollution…) sont réunies pour donner des produits de qualité ;

–    le besoin d’encadrer les agriculteurs en matière d’adoption de techniques culturales appropriées ;

–    la nécessité d’encourager l’élevage bovin et la production laitière.

Le cas de Gafaït, qui constitue une véritable oasis, se retrouve ailleurs, à une dimension moindre certes, mais avec des possibilités de promotion de l’agriculture irriguée en site de piémont essentiellement.

L’agriculture en sec devra s’appuyer de plus en plus sur la plantation d’arbres fruitiers au lieu de la maigre céréaliculture fort aléatoire.

Enfin, avec les aménagements proposés, les actions de restructuration de la forêt et d’extension de plantations fruitières, de nouvelles possibilités s’offrent à l’élevage, avec notamment le développement de l’élevage bovin dans les périmètres irrigués en particulier en pratiquant davantage de cultures fourragères, l’amélioration de la production laitière et de ses dérivés ; mais aussi la promotion de l’apiculture qui peut, sur ce terrain favorable (forêt, arbres fruitiers, steppe, plantes aromatiques…), donner un miel de qualité et conquérir des marchés proches et lointains.

2.3. La promotion de l’artisanat

La population de l’espace de projets de Gafaït-Tanecharfi se compose en majorité de vieux agriculteurs sédentaires possédant, comme complément de ressource, un petit artisanat utilitaire, notamment dans le domaine du tissage, du travail du bois et de l’alfa.

Cette activité artisanale a été favorisée à la fois par la présence de  matières premières végétales et animales et par l’isolement de la zone. Ayant connu un déclin avancé, l’artisanat est aujourd’hui fort réduit. La relance de l’artisanat local s’inscrit fort bien dans la stratégie de développement que recommande le SDAR et qu’attendent les collectivités en place. Il s’agit, en particulier, de promouvoir certains secteurs de l’artisanat, afin de produire des articles utilitaires pour la consommation locale et des objets d’art, qui devront trouver preneurs auprès des touristes nationaux (résidents et MRE) et internationaux :

–    travail du bois et de l’alfa,
–    poterie,
–    vannerie,
–    artisanat moderne gravitant autour du bâtiment (menuiserie, ferronnerie,…).

2.4. Un tourisme prometteur

Il s’agit essentiellement de la promotion de diverses formes de tourisme écologique avec les principaux volets suivants:

–    Le tourisme de montagne qui s’appuie sur l’aménagement forestier, avec l’ouverture de pistes destinées aux randonnées pédestres ou équestres, d’un côté, et l’installation de gîtes avec des structures d’accueil légères appropriées, de l’autre.

–    A côté de ce tourisme estival, il est possible d’explorer des possibilités de promotion du tourisme d’hiver, puisque le massif reçoit sur les hauteurs, notamment le Boukhouali, des précipitations neigeuses parfois importantes.

–    Le tourisme familial est  une formule qui s’adapte particulièrement à l’oasis de Gafaït où cela se trouve déjà pratiqué dans des conditions d’aménagement spontané et rudimentaire. Or, la localité offre des possibilités de développement d’une station d’estivage en bonne et due forme en mettant en valeur, par des aménagements intelligents, les atouts du site de la grande source de Aïn Khaless, ainsi que l’espace verdoyant que constituent les jardins et les vergers attenants.

Différents éléments en présence peuvent constituer les soubassements de cette station : l’existence d’une piscine aménagée par les techniciens soviétiques qui ont travaillé à la centrale thermique de Jrada ; des installations commerciales et de restauration (café, aires de pique-nique, maisons de location…). La particularité de la source est, en plus de son débit constant, la température de l’eau qui demeure au niveau de 25 degrés, été comme hiver.

Cette perspective intéressante et porteuse pour l’espace de projets, invite à entreprendre des travaux d’aménagement appropriés, de nature à faciliter l’accès au site touristique, mais sans en détériorer le charme. Aussi, le plan d’aménagement de Gafaït devra contrecarrer l’installation de constructions imposantes, l’ouverture de voies rapides, ou la prolifération d’activités polluantes, mais plutôt n’autoriser que l’édification de structures légères, bien étudiées sur le plan architectural, qui s’insèrent parfaitement dans le cadre champêtre de l’oasis et dans l’environnement local (bungalows, petits campings dispersés et camouflés, maisons traditionnelles d’accueil, logements chez l’habitant…), tout en mettant à l’écart les aires de stationnement et les voies de circulation par rapport aux sites touristiques.

2.5. Urbanisme et habitat

Pour le centre de Gafaït, sa vocation de station touristique dicte la nature du plan d’aménagement dont il faudra la doter. Deux grands volets doivent être pris en compte :

–    l’aménagement du centre urbain, avec l’objectif d’organiser une petite ville de 7000 habitants ou un peu plus vers 2020-2025,

–    l’aménagement de la station touristique conformément aux caractéristiques souhaitées décrites plus haut.

Le plan d’aménagement souhaité est appelé à définir un zoning fonctionnel, très respectueux du site, en raison de son originalité et de ses spécificités, afin de garantir le développement idoine qui devra être réservé à cette ville, pour en faire une station touristique bien insérée dans son cadre naturel.

L’alimentation en eau potable doit être étudiée en conséquence, à la fois pour approvisionner la population résidente en période de basse saison et pour faire face à l’importante consommation que devra entraîner l’afflux des estivants et des touristes. Les besoins en cette matière peuvent être estimés comme suit :

Besoins annuels futurs en eau à Gafaït  (milliers de m3)

 
Besoins    2010    2025      
Ordinaires    130    260      
En période estivale    200    500     

2.6. L’assainissement

La nature du site au bord de l’oued Za (en amont du barrage Laghrass, dont les eaux sont destinées à approvisionner les grandes villes de l’Oriental), l’existence d’une oasis irriguée ainsi que la fonction touristique à réserver au centre, se combinent pour imposer l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’assainissement  particulièrement ingénieux pour ne point hypothéquer l’avenir touristique de Gafaït, détériorer son espace agricole et courir le risque de contaminer les eaux du Za si précieuses pour le développement de toute la Région de l’Oriental, puisqu’elles sont destinées à couvrir une grande partie de l’AEPI des villes.

Ceci implique nécessairement l’installation d’une station d’épuration des eaux usées, lesquelles pourraient être réutilisées pour l’arrosage des espaces verts, pour le lavage et le nettoyage, voire même l’irrigation des arbres.

2.7. La zone d’activité de Gafaït

Afin de valoriser une partie des produits agricoles locaux offerts par l’oasis, la ville émergente de Gafaït devra être dotée, par le plan d’aménagement, d’une zone d’activité polyvalente afin d’abriter des activités artisanales importantes, manipulant des matières premières pondéreuses ou polluantes, ainsi que de petites entreprises agro-industrielles pour la transformation et le conditionnement de produits maraîchers, fruitiers et laitiers.

2.8. La consolidation des centres ruraux

La localité de Tanecharfi constitue un point d’appui pour développer le versant nord de cet espace. A ce titre, elle nécessite la confection d’un plan d’aménagement pour en réglementer et maîtriser la croissance, tout en la dotant de structures administratives, de services techniques et d’équipements socio-collectifs de nature à en faire un centre relais entre Gafaït et Jrada, d’un côté, Al Aïoune et Taourirt, de l’autre. Un document similaire est également nécessaire pour organiser le chef-lieu de la commune récente de Labkhata, prévoyant également des aires d’activité et de service.

2.9. L’indispensable développement rural

Les efforts de restructuration de l’économie de cet espace de projets doivent être accompagnés d’actions destinées à améliorer l’infrastructure et les conditions de vie des populations, par des projets d’alimentation en eau potable, d’électrification et d’installation de services sociaux. Des diagnostics participatifs pourront précéder pour mieux cerner les besoins réels des populations. Néanmoins, nous pouvons déjà recommander de doter les douars de l’espace rural de Gafaït-Tanecharfi de l’infrastructure nécessaire en matière de santé et d’enseignement, en introduisant de nouveaux services, tout en améliorant l’état des services existants. Partout, la priorité est à donner à l’eau potable. Le développement du solaire peut résoudre une bonne partie des besoins d’électrification des douars.

Des actions en faveur de la femme rurale devraient être menées pour améliorer sa situation familiale et communautaire avec notamment :

–    la création de coopératives féminines (cuniculture, apiculture,…),
–    l’intensification de l’action d’alphabétisation des adultes et de scolarisation des filles.

2.10. L’amélioration des infrastructures routières

Il est à souligner que l’état des liaisons routières dans cet espace de projets nécessite des actions pour développer la communication et faciliter les accès, parmi lesquelles on insistera sur :

–    l’élargissement de la liaison Gafaït-Jrada sur 11 km,
–    la construction de la liaison Tanecharfi-Taourirt sur 28 km.

Conclusion

La situation d’isolement et de marginalisation qui a sans doute conduit à la léthargie économique actuelle, caractérisée par la modicité des revenus, l’insuffisance des équipements et, du coup, le départ des forces vives de cet espace de projets, a gardé toutefois à ce dernier son caractère « sauvage » et propice au dépaysement. Néanmoins, il faut souligner que le processus de dégradation et de détérioration insidieuses de l’environnement, représenté par le recul de la forêt et l’érosion du sol, pourrait s’aggraver davantage si des actions d’envergure ne sont pas prises, de façon urgente, afin d’endiguer le processus et de renverser la tendance vers le rétablissement de l’écosystème, condition sine qua non pour assurer le développement de la zone et le maintien du volume de population nécessaire pour sa protection.

Ceci étant, il convient de préciser que le désenclavement de cet espace doit être mesuré dans le sens d’ouvrir les populations sur l’extérieur, sans porter préjudice à son patrimoine naturel qui constitue son capital principal pour le développement. Il faut souligner, toutefois, la nécessité de bien relier Gafaït à Jrada, par l’amélioration du tronçon routier actuel qui est en très mauvais état.

On insistera aussi sur la nécessité impérative de consolider ce capital par le lancement de programmes d’envergure de reboisement forestier, de plantation d’arbres fruitiers et d’aménagements des parcours. La recherche et la mobilisation optimales de l’eau constituent la base du développement urbain projeté, d’une part, et de la production agricole nécessaire pour améliorer les revenus des ménages, d’autre part; ce qui devrait faire diminuer les prélèvements sur les ressources naturelles.

La vocation touristique de cet espace, qui est pour le moment complètement occultée par l’état d’isolement et de faiblesse économique où il se trouve, devra devenir le levier principal du décollage économique et le cheval de bataille de l’aménagement du territoire local. L’aménagement de circuits touristiques à travers la chaîne des horsts pourrait aller dans ce sens, afin que ces massifs puissent être accessibles, sans que cela nuise à leur environnement.

 
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5 Comments

  1. Lecteur
    14/03/2009 at 13:15

    Je me demande ce qui s’est passé avec le fromage de la Hollande?

  2. VISITEUR
    16/03/2009 at 00:36

    BONJOUR…VEUILLEZ BIEN PENSER A L AMENAGEMENT OU A LA RECONSTRUCTION DE LA ROUTE QUI EST SOUS FORME DE PISTE ENTRE TANACHERFI ET TIOUASSIOUINE…MERCI.

  3. Concerné
    16/03/2009 at 23:46

    Isolement et marginalisation! deux mots qui ont retenu mon attention et qui résument tous les problèmes de ce bout oublié de nos chere patrie. Natif de l’une des trois communes citées, les seules fois où je me sentais marocain c’était quand j’allais cherché un extrait d’acte de naissance au bureau de l’Etat Civile de la commue! et encore fallait il trouver « quelqu’un » pour le signer!

  4. GHAYOUR
    16/03/2009 at 23:48

    D’abord je tiens à remercier voire à féliciter l’auteur de cet article/étude, car on n’a tellement pas l’habitude de voir des gens s’intéresser à ce coin perdu du Maroc profond! En effet ce petit bled d’un autre Maroc où misère, analphabétisme, manque d’infrastructures et absence d’une vraie politique volontariste de développement se côtoient, n’intéresse vraisemblablement personne. un Maroc d’un autre âge où on doit attendre le jour du marché hebdomadaire pour pouvoir consulter un infirmier arrogant et corrompu qui fait office de médecin généraliste et spécialiste tout en un, où l’agent de l’autorité est là tout d’abord pour faire peur au citoyen alors que les droits de ce dernier passe en dernier lieu! Un Maroc où l’âne fait toujours office de tracteur, de bus et de taxi à la fois, voire même plus pour les puceau les plus inspirés (…) !
    Ce que je regrette, c’est que l’auteur n’a pas trop insisté sur le facteur démographique et spécialement les jeunes qui représentent la majorité écrasante de la population comme le reste du Maroc. En fait, si on constate une baisse de la population dans certaines communes de la région, c’est dû essentiellement à l’exode massif des jeunes vers l’Europe laissant leur terre à l’abandon surtout après la succession de plusieurs année de sécheresse (ce que n’est pas le cas cette année alhmdoulillah qui a enregistré une pluviométrie parmi les plus élevées depuis longtemps).et je pense qu’on ne peut que leur donner raison, en effet pourquoi rester dans un enveronnement qui manque de tout et qui n’offre rien à ses enfants!
    Je rêve, comme d’autre ont rêvé avant moi, de voir un jour cette région du Maroc, et d’ailleurs tout le reste du Maroc, dotée d’une infrastructure digne du 21éme siècle, où tout le monde pourra consulter un médecin quand il en aura besoin et non pas quand le médecin sera disponible, un jour où tous les bon pères de familles donneront à manger à leurs gosses, je rêve d’un jour où la place des enfants sera sur les bancs de l’école est non pas derrières les moutons, où les femmes seront considérées comme des être humains à part entière et non pas comme des mi-humains mi-je ne sais pas quoi, je rêve d’un jour où des expressions genre « lamra hachak », « lihoudi hachak » disparaîtront du vocabulaire à jamais.
    Malheureusement j’ai la certitude que mes rêves, comme ceux d’autant d’autres,en auront encore pour longtemps!

  5. Gafaiti
    26/10/2012 at 22:54

    En tant qu’originaire de Gafait et qui l’a quittée ça fait 50 ans et la visitais presque chaque,je ne remarquais aucun changement positif (à part l’étroit serpent de piste goudronné). Le négatif existait ; abattage, insalubrité des eaux ,ordures —-Les habitants âgés savent bien de quoi je parle.L’oasis paradis est devenue poubelle.

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