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Quand l’Algérie manipule des juges espagnols

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Autant il serait compréhensible que des personnes étant né ou ayant vécu ou grandi sous la dicture du Général Franco puissent être encore imprégnées de l’idéologie d’un Etat dictatorial et colonial autant est-il surprenant de voir que des jeunes nés sous une des Monarchie les plus démocratiques et libérales d’Europe qu’est l’Espagne en soient encore imprégnés.

Parmi ces jeunes espagnols, je citerai le juge Pablo Ruz ; un magistrat inconnu qui a pris la liberté de mettre un terme, mi-août 2013, à l’audition de responsables polisariens pour crime de génocide et violations graves des Droits de l’Homme dans les camps des séquestrés sahraouis marocains à Tindouf, à savoir Brahim Ghali, Mahjoub Lincoln et Mohamed Khadad, les représentants de la milice polisarienne respectivement à Alger, à Madrid et à l’ONU, mais aussi le dénommé Nabil Kadour, Attaché Militaire à l’Ambassade d’Algérie, le pseudo ministre de la communication polisarienne Sidihmed Battal.

Une décision qui interpelle, alors que toutes les preuves ont été déposées devant le Tribunal espagnol par les plaignants et de nombreux témoins.

Cette interrogation en pose d’autres avec la décision prise, le 09 avril 2015, par ce même juge de vouloir poursuivre des responsables marocains sur la base des seuls témoignages de miliciens polisariens confortablement installés à Alger.

Un timing qui ne surprend guère quand on connaît la double origine de ce juge nationaliste, Sebta et Mellilia, et la ténacité des dirigeants algériens à vouloir nuire les relations de son voisin, le Maroc, avec ses meilleurs alliés, que ce soit avec la France, la Grande Bretagne, l’Espagne, le Portugal, les pays scandinaves, l’Allemagne, la Russie, les pays arabes et africains ou les Etats d’Amériques du Sud, centrale, du Nord ou d’Asie.

Cet agenda algérien sournois tombe à pic avec la prochaine réunion du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara marocain et a pour unique objectif d’influencer les membres de ce Conseil pour qu’ils adoptent une résolution imposant l’extension du mandat de la MINURSO aux Droits de l’Homme.

Mais cette tentative est d’ores et déjà vouée à l’échec avec le rapport du Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki Moon, la déclaration faite à Rabat par le Premier Ministre français, Monsieur Manuel Valls, et celle du Secrétaire d’Etat américain, Monsieur John Kerry, faite à Washington.

Que les dirigeants algériens sachent que leurs manoeuvres machiavéliques ont été mises à nu par les fervents défenseurs des Droits de l’Homme et que rien ne pourra porter atteinte aux bonnes relations que le Maroc entretiens avec ses alliés et amis sûrs.

Par contre, l’ONU vient de vous demander d’ouvrir vos frontières au HCR pour qu’il puisse entreprendre en toute liberté et sécurité au recensement des populations sahraouies marocaines que vous avez embastillé dans les camps de la honte de Tindouf.

Inutile de vous évertuer à corrompre qui vous pouvez pour faire le sale boulot à savoir celui de faire perdurer ce conflit artificiel que vous avez créé afin d’éviter à devoir rendre des comptes auprès de la communauté internationale, du peuple algérien, du peuple marocain et des populations saharaouies marocaines qui souffrent sous votre joug, par polisario interposé, depuis quatre décennies.

Quant au juge espagnol, seuls ses pairs sont à même de le sanctionner. L’espagne est une Monarchie démocratique et l’Exécutif ne peut en aucun cas intervenir dans les affaires judiciaires. La prise de position du juge est personnelle, non professionnelle et donc contraire à ses fonctions. C’est pourquoi elle ne peut en aucun cas altérer l’excellence des relations entre les Royaumes d’Espagne et du Maroc.

Farid Mnebhi.

 
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