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Benkirane,l’homme de l’année 2012

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           Avec le recul ,maintenant que l’année 2012 s’est écoulée ,on peut évaluer les résultats du gouvernement  tout en ayant une  visibilité plus ou moins claire.Retenons d’abord ceci :Benkirane est incontestablement  l’homme de l’année.Depuis l’aube de l’indépendance ,jamais un premier ministre n’a été aussi médiatisé et n’a galvanisé les esprits que l’actuel chef du gouvernement. L’explication est évidente .Les événements sociaux liés aux révolutions dans le monde arabe (y compris au Maroc) ont abouti aux  élections du 25 novembre 2011  qui ont porté  le PJD à la tête du pouvoir  avec en  coalition  trois autres partis qu’on connaît

Depuis l’investiture de Benkirane au gouvernement ,il n’y a pas eu  une revue ,un journal national ou local qui n’ait  abordé avec passion et de façon continue et répétitive le sujet de la personnalité de Benkirane .Ces mêmes journaux reviennent sans cesse sur le bilan politique de son gouvernement .L’on peutdire qu’il a battu le record de la popularité journalistique. Beaucoup de choses ont été dites  sur sa personnalité et son bilan politique.La plupart des observateurs  ainsi que des journalistes le décrivent comme étant une personnalité controversée.Que ce soit  au parlement ,ou devant une interview télévisée ou encore dans un bain de foules ,l’homme  s’est révélé comme étant une personnalité aux mille facettes.Les uns le disent nerveux ,spontané ,populiste, opportuniste ,hypocrite, hâbleur,émotionnel ,agité,vélléitaire,impuissant à entreprendre les grandes décisions politiques, ou à combattre la corruption, les autres le voient  par contre comme un sauveur.
L’année de Benkirane a ses médailles et ses revers.Le côté négatif ,ce sont les ministres qui n’arrivent pas à faire aboutir leurs réformes :on l’a vu avec la réforme du pôle public de l’audio-visuel,on l’a vu aussi avec l’impuissance du gouvernement à s’attaquer au grand problème de la rente économique , avec l’impossibilité de résorber le chômage des jeunes , avec la nouvelle constitution  qui attend à être mise en  application.

Cependant,de l’avis des observateurs  , l’année  2012 était en gros plutôt mitigée pour ne pas dire positive ou négative même si les réformes n’ont toujours pas abouti.Ce gouvernement a du moins levé le voile sur les grandes plaies qui rongeaient l’économie du pays.Pour la première fois ,le gouvernement entreprend de mettre à nu la corruption sous toutes ses formes.Pour la première fois ,on dévoile certains noms qui profitent de la rente économique(ceux du transport et l’exploitation du sable sans pouvoir affronter la rente de la haute mer).Pour la première fois ,on tente de remédier à la délicate question de la caisse de compensation,véritable talon d’Achille.Bien sûr ,on est encore loin des grandes réformes socio-économiques et politiques :à savoir le chômage des jeunes,l’indépendance de la justice ,la répartition équitable des richesses,le problème des libertés individuelles.On n’est pas libéré des influences politiques ,des poches de résistance qui tentent de faire obstacle au processus démocratique et donc de bloquer des réformes.Ces lobby sont partout aussi bien à la base qu’au sommet de la sphère politique.
Certes ,le gouvernement a ses limites.La constitution lui concède une partie des prérogatives.Le reste ,c’est le chef de l’Etat qui s’en charge.Le gouvernement seul est incapable de tout résoudre ,c’est évident .Mais l’Etat et le gouvernement ensemble peuvent être capables de grandes réformes ,s’il y a une véritable volonté de changement. Cette volonté ,on la sent aussi bien chez le chef de l’Etat que dans le gouvernement.

 
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