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. L’inacceptable erreur égyptienne … envers le Maroc

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L’Egypte ne peut pas prétendre lutter contre le terrorisme et en même temps être complaisante avec lui. Par exemple, il est difficile de comprendre le silence des autorités égyptiennes devant un acte aussi honteux, celui de la visite d’une délégation égyptienne aux camps du « Polisario », qui réclame l’indépendance pour le Sahara occidental amputant ainsi le Maroc de ses terres. Il faut qu’il y ait en Egypte des gens qui comprennent que le « Polisario » n’est rien d’autre d’un instrument entre les mains de l’Algérie que celle-ci utilise dans une guerre d’usure contre le Maroc.

L’Egypte a-t-elle été offensée de quelque chose venant du Maroc pour qu’une délégation égyptienne se rende à Tindouf et encourage la violence au Maroc? Les personnes concernées doivent comprendre que Tindouf ( ville Marocaine  colonisée par l’algerie ) et que l’ algérie a réservée aux attaques de tout genre contre le Maroc qui a récupéré en 1975 une partie de ses terres à l’intérieur de ses frontières historiques après avoir chassé le colonisateur espagnol. Quel bénéfice l’Egypte tire-t-elle en prenant position dans un conflit artificiel?

Tindouf n’est rien d’autre qu’une grande prison où résident des sahraouis devenus otages du «Polisario» et du régime algérien qui est incapable de se débarrasser de son complexe envers le Maroc. Ce sont des prisonniers d’un temps révolu qui vivent dans une situation qui n’a rien à voir avec l’évolution que connait le Sahara où les citoyens mènent une vie normale comme tous les autres citoyens marocains. D’autant plus, certains milieux égyptiens ignorent la sensibilité de la question du Sahara chez tous les marocains sans exception. C’est la question nationale par excellence.

Les marocains peuvent avoir des divergences sur beaucoup de sujets, mais il y a un consensus total à considérer le Sahara marocain comme étant une partie intégrante du territoire national. La visite du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi en l’Algérie peut être parfaitement comprise à la lumière des graves développements en Libye qui est devenue une base pour le terrorisme. L’Egypte et l’Algérie ont des frontières communes avec la Libye et tous les deux pays souffrent du terrorisme venant de ce pays. Et l’Egypte sait pertinemment que la lutte de l’Algérie contre le terroriste s’arrête à ses frontières.

En Algérie, il y a une distinction entre le terroriste qui doit être tué immédiatement et le « bon » terroriste qui se déplace dans les pays voisins. Il y a une politique algérienne traditionnelle de tolérer toute forme de terrorisme, tant que ce terrorisme crée une situation de chaos à l’extérieur de l’Algérie, surtout au Maroc, en Tunisie et même en Libye. L’Algérie n’a pas réalisé le danger venant de la Libye que dernièrement, lorsque des éléments terroristes se sont introduits sur son territoire. Il est inadmissible que l’Egypte n’ait de connaissance de la politique algérienne envers le terrorisme. L’Algérie ferme les yeux sur le rôle joué par les groupes armés comme le Polisario » dans la contrebande des armes dans la région du Sahel qui s’étend de la mer rouge à l’océan atlantique en passant par le Mali et le sud libyen. Cette région est aujourd’hui considérée parmi les plus dangereuses en Afrique et dans Monde. Plusieurs responsables français ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur cette dangerosité.

À ce jour, l’Algérie a toujours refusé de collaborer avec les pays de la région pour lutter efficacement contre le terrorisme. Sa première et dernière préoccupation est de nuire au Maroc au lieu de réaliser que sa politique lui sera néfaste tôt ou tard, comme cela a été le cas dans un passé récent. L’Egypte n’a aucun intérêt à participer à la guerre de propagande menée par l’Algérie contre le Maroc. Au contraire, l’Egypte peut bénéficier de l’expérience marocaine dans tous les domaines. Le Maroc a enregistré des succès notables en matière de la lutte contre le terrorisme, de la protection des libertés et la participation des citoyens dans l’action politique à travers une nouvelle constitution moderne et des élections transparentes. En termes plus claires, l’Egypte a plus que jamais besoin et d’une façon urgente de s’inspirer de l’expérience marocaine sans aucun complexe. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu’il est interdit pour Egypte d’entretenir de bonnes relations avec l’Algérie, mais sans tomber dans les pièges dont l’Egypte peut s’en passer. Espérons que la délégation égyptienne s’est retrouvée à Tindouf par erreur en croyant être dans un autre endroit. De même espérons que cette erreur n’est que l’expression de l’ignorance de certains égyptiens de ce qui se passe en Afrique du nord sans plus. L’Egypte a besoin du Maroc, en particulier pour profiter à son expérience dans le développement des institutions gouvernementales et de la vie politique d’une part et dans la mise en œuvre des mécanismes de développement d’autre part.

La dernière chose dont l’Egypte ait besoin est d’opter pour la politique de l’exclusion suivie par l’Algérie. C’est cette politique qui a conduit à l’élection d’un président malade, qui s’appelle Abdelaziz Bouteflika, à la tête d’un pays malade, qui s’appelle l’Algérie. Est-ce que l’Egypte veut importer l’expérience de l’homme malade de la région? Le choix est clair. Il est entre le travail pour trouver des solutions aux problèmes de l’Egypte d’une part et s’inspirer d’une expérience qui n’a permis à l’Algérie que d’être frappée par des catastrophes successives d’autre part. En fin de compte, que veut Abdel Fattah Al-Sissi? Veut-il confirmer que ce qui est arrivé le 30 juin 2013, lorsque des millions d’égyptiens sont descendus dans les rues pour déloger les frères musulmans et les jeter dans la poubelle de l’histoire, une vrai révolution? Ou veut-il tout simplement prouver que les militaires se sont retournés contre les frères musulmans lorsque ceux-ci se sont accaparés de tous les pouvoirs ?

Certes, la transformation de l’Egypte en marionnette entre les mains de l’Algérie est le plus court chemin pour rendre services aux frères musulmans et à leurs soutiens en Turquie et ailleurs. Mais aussi une démonstration que ce qui est arrivé en Egypte n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat militaire. Il y a encore de l’espoir pour trouver une solution à l’erreur égyptienne, surtout que tout retard aurait des répercussions sur la situation générale dans ce pays arabe sur lequel beaucoup fondent leur espoir que rétablir l’équilibre régional.

Texte original: http://www.elaph.com/Web/opinion/2015/1/971162.html – See more at: http://www.elaph.com/Web/opinion/2015/1/971162.html#sthash.JLyqvuMo.dpuf

Hicham Misraoui – Paris 04 janvier 2015 Traduit de خطأ مصري غير مسموح به…مع المغرب Khayr Allah Khayr Allah – elaph.com

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4 Comments

  1. lashshim
    06/01/2015 at 14:49

    Tindouf N’EST PAS une terre algérienne a sii !

  2. Hicham
    07/01/2015 at 01:19

    je suis resté fidèle à l’article d’origine. Tindouf est une terre marocaine que la France avait annexé à l’algérie.

  3. alg
    09/01/2015 at 19:13

    même sebta et mellilia c’est une terre marocaine ? CONCERNANT tindouf ,le peuple algérien vous attent , bien sur ! si vous êtes courageux on n’a une dette en vers vous . ( publier svp c’est la démocratie ! ou bien la démocratie a la marocaine )

  4. mar
    10/01/2015 at 02:54

    On préfère laisser la dette vous ronger le cœur jusqu’à la mort, et la savourer tout le temps de notre part. C’est chouette , mec, crois moi. passes tout de même le bonjour à ton maître Toufik

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